• Des escadrilles de chauves-souris refont leur apparition

    Les mangues commencent tout juste à prendre allure après la prolifique floraison annonciatrice de belles récoltes.

    Les letchis se dégustent d’avance dans les arbres qui fleurissent abondamment.

    Que sera la saison de fruits de notre été 2015 avec les chauves-souris qui ont déjà refait surface.

    Elles s’excitent à la tombée de la nuit, noircissent le ciel et s’annoncent avec des battements d’aile et des piaillements gourmandes. Elles ont le flair pour dépister les meilleurs fruits et sauront avec leur coup de bec meurtrier les abimer et les jeter à terre.

    Quel gâchis que nos arbres fruitiers soient ainsi délestés de leurs promesses !

    Quelle tristesse que nos soirées soient perturbées par leurs battements d’ailes et leur piaillements d’oiseaux voraces qui ont le flair pour s’attaquer aux plus beaux fruits de nos jardins.

    Ils continuent à proliférer d’année en année car cela fait deux décennies que nous n’avons eu de cyclones.

    Que fera le gouvernement face à de telles prédations ?

    Il y a bien eu dans les derniers mois de l’année 2014 des filets protecteurs vendus à un prix promotionnel mais faut-il encore pouvoir et savoir les installer convenablement. Mais cela ne suffit pas.

    La chasse aux chauves-souris ne devrait-elle pas être permise à des moments précis ?

    Il faut assurer leur survie, bien sûr. Mais il faut aussi protéger nos récoltes et notre environnement. Il n’est pas normal que nous ayons, d’année en année, à les voir s’approcher de plus en plus nombreux, bruyants et gourmands et de voir les plus beaux fruits de notre été tropical ainsi dilapidés.

    Il y a un équilibre à trouver entre la protection de ces bêtes endémiques et celle des fruits de la nature. Que notre gouvernement en collaboration avec les différentes Sociétés Protectrices des Animaux mettent à profit les études les plus récentes et les plus poussées sur le plan international pour résoudre ce problème des oiseaux qui sont de réels ennemis pour nos plantes et fruits qui doivent être consommés et appréciés au lieu d’être souillés et gaspillés par des oiseaux prédateurs.

    Publié dans Le Mauricien du 1er aout 2015

    01/08/2015 Monique DINAN