• A l’occasion de l’inauguration du Mémorial Cardinal Jean Margéot Action de grâces au nom des laïcs mauriciens

    J’ai eu cette grâce exceptionnelle d’avoir eu Mgr. Margéot comme curé avec le Père Souchon comme vicaire alors que j’étais étudiante au Couvent de Lorette  de Rose-Hill. C’est durant mes années scolaires que j’ai été invitée à être un membre dans la Légion des Jeunes, ce qui m’a permis de donner une place spéciale à Marie dans mon cœur et dans mes activités sociales. Il y a eu ces grands pèlerinages qui se succédaient en cours d’année à Marie Reine de la Paix pour lui confier notre pays, les malades, les travailleurs, pour les ordinations et la grande célébration du 15 aout.

    Mgr Margéot venait animer des retraites  au Foyer de l’Unité qui commençait tout juste à se développer, des temps riches de partage et de réflexion pour construire notre foi de jeunes adultes et nous motiver pour le travail social, dont le scoutisme.  Nous avons été la première génération de cheftaines de louveteaux avec des camps de formation d’une grande richesse.

    L’autre grand volet de mon action de grâces est en rapport avec notre vie de couple. Consacré évêque en mai 1969, il a célébré notre mariage au mois de juin de la même année. Nous avons été par la suite invités à intégrer la deuxième Équipe Notre Dame dont il était le directeur spirituel. Nous nous retrouvions donc tous les mois avec Freddy et Jacqueline  Appassamy entre autres, pour des partages d’une grande richesse, où il pouvait discuter avec nous des problèmes du pays.

    Il y a eu notre engagement de couple au sein de Caritas, dont j’ai assuré l’installation à Misereor et assumé la présidence pendant les premières années quand il fallait établir des branches dans les diverses paroisses pour être une présence fraternelle et solidaire auprès des plus démunis.  Puis il y a eu la confiance qu’il m’a faite en me demandant d’assurer la responsabilité de La Vie Catholique pour succéder à Mgr Amédée Nagapen, de qui j’ai tant appris.

    Quand Mgr Margéot a pris sa retraite, nos liens sont restés étroits car j’allais le rencontrer à Bonne Terre pour la publication de livrets pour étoffer tout le travail qu’il a lancé dans le cadre de La Méditation Chrétienne.

    Grand promoteur du respect de la vie ; il a fortement encouragé tous ceux qui se mobilisaient quand il fallait prendre position contre la légalisation de l’avortement. Il est venu, accompagné de son grand ami le cardinal Gantin, inaugurer en personne le Centre de MAM qui encadre les jeunes faisant face aux grossesses précoces.

    Durant son épiscopat de 1969-1993, il a donné  son aval pour la construction de 22 églises et chapelles à Maurice et 4 à Rodrigues. Il a assuré le développement de 5 centres techniques dans les villages les plus défavorisés pour assurer la formation  des jeunes afin qu’ils trouvent de l’emploi dans des secteurs spécialisés.

    Durant sa retraite, sa dernière grande réalisation dans laquelle il s’est totalement investi pour trouver les fonds et réunir les meilleurs talents mauriciens dans le domaine de la construction a été la belle église de Saint Marc à Flic en Flac. Le Collège Sainte Marie à Palma qui a 10 ans en cette année 2017, a réussi à faire valoir la qualité de  son enseignement, ayant déjà deux lauréats depuis que les élèves prennent part aux examens de HSC depuis 2014.

    Je me fais le porte-parole de tout le peuple mauricien pour rendre grâces à Dieu pour cette vie toute donnée à Dieu. Mgr. Margéot reste  un Mauricien exemplaire qui  a servi son pays dans un dévouement et un désintéressement inlassable.

    24/07/2017 Monique DINAN