• Le Code d’éthique de la presse mauricienne en 1967

    Cette année, je souhaite consacrer le Message pour la Journée Mondiale des Communications
    Sociales - JMSC - au thème de la narration. « Pour ne pas nous perdre, nous devons respirer la
    vérité des histoires positives, constructives, qui nous aident à trouver nos racines et la force
    d'avancer ensemble. …Mais à quoi sert le récit? Le pape répond: « Dans la confusion des voix et des
    messages qui nous entourent, nous avons besoin d’un récit humain, qui parle de nous et de la beauté qui
    nous habite ».

    Le Code d’éthique de la presse mauricienne en 1967

    Des lecteurs de l’article de Monique Dinan « Les 90 ans de La Vie Catholique » publié dans Le Mauricien
    du 15 janvier 2020 ont pris contact pour que soit publié le Code d’éthique de la presse mauricienne.
    Nous pouvons être fiers d’avoir un code d’éthique qui date de 1967. Le voici

    Code d’éthique
    La presse s’organise
    Conscients que la liberté de la presse doit, en tout cas, être respectée,
    Convaincus, d’autre part, que les journalistes doivent s’astreindre à la discipline professionnelle :
    Nous soussignés, nous engageons à
    - ne jamais publier une nouvelle que l’on sait être fausse,
    - ne pas omettre délibérément en tout ou en partie, une information dans le but de déformer la vérité,
    - vérifier soigneusement les sources mais sans trahir le secret professionnel,
    - rectifier loyalement une erreur que l’on aurait commise de bonne foi,
    - ne rien publier qui puisse inciter à la haine religieuse, raciale ou sociale,
    - ne pas porter atteinte au bien supérieur du pays, ne rien faire paraitre qui puisse nuire gravement à la
    moralité publique,
    - en particulier, ne pas donner trop de vedette aux nouvelles scandaleuses, aux violences excessives,
    - respecter les droits de l’homme tels qu’ils sont définis dans la Déclaration adoptée par les Nations -
    Unies et s’interdire tout ce qui pourrait porter préjudice à un tiers non engagé dans la polémique,
    - ne pas admettre qu’une attaque personnelle soit signée d’un pseudonyme. Si le nom du correspondant
    n’est pas publié, elle doit paraitre non signée sous le couvert du journal lui-même;
    - le droit de réponse pour un tiers, ne peut s’exercer, que dans le journal d’où est partie l’attaque (il est
    cependant permis de commenter),
    - donner la référence lorsqu’on cite explicitement ou implicitement une autre publication,
    - être solidaire des collègues de son propre journal,
    - être solidaire de tous les collègues journalistes lorsque les intérêts majeurs de la presse sont en jeu.
    Ce document a été signée par :

    ACTION : Madame Marlène Blin, Messieurs Claude Zuel, Louis L. Guen, Jimmy Norton, Yves Nelson, J.
    Urruty, G. Savannah.
    ADVANCE : Messieurs Marcel Cabon, Jehan Zuel, L.W. Ferry, G. Ramloll, HKR Abdool.
    CERNEEN : Mademoiselle Magda Mamet, Messieurs H. de Sornay ; J. Germond ; Reynald Olivier ; Georgy
    Ng, Lois Rousset.
    CHINA TIMES : Messieurs M.L.S. Ah Keng; M.L.S.Wan Bok Nale.
    CITOYEN : Messieurs Cassam Baharally, M.H. Rhyman Saib ; Michel Dedans.
    EXPRESS : Docteur Philippe Forget, Messieurs Percy Mc Gaw, Gilles Forget, Lindsay Rivière.
    MAURICIEN : Messieurs André Masson, Yves Ravat, Serge Adam, Roger Tonelong, Pierre Benoit.
    MAURITIUS BROADCASTING CORPORATION : (journal parlé) Messieurs J.R. Delaitre, René Mallet
    MAURITIUS TIMES: Messieurs R. Ramlallah, Prakash Ramlallah.
    MESSAGE: Maulana M.S. Munir.
    VIE CATHOLIQUE : Mesdemoiselles France Boyer de la Giroday, Christiane Collard, Pères E. Dethise et A.
    Nagapen.
    VOIX DE L’ISLAM : Monsieur A. Peeroo.
    WEEK-END : Monsieur Jacques Rivet.
    Ceux-ci ont constitué l’ «Association de la presse Mauricienne»
    Reproduit dans La Vie

    25/01/2020 Monique DINAN