• HYMNE à la VIE

    Bonheur de femme

    A ta naissance

    A ta naissance, petite fille, tu as été faite pour être semence de bonheur

    Donne-toi le temps de grandir dans ton corps et dans ton coeur

    Afin de mieux épanouir toutes tes richesses:

    Ne brûle pas tes ailes avant qu’elles n’aient eu le temps de se déployer

    Immense est l’envol qui t’attend pour habiter ta féminité

    Et assumer à la fois l’amour de l’homme et de l’enfant.

    Découvre l’importance d’un ancrage solide qui te permettra un vol puissant.

    Apprends ton coeur à aimer,

    Une vie ne se recommence pas.

    Elle se prolonge dans ses rencontres, ses découvertes et ses souffrances

     

    Aimer, c’est vivre beaucoup plus grand qu’on ne l’aurait pensé.

    Le bonheur que tu sèmes pour les autres fleurira aussi dans ton coeur,

    Faut-il seulement que tu saches le reconnaître et l’apprivoiser

    Car il te sera toujours un peu étranger.

    Le bonheur de la vie ne revêt jamais les couleurs que tu espères

    Ce serait triste d’en prendre conscience trop tard

    Ta vie déjà écrite et toi ne l’ayant pas reconnu

    Alors qu’il était là à portée de main et de coeur,

    Bien sculpté à ta mesure et comportant pour toi et tes proches

    Des trésors à découvrir et à vous enchanter tous.


     

     

     

     

    J’AI 15 ou 17 ans

    n corps annonce déjà la femme que tu deviens,

    Tu te découvres des désirs que tu ne connaissais pas.

    Au centre de tes pensées, le besoin de quelqu’un

    Qui te reconnaîtra, t’appellera par ton nom,

    Qui comblera la faim qui commence tout juste à t’habiter le coeur

    Tu le veux beau, parfait: un demi-dieu

    Qui fera éclater les puissances d’aimer qui déjà te dépassent.

     

    Tu ne veux rien manquer de la fête qui s’annonce

    Tu es vibrante d’amour pour le premier

    Qui s’attarde à contempler la femme que tu es.

    Tu voudrais donner du meilleur de toi-même,

    Prête à tout offrir de ta personne,

    Persuadée que cette première ivresse

    Sera celle qui comblera ta vie entière.

     

    Tu n’as que 15 ou 17 ans….

    Ne t’empresse pas à tout connaître,

    A vouloir au plus vite concrétiser tes rêves

    A t’engager dans des promesses qui te font palpiter d’émoi.

    Cette faim d’amour dont tu goútes en pensée les caresses

    Te laisse aussi fragile que cette fleur cueillie trop tôt

    Qui devra quand même soutenir les ardeurs de la pleine journée.

     

    Il est un amour qui habitera à jamais ta vie de femme,

    Une réalité inscrite déjà dans ta chair,

    Et qui te rappelle chaque mois

    Qu’il n’y a pas que l’amante mais la mère aussi en toi.

    Ta vie de femme s’articule en fait dans une pyramide dont tu constitues la base

    La première poussée de ta vie d’adulte te tourne vers l’homme

    Prends le temps de choisir celui qui signera ta féminité du sceau de la maternité.

     

    Ton amour de l’enfant n’apaisera pas ta faim de l’homme,

    Mais ton bonheur de femme se tisse autant dans celui de l’enfant

    Attends et prends le temps…

    Car l’enfant qui s’inscruste à jamais dans ton coeur

    A besoin du double amour de ses parents.

    N’ampute pas son avenir en lui donnant un père

    Avec qui tu ne pourras après, vivre ta vie de femme.

     

    Trop de foyers brisés blessent à jamais l’enfant dans son besoin d’aimer

    Il l’éventre trop tôt du cocon familial qui devrait le porter.

    Tu n’as que 15 ou 17 ans…et toute une vie t’attend.

    Laisse mûrir en toi les forces de l’amour

    Pour pouvoir donner le meilleur de ce que tu es.

    Tu es faite à la fois pour l’homme et pour l’enfant.

    Laisse s’épanouir ton coeur avant de livrer ton corps.

     

    Le Trésor de ta Féminité

    Ta jeunesse est une hymne à la vie.

    Tu arbores une assurance neuve, désireuse de tout posséder.

    Tu tiens ton avenir entre tes mains,

    Tu débordes de l’espoir de tout réussir,

    Tu sens que ta féminité t’habite toute entière.

    Tu es promesse, tu es attente.

    Tu veux tant partager ce que tu es devenue,

    Tu sens sourcer en toi des forces qui te bouleversent

    Tu veux aimer, te livrer, te confier.

     

    Tu es prête à tout pour mieux accueillir l’autre.

    Ton besoin d’aimer se lit à livre ouvert

    Pourquoi as-tu les seins tellement découverts?

    Ton décolleté trop bas expose tes rondeurs.

    Tu attires des regards qui palpent et qui désirent

    Tu deviens point de mire,

    Tu t’enivres du succès facile de ton corps qui s’expose…

    Tu crois voler plus vite vers l’amour

    Tu attends ce plaisir qui habite tes attentes.

     

    Tu voudrais que de tous ceux qui s’attardent à te regarder

    Le meilleur devienne l’élu de ton coeur

    Tu souhaites que ton histoire d’amour soit une réussite,

    Une flamme ardente et passionnée…

    Mais l’appât que tu offres ne pourra attirer que les plus entreprenants

    Ou celui qui n’attend que de prendre ton corps…

    Alors que seul le coeur à coeur comble le corps à corps

    Pour se prolonger dans une durée que tu voudrais éternité.

     

    Tu dois savoir que la passion d’aimer grandit dans une certaine retenue

    Qu’il faut des attentes gonflées d’espoir pour que ta personne

    Puisse être aimée aussi fort que tu le voudrais.

    Un amour exclusif ne s’enrichit que dans un double mystère

    Où le coeur et le corps se révèlent à la fois…

    Garde à celui à qui tu appartiendras tes richesses à dévoiler,

    Car ce rituel de la découverte ajoute des résonnances uniques à la passion d’aimer.

    Il y a tant d’accords à trouver pour écrire la musique d’une vie

    Et trouver les étreintes neuves afin de mieux se partager.

     

    La route de l’amour est mystérieuse d’ombres et de lumières.

    Avec ton rire haut et tes seins découverts,

    Tu récolteras du succès, des caresses et même une folle ivresse…

    Mais tu n’entreras dans le parvis d’un grand amour

    Que si tu es mystère dans ta féminité,

    Apprends à cultiver un jardin secret

    Auquel tu voudras initier celui que tu attends.

    Si tu as éparpillé tes parfums et tes couleurs à tout venant

    Que te restera-t-il de précieux à offrir?

     

    En amour tu ne récoltes que ce que tu as semé.

    Engrange des richesse et donne à ta jeunesse

    Des moyens d’aimer dans la durée…

    Si tu as perdu de ton mystère, tu enlèves à ta féminité

    Le voile de pudeur qui alimente la passion.

    Tu fermes les multiples avenues

    De l’amour exclusif qui s’enrichit d’une jeunesse toujours renouvelée.

    Ne te disperse pas et recouvre tes seins

    Reste ce jardin clos auquel seul aura accès l’élu de ta vie.

     

     

     

     

     

     


    Femme

    Femme,tu es une , entière, intégrale

    Trop souvent citée par rapport aux autres.

    On parle d’Eve,moitié d’humanité

    Femme différente de l’homme

    Par son corps, par son coeur, par tout son être sexué,

    Et pourtant, en tous points, son égale.

    Lui et toi, héritiers tous deux, de la même destinée:

    Celle d’être responsable chacun de votre éternité.

    Femme trop facilement exploitée, opprimée

    Alors que tout en toi clame ta dignité, ta soif de liberté.

    Tes droits sont en tous points semblables aux siens

    Car, à deux homme et femme,

    Vous constituez la race choisie, le peuple aimé

    Cette humanité que Dieu rêve de rassembler

    Tous invités à la fête de l’amour.

    On parle d’Eve,la Mère,

    Celle qui s’arrondit pour que l’enfant

    Remplisse le coeur et toutes les forces vives

    Après avoir envahi le corps pour ce temps béni

    De la gestation où toute femme génitrice

    Devient berceau de l’humanité.

     

    Tu es femme. Tu existes pleinement,

    Même sans tes prolongements dans l’époux et l’enfant.

    Tu es riche de promesses qu’il t’appartient d’exploiter

    Comme tu le veux, comme tu le peux.

    La faim d’amour de ta vie

    Tu la satisfaire par une oblation

    Qui ne se cristallise pas autour d’un nom et d’un visage.

    Ta vie est riche et pleine

    Si les forces d’amour de ton coeur

    T’invitent à des dépassements

    Où tu donnes et tu sers

    Où tu déploies tes talents, tes parfums.

    Femme don, tu es mystère,

    Nous invitant à une dimension plus mystique,

    Plus intérieure, plus spiritualisée.

    Tu nous montres la voie vers cette éternité

    Où nous serons plongés dans l’amour total,

    Sans contraintes, sans limites

    La grande famille de l’humanité enfin rassemblée pour l’éternité.

    Robe blanche de mariée

    Tu t’éternises à rêver sur le blanc que tu choisiras pour ta robe de mariée

    Il y a le voile vaporeux qui te nimbera d’un nuage de douce féminité

    Ou la lourde soie crémeuse qui drapera le lys mystérieux que tu es

    Ou encore la dentelle incrustée d’arabesques pour symboliser la fantaisie qui t’habite.

    Tu voudrais tellement être tout à la fois l’unique et la plus belle,

    Somptueuse et ravissante, la femme faite grâce,

    La princesse du plus beau conte de fée pour ravir à jamais le coeur de l’élu.

    Tu cherches dans ton coeur ce qui te convient mieux:

    Ta robe de mariée est un symbole si crucial dans ta vie de femme

     

    Tu prolonges dans ton choix les attentes de ta jeune vie.

    Souviens-toi d’hier et de ce que tu as vécu,

    De ce besoin d’aimer qui alourdissait ton coeur d’enfant.

    Quand la plus belle pour toi, c’était la maman des jours heureux

    Et que tu devinais déjà dans la force de papa

    La chaleur d’une étreinte qui t’enfermait dans sa sécurité.

    Durant ton adolescence, tu as senti sourdre en ton coeur

    Des besoins d’aimer qui rendaient séduisants ceux que tu rencontrais.

    Car le coeur vagabonde quand on n’a que 15 ans

     

    Ton corps aussi cherchait sa part d’amour

    Instants fugitifs où celui qui vient puiser à la fontaine

    Prend bien plus qu’on ne voudrait donner.

    Mais tu n’as pas permis que quiconque apaise en toi sa faim de caresses.

    Tu as su attendre que passent les émois de la prime jeunesse.

    Tu as toujours voulu bien plus que l’éphémère.

    Maintenant que ton choix te lie à celui que tu aimes,

    Le blanc que tu choisis témoigne que tu es vase scellé

    Qui a laissé fleurir ta virginité en refusant de se disperser

     

    Le voile qui te parera cache ces faims d’amour que tu apaiseras

    Quand viendra enfin l’heure de te dévoiler

    Et d’offrir à celui qui t’habitera le bouquet

    De tes fantaisies et de tes rêves de jeunesse.

    Tu hésites encore…voile, satin, dentelle

    Tu mérites tellement d’être la plus belle,

    Pour ce grand jour tant attendu,

    Qui marquera l’autre versant de ta vie de femme

    Celui où se déploiera tout ce que tu as acquis

     


    Sexualité

     Sexualité: un mot à valoriser

    Toute la beauté de l’amour humain dans sa soif de plénitude.

    Parce que tu es homme et parce que je suis femme

    Notre différence est génitale, hormonale, psychologique.

    Une différence essentielle qui met notre cœur en attente

    Jusqu’au jour tant attendu où l’autre commence à nous envahir:

    Ensemble nous pouvons commencer à pénétrer les parvis de l’amour.

    Une route à deux dans la magie des premiers balbutiements

    Où l’on prend le temps de s’apprivoiser et de dévoiler les secrets de son cœur.

    Voici que commence à se construire une intimité de tendresse et de dialogue.

    On se découvre avec des yeux neufs, on se hume avec délices,

    On se touche, on se goûte, on s’enlace

    Les premières étreintes allument au corps des feux qu’on voudrait voir s’éterniser.

    Les cœurs battent à l’unisson dans une étroite communion

    Chaque amour qui commence s’ouvre ainsi sur un monde de promesses

    Se livrerait-on si totalement dans la confiance

    S’il n’y avait l’espoir d’une grande aventure unique et réussie ?

    Et pourtant tous n’arrivent pas au projet d’avenir qu’on veut sceller à deux

    Avec les anneaux échangés lors d’un jour qu’on voudrait unique entre tous. 

    Le mariage ouvre enfin la liberté du don des corps.

    Plus on s’est attendu, plus riche est la découverte, plus intense la communion.

    Toi, moi, nous, notre couple

    À la recherche de son identité et de son harmonie

    Corps et cœur s’épousant pour mieux s’appartenir.

     

    C’est d’être deux; toi, homme, moi femme

    Que notre amour fécond peut s’ouvrir sur le don de la vie.

    Cet enfant, moitié/toi, moitié/moi à ses commencements

    Se prolonge loin de nous unique, irremplaçable

    Aspirant pouvoir entrer lui aussi dans ce cycle de vie

    Qui n’a de sens que s’il reste orienté vers l’amour.

     

    La sexualité: une valeur à transmettre

    Des repères à éclairer pour découvrir qui l’on est, qui est l’autre

    Son monde, ses mystères, les sommets à atteindre, les bourbiers à éviter,

    Les écueils dans lesquels il faut garder de s’enliser.

    Vivre enfin la magie de l’amour, connaître aussi ses désillusions

    Avec des lendemains qui laissent encore des faims.

    Si les fondations sont solides, l’amour en sort gagnant et va en s’amplifiant

    Au point de devenir à l’autre indispensable

    On n’est bien qu’à deux, au chaud qu’à l’intérieur de l’entité que l’on est devenue.

     

    La sexualité explique les attentes et les promesses que nous voulons réaliser.

    Nous pouvons piétiner sur les mirages qui nous empêchent d’avancer.

    Notre couple s’arrête, se questionne, s’entrechoque.

    Il veut marquer un temps d’arrêt avec le silence qui peut venir bétonner les cœurs.

     

     

     


    Epouse et mère      

    Beauté d’un corps de femme,

    Sculpté pour attirer, séduire, envelopper.

    Femme épouse qui se donne afin d’accueillir dans son corps

    Cette moitié d’humanité qui lui permet de procréer.

    Seule elle est promesse, fleur attirante, mystère en attente,

    Désir de rencontrer celui avec qui elle pourra enfin se dévoiler,

    Pour lui offrir la nudité d’un corps à partager, d’un coeur à se confier

    D’une soif de bonheur qui ne sera jamais parfaitement étanchée.

     

    Voici que l’amour de l’homme vient ouvrir dans sa vie

    L’infinie béance de l’appel à la maternité

    Femme, épouse et mère, deux dimensions distinctes qui se prolongent

    A partir du don de son corps de femme.

    L’enfant né de cette étreinte est marqué de la présence du père.

    Celui à qui on s’est donné est à jamais inscrit

    Dans l’enfant que l’on porte et que l’on fait grandir.

    Il s’agit d’un regard, d’un réflexe, d’une façon de se tenir,

    Il tient de son père tout autant que de sa mère

    Et puisant des deux à la fois, il a pourtant une identité neuve.

     

    Un bonheur de femme est vraiment plénitude

    Quand cet amour qui l’a portée vers l’homme se prolonge dans la durée.

    L’enfant qui se nourrit de sa chair incruste en elle une dimension nouvelle

    Invite son corps à des métamorphoses,

    Envahit sa vie de soins et de caresses à prodiguer,

    Et révèle à son coeur des trésors de tendresse insoupçonnée.

    Cette vie de famille lui permet de retrouver ces moments uniques,

    Où de l’enfant à l’époux, elle sent la sent la beauté du don de son corps

    A cause de l’amour qui les a soudés l’un à l’autre

    Pour que se transmette le germe de la vie.

     

    Vie intense, mais cachée de tous ces sentiments qui habitent un coeur de femme.

    Cet amour passionné qu’on voue à l’homme de ses pensées

    Alors qu’on vit avec un être de chair,

    Lourd de son passé et de ses habitudes,

    Avec qui il faut forger le couple unique qui jaillit de ces deux différences.

    Accepter les lenteurs d’un essentiel cheminement,

    Permettre aux étreintes des corps d’apporter leur baume sur les désillusions.

    La femme qu’on devient ne reconnaît plus ses rêves de jeunesse..

    La réalité du vécu ouvre toutefois des horizons insoupçonnés

    Et rétablissent l’équilibre essentiel à sa vie.

     

    Un coeur d’épouse se découvre de la volonté

    Dans la patience d’accepter que la richesse d’aimer n’est pas fête perpétuelle,

    Que le bonheur à savourer comporte aussi des jours tranquilles et plats.

    Mais que le cap soit gardé sur la volonté de rendre l’autre heureux

    Et voici que s’allume au sein de la maison

    La lampe intérieure des coeurs

    Qui donne des tonalités de tendresse à la monotonie du quotidien.

    Et le bonheur fragile et passionné des premières années consolide ses assises.

    On se raconte peu parce qu’on se connaît mieux

    On déçoit moins, parce qu’on s’est enrichi à deux.

     

    On se nourrit de prévenances et de dialogue pour renforcer les liens.

    L’amour ne doit pas se donner des raisons de se refroidir

    A cause des brumes de l’accoutumance et de l’indifférence.

    Que la présence des enfants n’accapare pas toutes les affections

    Et n’étouffe totalement la force d’aimer de l’épouse.

    Malgré les coups de froid, et les sautes d’humeur,

    En dépit des blesssures de la vie en famille.

    A la femme de garder allumée, la flamme du bonheur

    A la ranimer, quand des fois, elle vacille,

    A se consumer d’en être, à tel point, la prêtresse.

     

     

     

     

     

     

     

    Tu le tiens dans tes bras

     

    Petit enfant qui s’est blotti en toi pendant neuf mois

    Depuis ce moment de l’amour partagé entre l’époux et toi.

    Il a été cette vie conçue mystérieusememt 

    Te remplissant de sa présence….

    Il est maintenant dans tes bras,

    Après t’avoir lacéré les entrailles pour avoir accès à la lumière.

    Il est prolongement de votre amour-moitié toi,moitié lui-

    Mais aussi et surtout, tout autre que vous deux.

     

    Tu le tiens dans tes bras et commence une bien grande aventure.

    Dès maintenant des soins constants t’emprisonnent à lui

    La chaleur de ton sein, la musique de ta voix, le berceau de tes bras…

    Son regard s’accrochant au tien peut te ramener

    Au pays mystérieux de ta propre enfance

    Et tu te promènes dans le domaine enchanté de tes premières découvertes,

    Des rires en cascades se changeant en chagrins épuisants:

    Tu retrouves ainsi le monde dans la nouveauté de la première création

     

    Cet enfant t’invite à pénétrer le monde mystérieux de l’homme

    Dans ses silences primitifs et ses interrogations à jamais renouvelées…

    Prends le temps de vivre à fond chaque jour qui passe.

    Cet enfant a besoin de la sécurité de tes mains pour ses premiers pas,

    De la douceur de ta tendresse pour découvrir que l’amour existe,

    De la force de tes interdits pour apprendre à aller plus loin,

    De ta patience pour assumer sa propre violence;

    Il n’a besoin que de vous deux pour ses premières années.

     

    Son envol sera plus haut s’il peut s’ancrer en toi.

    Il est là dans tes bras. Tu portes ses promesses.

    Contemple-le longtemps et dis-toi que ta tâche ne fait que commencer.

    Il vient donner à ta vie une amplitude nouvelle.

    Tu étais femme et te voici mère pour l’éternité,

    Fragile de tant aimer, forte d’avoir toujours à tant donner.

    Tu le tiens dans tes bras …Il sera 9pour toujours

    Au coeur de tes joies, de tes peines et de tout ton amour.

     

     

     

     

    Plus tard sera trop tard

    Cet enfant que tu tiens dans tes bras

    Porte déjà le poids des joies et des peines

    Qui jalonneront ta vie de femme.

    Tout ce qui lui arrivera te marquera de son empreinte.

    Devenue mère, ta vie se feutre et s’épaissit de la vie ton enfant.

    Qu’il sourit et tu t’émerveilleras que tout est joie,

    Alors que ses peurs et ses larmes feront écho en toi.

    Ta vie, que tu le veuilles ou pas,

    S’étoffera de ce que sera la sienne

    Ses joies et ses peines devenant les tiennes.

     

    Il n’y a qu’un temps pour lui tisser le coeur qui l’habitera la vie entière

    Si tu prends le temps de le contempler, tu lui apprends l’écoute.

    S’il te voit sourire beaucoup plus que sévir,

    Il découvrira que la joie récompense l’effort.

    Il a besoin que tes yeux le devinent et que tes bras l’enserrent,

    Que tes mains le guident sans freiner son envol,

    Que ta voix lui suggère où s’élancer.

    Il écrira seul sa vie mais les fondements, c’est toi qui les construis.

    Cet enfant, dont toute la vie est si étroitement associée à la tienne,

    Ne t’appartient vraiment que les premières années,

    Où il se cherche, s’apprend et se construit.

     

    Viendra trop vite le temps où il va se libérer de ton étreinte.

    Il cherchera ailleurs, il aimera sans toi.

    La vie le poussera plus loin que tu ne penses.

    Rends-le fort. Donne-lui ce que toi seule peut lui donner.

    Que tes absences ne lui créent pas des désarrois.

    C’est maintenant qu’il a besoin de toi,

    Plus tard… sera trop tard

    Tu n’as qu’un temps pour le construire,

    Par ta tendresse et par tes soins

     

    Donne sans rien attendre de l’avenir.

    Donne parce que le don de la vie ne s’arrête pas avec la naissance

    Mais se poursuit et se construit au fil des jours,

    Pour se muer, au fil des ans, en discrétion attentive et silencieuse.

    Cet enfant ne t’appartient pas, bien qu’il vienne de toi.

    Rends-le riche de souvenirs de joie et de tendresse.

    Donne comme Dieu donne: gratuitement, largement, une pleine mesure d’amour

    Dieu t’a donné de créer, apprends ton enfant à aimer

     

     

    Grâce à moi

    Un partage d’amour et ton histoire a commencé

    Mon corps a offert le germe de vie qu’a fécondé ton père.

    Tu m’as habitée dans l’attente du jour

    Où tu as commencé, à travers mon corps, ton voyage vers l’éternité.

     

    Mes bras se sont faits berceau pour t’abreuver de la vie qui coulait de mon sein.

    Mes mains sont devenues passerelle pour te guider vers le vaste monde.

    Il a fallu se meurtrir le coeur pour desserrer l’étreinte au premier jour d’école,

    En sachant bien que chaque jour t’éloignerait de moi pour te rapprocher des autres.

     

    Avec l’adolescence, mes bras se sont ouverts, parfois bien malgré moi,

    Pour découvrir l’être neuf et unique qui voulait s’affirmer.

    Ta vie se jouait ailleurs et tu t’enveloppais de mystérieux secrets

    Alors que je devenais l’intruse de ce jardin secret oû je lisais à livre ouvert.

     

    Le coeur lourd et les bras vides, j’ai vécu ton envol vers le monde des adultes.

    L’absence est là irrémédiable, alors que tout témoigne de ta présence.

    Les souvenirs se bousculent, larmes et rires,

    Riche patrimoine de nos vies emmêlées

     

    C’est dans le coeur que tout se joue dorénavant; l’amour se fait discret.

    Il voit, ne juge pas; il apprend à se taire,

    Même s’il vibre tout autant des joies et des peines de l’adulte que tu es.

    Notre richesse vient des liens tissés au fil des souvenirs qui ne s’effacent pas

     

    Il a fallu s’ouvrir le coeur pour partager le don de ta personne à de nouvelles amours.

    Te voici dorénavant épouse et mère; mais si parfois il t’arrive d’enserrer mes épaules,

    C’est notre histoire d’amour qu’ainsi tu recrées

    Avec des souvenirs qui n’appartiennent qu’à nous deux.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les deux facettes de l’amour

    Deux dimensions constituent la plénitude de ton être

    Et te permettent de vivre à fond ta vocation de femme

     

    L’AMANTE , celle qui suscite l’attrait,

    Provoque chez l’élu le désir de posséder afin d’ensemencer.

    Celle qui offre son corps pour être habitée par celui à qui elle se donne,

    Dans une offrande constamment renouvelée, c’est l’épouse,

    Qui se sait liée pour la vie à celui à qui elle s’est donnée librement.

    II y a eu, il y aura les passions qui redoublent la chaleur des étreintes,

    Les froideurs où l’on se découvre étranger à l’autre,

    L’accoutumance dont il faudra constamment se déshabituer,

    Les mots à trouver pour donner sens au dialogue des corps,

    La tendresse qui transforme les caprices de la passion.

    L’épouse, c’est l’amante qui ne lasse et ne se lasse:

    Elle a marqué sa vie du sceau de l’amour dans la durée

     

    La MèRE est l’amante qui se prolonge dans le fruit de l’amour,

    Une passion d’une tonalité différente à cause du fruit fragile à protéger

    La mère, c’est l’humus où l’enfant plonge ses racines,

    C’est la sève et le lait: une voix, un visage,

    Une mystérieuse connivence qui revêt la femme d’une unique tendresse.

    La mère, phare de l’enfance, éducatrice de la vie en société

    Celle contre qui on se ligue à la recherche de son identité.

    Vient un temps pourtant où la mère n’est plus l’unique.

    De part et d’autre, il faut rompre les amarres

    Afin que l’enfant s’ouvre à son coeur d’adulte.

    Il s’éloignera de plus en plus de celle qu’il a habitée

    Pendant qu’il se tissait un corps et un coeur d’homme.

     

    La femme aux tempes argentées s’étonne parfois de son enfant adulte:

    Elle l’a donné au monde et il n’est plus comme elle l’aurait pensé.

    Elle reste pourtant la mère, témoin de la première enfance,

    Elle garde au coeur cette cicatrice indélébile …

    De sa chair et de son sang, il a puisé la vie,

    De sa tendresse, il s’est enrichi le coeur…

    La longue histoire de sa vie qu’elle se plaît à revivre en pensée,

    S’articule autour de deux pôles qui alimentent sa capacité d’aimer.

    De l’homme et de l’enfant, une même exigence:

    Toujours plus d’amour et de service …

    Une vie de femme, une vie donnée,

    Une vie d’accueil pour être une vie de joie.

     

    L’éternel quotidien

    Les servitudes du service qui, chaque jour, recommencent

    Les repas à trouver à longueur de journée

    A cuire, à varier selon les occasions et les saisons.

    La sempiternelle valse de la vaisselle: de la table à l’évier.

    Le rituel de la famille réunie autour de la table

    Les repas pris ensemble pour s’écouter et se raconter:

    Chacun anime ce va-et-vient de l’aujourd’hui à hier,

    Rendant ainsi présents ceux qu’on a rencontrés

    Demain déjà se profilant avec les aventures à vivre .

     

    Tant de gestes répétés, tant d’heures passées dans un service banal:

    La maison à agencer, les vêtements à empiler: un quotidien toujours renouvelé.

    Ce service n’est pas servitude quand la femme y met sa part de poésie,

    Quand elle laisse chanter sa fantaisie et dose sa fatigue.

    La maison est le royaume dont elle est à la fois la régente et l’esclave,

    Et son foyer est un univers d’où source le bonheur,

    Quand elle sait sourire, accueillir et aimer,

    D’autant plus qu’elle se sait tous les jours de service

    Pour tous ceux avec qui elle partage sa vie.

     

     

       

     Volutes

    Fumée blanche, fumée bleue,

    Tu t’enveloppes dans un nuage

    Pour t’échapper de tes rêves déçus

    De ce dialogue trop difficile à établir

    De cette incapacité de dire ta vérité.

    Tu ériges en fumée les murs de ta prison.

    D’une cigarette à l’autre, tu n’en tiens même plus compte

    Tant l’habitude est devenue chez toi servitude.

     

    Dans un halo de fumée,

    Tu caches ce que tu es.

    Tu recherches une assurance

    Dans ces volutes qui t’encerclent.

    Elles disent ton besoin d’être compris

    Et ta faim d’un dialogue

    Qui fera basculer les murs de ta solitude.

    Tant de fumée… et quoi après?

     

     

     

    Modernité

    Voici comment s’orchestre la vie des temps modernes

    Réveil trop matinal et la course commence.

    Maison fantôme qu’on délaisse tôt chaque jour

    Dans laquelle on investit tant de soins, tant d’argent

    On court au petit matin vers le bus ou le train,

    On se cramponne à son volant,

    Sandwiché dans un trafic dense

    Où les freins s’activent bien plus que l’accélérateur.

     

    Au travail, la lumière crue balaie tout poésie.

    Efficacité et rigueur, l’homme devient robot.

    La productivité devient le but ultime.

    Un peu plus aujourd’hui, encore plus pour les jours à venir:

    Les meilleures heures et les meilleures années d’une vie trop courte

    Pour se donner les chances d’une réussite,

    Trop souvent voulue comme toujours plus d’argent.

     

    Modernité, rapidité, productivité.

    C’est la course qui n’en finit pas

    Alors que de l’intérieur, les exigences sont là:

    Un besoin de se dire,

    Une soif de dialogue pour plus de transparence,

    Une qualité d’écoute pour mieux percevoir l’autre,

    Une volonté de comprendre d’où l’on vient… où l’on va.

    Cet avant-goût d’éternité qui marque chacune de nos journées.

     

    Modernité…se laisser habiter par ces deux mondes qui nous sollicitent

    Trouver l’équilibre entre le concret du quotidien

    Et l’abstrait des pensées qui habitent les nuits.

    Ne pas emprisonner l’esprit dans le béton de nos obligations,

    Ne plus être ce robot orchestré à une minute près.

    Permettre au coeur de vibrer et d’aimer …

    Prendre le temps qu’il faut pour se regarder vivre

    Et découvrir le beau dans ce qu’il nous est donné de rencontrer.

     

     

     

    Cascade

     

    Cascade de mots qui déferlent dans la tête.

    Propos vifs,métalliques,

    Flèches acérées qui sont à la fois joutes de l’esprit

    Et relents qui émanent des bas-fonds du coeur.

    Des mots se pressent sur les lèvres pour porter droit au but

    Et démarquer son point de vue de l’autre.

    Il y a tout un exercice mental et rapide

    Pour trouver l’épithète sonore

    Qui claquera droit et net pour faire plus de mal.

     

    Et pourtant choisir de se taire,

    Sceller ses lèvres sur les mots durs qui ont envahi les coeurs.

    Ne laissser passer lors de cet orage

    Que les paroles qui n’ouvriront pas les plaies béantes

    Qui mutilent l’amour.

    Pourquoi s’acharner à étaler un répertoire

    Qui blessera plus profondément

    Qu’on ne l’aurait voulu à prime abord?

     

    Choisir de se taire parce que l’amour a des exigences

    De retenue, de sobriété et de maîtrise de soi.

    Refuser de laisser éclabousser par les mares boueuses de l’agressivité.

    Préférer le tour de force d’un certain silence,

    Et garder sa verve pour des dialogues plus positifs.

    Pourquoi s’attarder à démolir l’amour?

    Il ne sera soleil pour le coeur

    Que s’il accepte que passent les nuages

    Sans permettre qu’ils le ternissent irrémédiablement

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Notre citadelle

    Il y a cette angoisse qui nous habite, tous deux,

    De savoir qu’un jour, l’un de nous s’en ira.

    Certitude à laquelle on n’échappe pas…

    Quand la mort étendra sa chape de deuil,

    Quand viendra cette heure que nul ne connaît,

    S’écroulera tout ce qu’ensemble, nous avons construit…

    Désormais interrompu le dialogue maintenu au jour le jour

    Malgré le temps hachuré de nos activités

    Point final à la force et à la sécurité d’une présence.

    Adieu au rituel de cette vie à deux,

    Où l’entente a toujours pris le pas sur le repli sur soi.

     

    Viendra alors ce vide de n’être que solitude..

    Silence de l’amour qui, jamais plus, ne se dit, ne se donne.

    A jamais interrompus les échanges des corps

    Offerts dans cette quête ardente d’une seule chair.

    Qu’importe que ce soit toi ou que ce soit moi..

    Celui qui reste ne sera que plaie vivante,

    Drapant dans les larmes ou dans un secret dialogue intérieur

    La blesssure d’un "jamais plus" dont on ne guérit pas

    La mort nous prendra l’un à l’autre .

    L’un de nous se retrouvera le coeur lourd,

    Amputé à jamais du couple que nous formons.

     

    Pour notre amour, la mort sera toujours l’indésirable

    Qui viendra mettre entre nous sa barrière infranchissable.

    Elle ne pourra toutefois pas s’attaquer

    A la citadelle construite au fond de notre coeur.

    Cette citadelle de notre amour

    Nous l’avons désirée dès nos premières rencontres

    Quand cette unique tendresse est entrée dans nos vies,

    Quand cette longue quête de notre adolescence

    Avait enfin pris un visage,

    Nous en avons posé les fondations au temps des fiançailles
    La pierre d’angle a été scellée au jour de notre mariage.

     

     

    Jour après jour, nous étions animés de cette constante volonté

    De faire reculer les frontières de l’amour

    Toujours désireux de nous plonger dans son insondable mystère

    Il a fallu créer les temps et les moyens d’un dialogue attentif,

    Minimiser les froideurs et l’inévitable routine,

    Sauvegarder les délicatesses qui affinent les sentiments,

    Accepter de l’autre ses goûts différents,

    Chercher les points de convergence,

    Rester soi tout en assumant l’autre.

    Citadelle unique que nous avons construite

    Et ensemble habillée de nos goûts et de notre amour.

     

    Du couple que nous formions, la vie a germé

    Après avoir habité nos corps, nos enfants se prolongent dans nos coeurs

    Ils sont si proches et pourtant si différents..

    Avec des exigences constantes et leur tourbillon de bruits et de demandes.

    Ces enfants de notre amour ont converti en ruche bourdonnante

    Le royaume de notre couple

    Assailli pourtant d’avoir à tant donner

    Qu’il nous fallait parfois ranimer précieusement la flamme de l’amour.

     

    Citadelle de tous ces souvenirs qu’ensemble nous avons engrangés.

    Dieu a été l’invité permanent de notre route à deux

    Afin que son amour habite notre amour.

    Quand viendra cette heure où l’un de nous s’en ira seul

    Que Dieu soit pour l’un, comme pour l’autre, cette force d’amour

    Dans le long tunnel de notre désarroi.

    Que cette croix de la mort qui crucifie l’amour

    Soit passage qui nous tourne vers une vie nouvelle.

    Qu’au-delà de nos larmes et de notre solitude,

    Dieu nous donne la force de redire encore

    Que l’amour est toujours plus fort que la mort.

    05/01/2011 Monique DINAN