• Mettre au monde un enfant

    Mettre au monde un enfant

    Mois de Mai  2011 : mois de la famille, mois de la Fête des Mères, d’où une série de 4 dossiers

    1. L’Assistance Médicale à la Procréation

    La réponse parlementaire  en avril 2011 sur la pratique de la FIV.

    1. 2. La NaProTechnologie : la pratique médicale naturelle contre l’infertilité.

    Une pratique à être connue à Maurice et promue dans nos hôpitaux

    1. Notre bébé de la conception à la naissance. 

    La grande aventure des quelque 40 semaines de grossesse.

    Quand les papas pourront-ils être présents aux accouchements dans les hôpitaux?

    1.  Nous parents et nos enfants

    De 0-18 ans : un enfant… Années décisives qui orientent tout l’avenir

     

     

    L’Assistance Médicale à la Procréation

     

    Les étapes de l’in vitro

    Il a fallu 20 siècles pour que la science et la médecine découvrent les secrets de la fécondation, instant précis où la vie humaine commence. Dès le moment de sa conception, ce nouvel être humain n’a jamais existé avant, il n’existera plus jamais après. Son patrimoine génétique est unique au monde. Chacun de nous est passé par ce premier stade fragile de zygote, pour être ensuite dans les deux premiers mois un embryon qui se construit un cœur, un cerveau et tous les organes lui permettant de fonctionner. Les sept mois suivants lui servent à se nourrir, à prendre du poids et à s’exercer avant que naisse au monde le bébé fragile et dépendant ayant à se frayer une place dans sa famille d’abord, puis dans la société.

    Un couple sur six rencontre une certaine difficulté à concevoir, car  bébé ne s’annonce pas toujours aussi vite que le couple le souhaite. Quand les mois deviennent des années, l’attente peut s’avérer douloureuse et le désir d’enfant grandit. La médecine moderne s’est attelée à combler par diverses techniques cette difficulté du couple à concevoir

     

    Fécondation in vitro

    Depuis que la science a pénétré les secrets de la fécondation, elle a su répertorier tout ce qui constitue handicap ou blocage dans ce parcours parfaitement calibré de la vie découlant de la fusion d’un spermatozoïde et d’un ovule. Elle a essayé  de reconstituer en laboratoire les étapes essentielles favorisant la fusion.

    Pour les couples désirant un enfant coûte et coûte et disposé à faire face aux dépenses que cela entraîne, la médecine de pointe a développé la technique de la FIV où la vie commence en laboratoire. La recette est bien étudiée Tout est programmé d’avance. Avec la fécondation in vitro, la vie ne commence pas lors d’une pulsion où les corps font alliance pour s’interpénétrer. Pas de pulsion amoureuse. Pas l’intimité d’une chambre. Pas de corps à corps. Tout est régenté par la technique des scientifiques. Les parents fabriquent les cellules sexuelles et le médecin fabrique des embryons, les parents restant toutefois les premiers et derniers responsables sur la terre de leurs enfants embryonnaires.

    Il n’y a plus de mystère, il n’y a plus de sélection naturelle, il n’y a plus la création d’un unique embryon. De multiples vies humaines sont alors créées en laboratoire.

    Pour maman, les procédures ont commencé quelque 15 jours avant la période prévue pour la fécondation. Lors de ce cycle, les médecins lui ont fait prendre des médicaments pour stimuler ses ovaires afin d’activer la formation de multiples ovules. Quant ils arrivent à maturité, il s’agira de les extraire de l’ovaire, de placer chacun dans une éprouvette et d’effectuer la pénétration du spermatozoïde dans l’ovule afin de permettre la fusion.

    Maman n’a pas été présente avec ses odeurs et ses rondeurs pour stimuler l’éjaculation. Rien de la puissante odyssée de spermatozoïdes se bousculant hors d’un pénis en érection. Papa s’est masturbé dans un coin de laboratoire pour obtenir le sperme d’où ses spermatozoïdes ont été repêchés, triés et sauvegardés.

    Implantation dans l’utérus

    Pour les fécondations in vitro, rien de la grande aventure, en cours depuis le commencement de l’humanité. Rien de ce mystérieux voyage de 4 à 5 jours de tout embryon dans l’une des deux trompes, tapissés de longs cils qui ondulent pour faire avancer la grappe de cellules qui se multiplient. Nourri et fortifié pendant cette traversée, le blastocyte (la grappe de cellules) entre enfin dans l’utérus.  Il plante ses racines et se prend en charge afin de pouvoir signaler, alors qu’il a déjà 7 jours de vie humaine, sa présence par l’hormone de gestation,

    Avec la fécondation in vitro, le programme est nettement différent. Pour se donner toutes les chances de réussite, plusieurs ovules fécondés par plusieurs spermatozoïdes vont permettre la mise en vie de plusieurs embryons qui sont tous susceptibles de se développer et de donner vie à plusieurs bébés.

    Triés pour éliminer les plus faibles, numérotés, stockés, ils ne font pas ce premier voyage dans les trompes C’est directement dans l’utérus qu’ils sont implantés, selon le nombre souhaité par les parents, dans l’espoir qu’ils pourront se développer normalement. Avec les risques que l’accouchement se fasse prématurément ou un taux de handicaps plus élevé qu’avec une grossesse naturelle. 

    Pleinement un humain

    Malgré ces débuts difficiles ces bébés in vitro sont pleinement humains parce qu’ils sont issus de cellules humaines. Ils ont certes droit à toute leur part d’avenir et de bonheur Ceux qui aiment et respectent la vie s’interrogent à propos des autres frères et sœurs embryons créés, en même temps, de main d’hommes. Que sont-ils devenus ? Ont-ils été simplement voués à une mort immédiate ? Sont-ils encore emprisonnés dans le froid, pouvant servir à d’autres buts – la recherche, le commerce, la gestation par d’autres femmes. La science, elle, se flatte de savoir et de pouvoir maintenant faire commencer la vie.

    Des zones d’ombre importantes subsistent. Avec le premier bébé in vitro datant de 1981, il y a déjà parmi eux, de jeunes adultes qui sont à la recherche de l’identité de leur père donneur ou de leur mère porteuse. Une seconde interrogation concerne l’avenir. Quel sera le taux de fertilité de ces enfants si leurs parents eux-mêmes n’ont pu concevoir naturellement ? Auront-ils à faire face aux mêmes difficultés pour transmettre la vie quand ils souhaiteront à leur tour fonder leur propre famille et réaliser leur désir d’enfant ?

    Des demandes pour un comité mauricien de bioéthique

    La congélation dFERTILITY assistance is a big and profitable business in America. D’où l’importance d’une loi dans notre pays pour encadrer toute cette pratique qui implique de gros sous et qui peut donner lieu à des dérives.es embryons a pour but de conserver quelques embryons, afin de les réimplanter dans l’utérus maternel, en cas d’échec, ou en prévision d’une autre grossesse ultérieurement. Le nombre d’embryons humains congelés dans le monde augmente chaque jour et se compte en effet par milliers. Leur conservation implique des sommes astronomiques. La congélation expose les embryons à de graves dangers de mort ou à des altérations de leur intégrité physique. Dans l’état de congélation, l’enfant embryonnaire est en dépendance et en souffrance. Son développement est arrêté. On lui enlève une qualité inhérente à ce qu’il est : son temps, son devenir. Il pourrait être implanté un jour ; il pourrait être utilisé comme matériau biologique de recherche ; il pourrait être « jeté à la poubelle ». Il est fixé dans la fragilité. Un article de l’Economist du 20 avril 2011 intitulé : « The market in human eggs” en fait état :Competition for eggs is fierce: is it fair ?

    • Depuis 1996, les in vitro sont pratiqués dans le pays. Il y a eu maintes requêtes pour qu’un projet de loi encadre cette pratique.
    • En 2002, un article en date du 15 aout dans Le Mauricienen faisait la demande.
    • En 2007, quand le Harley Street Fertility Centre, à son ouverture, a fait valoir son objectif de promouvoir le tourisme médical, c’est à dire d’offrir ses services à des étrangers qui viendraient à Maurice pour les traitements de procréation médicalement assistée, une nouvelle demande a été faite pour encadrer la procréation médicalement assistée.
    • En 2011, le pays ne s’est pas encore doté d’un Conseil national d’éthique. Pour le grand public, il n’y a pas, non plus, des informations sur le nombre de cas traités, les taux de réussites, la façon dont sont traités les embryons congelés. On constate seulement une augmentation des grossesses multiples dans les statistiques de la santé. Il est pourtant urgent que des balises soient érigées et que la législation en matière de bioéthique soit acceptée par les Mauriciens. D’où l’importance de la question parlementaire de l’Honorable Francoise Labelle sur ce sujet.

     

    La réponse parlementaire du 12 avril 2011 sur la pratique de la FIV

    IN VITRO FERTILIZATION TECHNIQUE

    (No. B/177) Mrs F. Labelle (Third Member for Vacoas & Floreal) asked the Minister of Health and Quality of Life whether, in regard to the in vitro fertilization technique, she will, for the benefit of the House, obtain information as to –

    (a) as at 30 March 2011, the number of

    (i) births given by women who have resorted thereto in Mauritius,

    (ii) foreigners who have undergone treatment in relation thereto, and

    (b) how the unused frozen embryos are disposed of.

    Mrs Hanoomanjee: Mr Deputy Speaker, Sir, in vitro fertilization (IVF) is a technique in which eggs from a woman’s ovary are removed, and they are fertilized with sperm in the laboratory. The fertilized egg or embryo is then returned to the woman’s uterus. IVF is not being practised in public hospitals. However, I am informed that the technique is being practiced by three private Health Care Units, namely St Esprit Clinic, Quatre Bornes, Harley Street Fertility Centre, Floréal and Gynaecology and Fertility Centre, Rose Hill, which offer in vitro fertilization services and not delivery services.

    I am further informed that the St Esprit Clinic and Harley Street Fertility Centre do not have statistics regarding births given by women who have resorted to IVF, as the patients are referred by their own gynaecologists to the Health Care Units for IVF and are thereafter returned to their gynaecologists for follow-up. According to St Esprit Clinic, some 10 % of its clients are foreigners, whereas for the Harley Street Fertility Centre, foreigners account for some 25% of its patients. As far as the Gynaecology and Fertility Centre is concerned, about 20 patients follow treatment annually. The Centre has informed that it is aware that 10 births have resulted from IVF treatment. The Centre has also informed that three foreign patients have resorted to IVF techniques.

    Regarding part (b) of the question, I am informed that the Director of St Esprit Health Care Unit is not in Mauritius. Therefore, no information has been submitted on disposal of embryos. Harley Street Fertilization Centre has informed that patients are advised to have their embryos frozen. If they are not interested, they are then asked for consent for disposal of the embryos by incineration at Fortis Clinic Darné, Floréal. Gynaecology and Fertility Centre has informed that it uses the embryos on patients, and does not store embryos.

    Mrs Labelle: Mr Deputy Speaker, Sir, may I ask the hon. Minister whether she is aware that, on the website of one of the clinics, namely Harley Centre, it is mentioned – talking about frozen embryos – allow me to quote –

    “We are allowed by law to store them up to five years, (with an extension of storage for a further period of up to five years in some cases)”.

    May I ask the hon. Minister whether she is aware of this situation?

    Mrs Hanoomanjee: Mr Deputy, Speaker, Sir, let me tell the hon. Member that there is no legal framework so far which has been worked out by the Ministry of Health on this issue.

    Mrs Labelle: Mr Deputy Speaker, Sir, may I ask the hon. Minister whether she will seek information from the Harley Street Fertility Centre as to which law they are referring to?

    Because this is a public document on the website.

    Mrs Hanoomanjee: Sure, Mr Deputy Speaker, Sir, I will look into it.

    Mr Bérenger: Since the hon. Minister is confirming that there is a legal vacuum on such a very important and delicate issue, may I ask her whether the Ministry is envisaging bringing any legislation?

    Mrs Hanoomanjee: In fact, Mr Deputy Speaker, Sir, since 2006, my Ministry had requested the Eastern Central and Southern African Health Community to provide us with the technical support, to prepare a legislative framework to regulate the use of in vitrofertilisation.

    But, up to now, I am sorry, nothing had been done. There has been very slow progress in the matter, and there is still no legal framework. What I am doing is reviving this project with the Eastern Central and Southern African Health Community, and there is a piece of legislation which has been prepared. But still, I wish to draw the attention of the House to the fact that, given that there is a question of moral and ethics, I believe it may become a controversial issue.

    I believe that there will be a wide circulation of that piece of legislation so that we can get the views of everybody before I bring it to Parliament.

    Dr S. Boolell: Mr Deputy Speaker, Sir, is the hon. Minister aware that female infertility is not considered as a disease in our hospitals and this is why IVF is not being practised in the Government hospitals, and whether she agrees with this.

    Mrs Hanoomanjee: Mr Deputy Speaker, Sir, we are fully aware that couples who are unable to conceive, face a lot of family, psychological and social problems, but the question is that our hospitals, up to now, has not gone into in vitro fertilisation because there is no legal framework.

    If the private clinics are doing it without legal framework, there is a need for sure to get the legal framework. But at the level of hospitals, we need to have a legal framework before we go into it.

    Dr S. Boolell: May I ask the hon. Minister how action in the private clinics is tolerated without a legal framework and this is being used as an excuse not to perform same for someone in this population, who cannot afford the fees of a clinic? It is not fair.

    Mrs Hanoomanjee: Mr Deputy Speaker, Sir, ce problème ne date pas d’aujourd’hui. En fait, je dois dire que the first licence to operate a clinic was given in 1996 when the MMM itself was in Government.

    (Interruptions)

    The license was given in 1996 without the legal framework being there.

    (Interruptions)

    The Deputy Speaker: Order! Order!

    Mrs Hanoomanjee: That’s why we have said that there is the need for legal framework.

    At least, we recognise that there is need to have a legal framework. The first licence was delivered in 1996.

    The Deputy Speaker: Last question, hon. Mrs Labelle!

    Mrs Labelle: Mr Deputy Speaker, Sir, the hon. Minister has just reminded the House that when the Labour Party was in Government in 1996, the first license was given and I think this is not the issue right now. Since we are all aware that it is more than 10 years that in vitro is being practiced and we don’t have any legal framework, and in view of the highly ethical aspect of this issue, will the hon. Minister give an indication to the House when she thinks she will be coming with a piece of legislation to address this issue?

    Mrs Hanoomanjee: Mr Deputy Speaker, Sir, if the hon. Minister had listened to what I said, I stated there is a Bill under preparation. We are preparing the legislation and I will have wide consultations on the piece of legislation before it comes to Parliament.

    Retenons 5 points provenant de ces réponses :

    • Depuis 1996, la première clinique in vitro fonctionne à Maurice. Il n’y a toujours pas, 15 après, de loi  réglementant la pratique

    Des 3 cliniques pratiquant la fertilisation in vitro, deux nommément le St Esprit Clinic à Quatre Bornes, et le Harley Street Fertility Centre, à Floréal, n’ont pas donné de chiffres concernant le nombre de naissances. Les seuls chiffres connus publiquement remontent à 2002 : 18 bébés éprouvettes nés entre 1977 et 2002 (Le Mauricen du 15 aout 2002)

    • Aucun chiffre sur le nombre de couples étrangers venus pour des soins.
    • Pas de renseignements précis concernant le temps de conservation des embryons congelés.
    • Une loi est en préparation et il y aura «wide consultations on the piece of legislation before it comes to Parliament. »

    Prochain dossier: La NaProTechnologie : aide médicale à la conception naturelle

    Mettre au monde un enfant

    1. La NaProTechnologie

    Une aide médicale à la conception naturelle

    La NaProTechnologie est l’abréviation du terme anglais « Natural Procreative Technology » (Technique de Procréation Naturelle) ouProcréation NaturelleMédicalement Assistée » : Il s’agit donc d’apporter une aide médicale à la conception naturelle.

    La NaProTechnologie est une nouvelle science de la reproduction qui coopère avec le cycle féminin. La NaProTechnologie est basée sur l’observation de la présence et de la qualité de la glaire essentielle à la fécondation. Elle a des applications médicales, chirurgicales et périnatales. En NaProTechnologie, établir un diagnostic est essentiel. Il faut d’abord identifier le problème pour ensuite pouvoir le traiter ! Le but est donc, dans un premier temps, d’identifier très précisément les causes de l’infertilité, tant chez l’homme que chez la femme. Pour cela, les femmes apprennent à observer les signes indicateurs de leur fertilité et à remplir leur tableau de fertilité.                                

    La NaProTechnologie interconnecte efficacement  une méthode de régulation naturelle des naissances avec la santé gynécologique. Elle utilise les moyens médicaux et chirurgicaux de pointe pour faciliter la conception lors d’un rapport sexuel normal.

     

    Son objectif

    L’objectif est d’aider les couples à concevoir leur propre enfant, mais pas à n’importe quel prix:

    • pas au prix de la santé mentale et physique de la femme et de la relation de couple.
    • de la destruction d’autres embryons.
    • ou de la dévalorisation de la personne de l’enfant à naître.

    Elle vise à évaluer la santé gynécologique en étudiant très précisément le cycle féminin et les déficiences hormonales éventuelles de manière à identifier les anomalies de la fertilité et établir un diagnostic rigoureux. Elle est particulièrement efficace dans les situations de fausses couches à répétition, les taux de réussite dans ce domaine sont impressionnants (40 à 50 % chez des femmes d’environ 35 ans.)

     

     

     

    L’histoire de la NaProTechnologie

    Dès 1977, le Dr Thomas W. Hilgers, gynécologue- obstétricien, en association avec l’Université de Creighton, Omaha, Nebraska, USA travaille sur la standardisation des observations de la glaire cervicale. C’est une nouvelle science médicale de la reproduction humaine qui s’est développée à partir des informations recueillies par le Système FertilityCare. La méthode ou système FertilityCare(terme complet : Creighton Model FertilityCare System, abrégé CrMS) est à la fois une méthode de régulation naturelle des naissances et une technique naturelle d’aide à la procréation. Il l’explique dans le livre qu’il a publié "The NaProTechnology Revolution: Unleashing the Power in a Woman’s Cycle" Dr T.W.Hilgers – Beaufort Books NY, 2010. Parmi les autres études scientifiques publiées sur la NaProTechnologie, il y a un manuel de 1200 pages, The Medical & Surgical Practice of NaProTechnologie”, publié en 2004 et un article publié en 2008: « Outcomes From Treatment of Infertility With Natural Procreative Technology in an Irish General Practice » (Joseph B. Stanford, MD, MSPH, Tracey A. Parnell, MD and Phil C. Boyle, MB).

     

    Son rayonnement

    La NaProTechnologie se développe depuis plus de 20 ans aux USA. En 1998 une Clinique de Fertilité est ouverte à Galway et c’est l’introduction du FertilityCare en Europe. En 2008, après 10 ans de présence en Irlande, près de 800 bébés sont nés grâce à l’accompagnement du Dr. Phil Boyle. Cette clinique a permis à de nombreux couples infertiles de concevoir des enfants, en évitant dans certains cas des fausses-couches prévisibles. La NaProTechnologie est maintenant introduite en Angleterre et plus récemment en Australie et à Taïwan, en Suisse, en Allemagne, à Gibraltar et très largement en Pologne. Elle commence à se développer en France depuis 2010.

     

    Une prise en charge personnalisée et coopérative

     

    La NaProTechnologie convient pratiquement à tous les types d’infertilité et de fausse couche : couples souffrant d’endométriose, d’ovaires polykystiques, d’adhésions pelviennes, de trompes de Fallope bloquées, d’un taux de progestérone insuffisant, d’absence d’ovulation, de stérilité inexpliquée, d’un facteur masculin d’infertilité. Le taux de succès est moindre avec des femmes âgées de plus de 35 ans ou si le mari a un taux de spermatozoïdes très bas.

    Les anomalies détectées grâce à la vérification de la présence et de l’aspect de la glaire cervicale peuvent aider à diagnostiquer des déficiences hormonales. Les médecins formés à la méthode peuvent vérifier et corriger ces anomalies qui sont souvent causes destérilité ou de fausses-couches.

     Les couples peuvent utiliser cette approche pour évaluer et  améliorer leur potentiel de fertilité, éviter les fausses couches et traiter les pathologies gynécologiques.
    Les bilans sanguins et les échographies sont alors réalisés à des jours ciblés en fonction de chaque cycle individuel. Les traitements médicaux sont ensuite prescrits de façon personnalisée et synchronisée avec le cycle féminin.

    .

     

    NaProChirurgie
    Le recours à une intervention chirurgicale spécialisée (NaProChirurgie) est recommandé, si elle est nécessaire pour rétablir un potentiel de fertilité optimum. Les techniques visant à l’élimination des obstacles à la fécondité naturelle, telles que le traitement hormonal de l’infertilité d’origine gonadique, le traitement chirurgical de l’endométriose, la désobstruction des trompes ou la restauration microchirurgicale de leur perméabilité, sont employées. Elles peuvent être considérées comme de véritables thérapies, dans la mesure où, une fois résolu le problème qui est à l’origine de la stérilité, le couple peut accomplir les actes matrimoniaux dans le but de la procréation, sans que le médecin interfère directement dans l’acte conjugal en tant que tel. Aucune de ces techniques ne remplace l’acte conjugal, qui reste la seule digne d’une procréation responsable. 

     

    Concevoir naturellement … c’est mieux ! »

    La NaProTechnologie cherche à traiter les causes sous-jacentes – et souvent multiples  de l’infertilité et contribue ainsi à l’efficacité de l’acte conjugal en le rendant procréateur, sans se substituer à lui.

    La NaProTechnologie apporte la réponse médicale, scientifique et éthique que les couples sont en droit d’attendre. En effet, nombreux sont les couples qui ne souhaitent pas avoir recours aux techniques artificielles de reproduction, ou qui préfèreraient garder cette éventualité en dernier recours.

     

     

    Ce qui est propre à la NaProTECHNOLOGIE

    • Rechercher et traiter  les causes sous-jacentes – souvent multiples – de l’infertilité (Les techniques artificielles de reproduction les contournent).
    • Etablir le profil de fertilité individuel grâce au  tableau de fertilité.
    • Identifier les anomalies et les couples à risque avant même qu’ils n’essaient de concevoir.
    • Réaliser des bilans approfondis à des moments ciblés et identifier des déficiences hormonales non diagnostiquées par les examens habituels.
    • Instituer les traitements “sur mesure”, de façon synchronisée avec chaque cycle individuel.
    • Obtenir non seulement une ovulation mais une ovulation optimale.
    • Si besoin: chirurgie plastique, reconstructrice, où toutes les lésions d’endométriose et les adhérences sont traitées.
    • Ne se substitue pas à l’acte conjugal.
    • Offre une chance de grossesse lors de chaque cycle.
    • Assure un support hormonal pendant la grossesse si besoin.
    • En cas de succès, les couples peuvent raisonnablement espérer avoir un 2e enfant, un 3e…
    • Les taux de prématurité, de bas poids de naissance, de morbidité, de mortalité et les coûts sont moindres.

    Ce qui diffère des techniques artificielles de reproduction

    Alors qu’avec l’in vitro, il y a une perte massive d’embryons humains car il faut transférer au moins 6 embryons pour chaque embryon qui arrive à terme, sans compter les embryons détruits du fait de la sélection et ceux ne survivent pas au processus de congélation/décongélation.

    Avec la NaProTechnologie, les complications sont rares et les risques de grossesses gémellaires minimes (4,5%), ce qui facilite la grossesse et l’accouchement pour la mère comme pour l’enfant.

    Les taux de prématurité, de bas poids de naissance avec risques de mortalité, ainsi que les coûts sont moindres.

     

    Les pays où se trouvent des centres de naprotechnologie

    Site officiel : FertilityCare et NaProTechnologie

    Europe : FertilityCare Centres of Europe

    .  Pour plus d’information, consultez le site www.friendsoffertilitycare.org

    Irlande : Pour tout renseignement s’addresser à  cguindon@fertilitycare.net (NaProTechnology, First Floor, The Galway Clinic, Doughiska, Co. Galway, Ireland).

    Royaume-Uni. fertilitycare@lifecharity.org.uk

    France : Juliette Chové – Bretagne juliette@fertilitycare.net 

    Allemagne, Pologne, Croatie, Slovénie, Slovaquie

    Amérique : États-Unis,

    Canada : instructrice francophone au canada: Brigitte Diemand Okanagan FertilityCare Center okfertilitycare@shaw.ca  Tel: + 1 250 491 10 88

    Asie : Singapour, Taïwan, Malaisie

    Océanie : Australie

    Il y a quelque 50 centres de FertilityCare en Europe

     

    Les informations qui suivent ont été obtenues de l’internet et pourraient donner lieu à des recherches pour mesurer leur utilité pratique pour nous dans le pays. Comme l’observation de la présence et de la qualité de la glaire fertile, d’une part, et la prise de la température, d’autre part, constituent les points de repère essentiels des méthodes naturelles de régulation de naissance, ces deux mêmes facteurs peuvent aider à résoudre les problèmes d’infertilité.

    Duofertility est un appareil qui enregistre la prise continue de la température, ce qui permet de savoir de façon précise que l’ovulation a eu lieu.

     

     

    Le programme DuoFertility

     Lors du Congrès mondial d’avril 2010 réunissant les experts qui travaillent sur l’infertilité des couples, le Dr O.Chausiaux a présenté le programme DuoFertility conçu et commercialisé par une équipe d’experts de la fertilité. Le Cambridge Temperature Concepts Ltd. est une société privée basée à Cambridge, UK. DuoFertility est disponible sur www.DuoFertility.com; il est fabriqué au Royaume-Uni et vendu au prix de £ 495. Il fonctionne en mesurant discrètement la température du corps de la femme 20 000 fois par jour avec une précision extrême.

    Les données recueillies par DuoFertility peuvent éventuellement être affichées et analysées sur un ordinateur à la maison et peuvent aider également les médecins à fournir les meilleurs conseils médicaux au couple. DuoFertility est entièrement naturel et non intrusif, il peut être utilisé en conjonction avec toute autre méthode qui s’appuie sur des rapports sexuels naturels afin de maximiser les chances de fécondation d’un couple lors de chaque cycle mensuel. DuoFertility est une alternative rentable à des traitements de reproduction assistées, telles que la FIV.

    • Adresse : DuoFertility 23, Cambridge Science Park, Cambridge CB40EY Royaume-Uni Tel :  01223437007

     

    Le prochain dossier : Notre bébé de la conception à la naissance


     

    Mettre au monde un enfant

    1. Notre bébé de la conception à la naissance

    La grande aventure des quelque 40 semaines de grossesse

     

    D’une première simple cellule à un enfant de plus de 2 kilos capable de perpétuer l’espèce : il faut 9 mois ou entre 37 et 41 semaines d’aménorrhée ou 280 jours. C’est 40 semaines après les dernières règles que se calcule la date prévue pour la naissance de Bébé. Ces quelque 40 semaines de grossesse peuvent être réparties en trois trimestres :

    Premier trimestre : Bébé se construit.

    Deuxième trimestre : Bébé grandit plus vite qu’il ne le fera pendant tout le reste de sa vie.

    Troisième trimestre : phase de remplissage du bébé.

     

    Aux commencements de la vie

    Les 4 phases qui précèdent la naissance

    1) Fécondation et implantation

    2) La phase embryonnaire

    3) La phase fœtale. Avec le 3ème mois commence : la phase fœtale : la croissance de l’organisme et la maturation de ses fonctions pendant sept mois; phase assez longue pour la différenciation et la spécialisation des cellules.

    4) La naissance : Un changement considérable pour le nouveau-né.

     

    3 éléments sont essentiels à la fécondation

    Ce sont les deux gamètes mâle et femelle et une glaire fertile de qualité.

    La gamète femelle est l’ovule. La femme procure aussi la glaire fertile.

    La gamète mâle de l’homme est le spermatozoïde

    La graine de vie de la femme est l’ovule, qui arrivé à maturité, est éjectéet peut vivre 12 à 24 heures. L’ovule est passif, il n’est doué d’aucune mobilité. Dans l’ovule, le chromosome sexuel qui va déterminer le sexe de l’enfant est X X (dont la tête est plus grande et plus lourde).

    La glaire fertile est secrétée dans les cryptes du col de l’utérus par l’œstrogène pendant quelques jours avant l’ovulation. Elle évolue et peut être reconnue selon son élasticité, sa couleur et la sensation ressentie. Elle est essentielle à la fécondation pour :

    1)      préparer le vagin et le col de l’utérus.

    2)      préparer l’accueil des spermatozoïdes, les sélectionner, les nourrir et faciliter leur entrée à travers le col dans l’utérus et les trompes.

    Le sommet de la glaire fertile se produit en général le jour qui précède l’ovulation. Ce sommet n’est pas le jour du maximum de glaire, c’est le dernier jour présentant les caractéristiques de la glaire fertile : filante ou lubrifiante. Certaines femmes ne voient pas de glaire mais peuvent sentir que leur vulve est gonflée.

    La graine de vie de l’homme est le spermatozoïde. Son chromosome sexuel est X ou le chromosome Y qui est plus petit. Le spermatozoïde a déjà deux mois et demi de vie quand il est émis dans le sperme lors d’une éjaculation. Il est doué d’une grande mobilité. Grâce à la glaire fertile qui rend le vagin alcalin et qui le nourrit, il peut survivre 4 à 5 jours.

                            300 millions de spermatozoïdes sont émis lors d’une éjaculation.

                            2 à 3 millions arrivent dans l’utérus

                            100 à 200 arrivent autour de l’ovule

    1 seul assure la fécondation de l’ovule.

    Dizygotes: les faux jumeaux : deux ovocytes, deux spermatozoïdes. Ils constituent plus des 2/3 des jumeaux.

    Monozygotes : les vrais jumeaux : une ovulation simple avec fécondation par un seul spermatozoïde. Réplication de 2 patrimoines génétiques identiques.

     

    Fécondation et implantation

     

    Aussi longtemps que les spermatozoïdes sont encore en vie, il peut y avoir jusqu’à 5 à 6 jours entre une relation sexuelle et la fécondation,. Toutefois c’est dans moins de 24 heures après l’ovulation, dans le tiers externe de la trompe, que les deux noyaux de l’ovule et du spermatozoïde peuvent fusionner, car l’ovule n’est fertilisable que pendant seulement 24 heures.

    La vie commence quand les 23 chromosomes de maman avec son patrimoine héréditaire et les 23 chromosomes de papa avec un patrimoine héréditaire différent se rencontrent et créent une nouvelle cellule contenant 46 chromosomes.

    Le zygote, la cellule-enfant d’où sortira un être vivant commence avec la fécondation. L’identité du patrimoine génétique du zygote dès le premier instant est le plus sûr des critères d’humanité. Son génome contient tout le programme de son développement.

    • De deux êtres uniques commence un autre être unique avec son individualité et la continuité de son développement
    • C’est un organisme qui n’a jamais existé dans le passé et qui n’existera jamais encore.
    • Le diamètre de l’œuf fécondé est de 0.18mm.
    • La 1ère division cellulaire a lieu dans les 30 heures qui suivent la fusion du noyau. La prolifération des cellules se fait selon un programme bien établi. Au départ, elles sont totipotentes et non différenciées.

     

    Le zygote est unembryon ne dépassant pas 14 jours

    L’enfant à naître n’a pas une existence autonome mais a une vie biologique propre comme le montrent l’embryologie et l’échographie.

    3 jours après la fécondation, l’œuf, constitué de 8 cellules, la morula,avance par le battement de cils dans la trompe qui est long d’environ 15 cms. Ce premier voyage de bébé dure 4 à 5 jours. Il est transporté à l’intérieur de la trompe de Fallope vers l’utérus qu’il doit pénétrer pour se fixer et se développer pendant 9 mois avant que ne s’effectue son second voyage avec l’accouchement.

    4 jours après la fécondation, il y a 12 cellules. Le volume ne s’accroît pas. La taille reste la même.

    4 à 5 jours après la fécondation, la morula, petit amas de cellules creusé en son centre par une cavité, change de nom et devient blastocyte.

    Au 6ème jour : entrée du blastocyste – composé de 80 à 90 cellules dans l’utérus – il flotte pendant 2 à 3 jours et se transforme pour mieux s’accrocher à l’utérus. Seuls 4 ou 5 de ces cellules formeront le petit homme; la couche cellulaire externe formera le placenta.

    Au 7ème jour : La nouvelle hormone HCG est libérée. C’est l’hormone chorionique gonadotrophine qui stimule le corps jaune qui secrète de plus en plus d’œstrogènes et de progestérone pour nourrir l’embryon et lui permettre de se construire. C’est la présence de cette nouvelle hormone que le test de grossesse vient détecter. La femme peut enfin savoir si elle est enceinte.

    Au 9ème jour: L’embryon envahit les tissus maternels selon un schéma bien précis et sans aucun contact direct avec le milieu extérieur. Interrelation profonde des deux organismes, avec un parasitisme parfait et la tolérance du système immunitaire de la mère.

    L’utérus se prépare de trois façons:

    (1)   il secrète un liquide riche en glycogène et en mucus qui pourra nourrir l’œuf fécondé.

    (2)   l’épaisseur de la muqueuse augmente.

    (3)   les vaisseaux se dilatent et s’accroissent.

     

    L’embryon

    La phase embryonnaire est caractérisée par 2 grandes catégories d’événements

    1. a)Organisation de l’interface mère/enfant afin d’aboutir à la formation du placenta qui va suppléer à certaines fonctions – (respirer, nourrir, régulation thermique, élimination des déchets) – que les organes du futur bébé sont encore incapables de remplir.
    2. b)Transformation de l’embryon. Tout se construit en 6 semaines : son cerveau, sa face, ses membres, ses organes internes à l’exception de son appareil génital.

    L’embryon ne ressemble ni à l’enfant, ni à l’adulte, ni au vieillard, mais c’est le même humain. C’est un être humain même s’il n’a pas de morphologie humaine. Son développement passe par des stages imperceptibles.

    Il y a des points de repères pour l’observateur mais pas des degrés d’être. Tout ce travail de construction est un immense ballet avec un minutieux réglage rythmique.

    Dès le 18ème jour l’embryon dont la forme est encore celle d’un disque plat comporte les 3 feuillets à partir desquels vont se former tous ses tissus.

    Au début de la 3ème semaine, la subsistance de l’embryon est désormais assurée par le placenta. 

    Au 22ème jour : le cœur de bébé commence à battre.

    A 3 semaines, l’embryon mesure 1,5 mm.  

    À 7 semaines, l’enfant bouge mais la maman ne sent les mouvements qu’entre 16 et 21 semaines.

    A 8 semaines il mesure 3 cms.

    A la fin de la 8ème semaine l’embryon mesure 4 cms et pèse 11 grammes. Ainsi s’achève la période d’embryogénèse. Tout est en place, les muscles se développent. Le squelette commence à s’ossifier permettant à l’embryon de se redresser.

     

    La phase fœtale : les 7 mois dans l’utérus maternel

    À 9 semaines le bébé peut enrouler son doigt autour d’un objet.

    Bébé est bien installé dans sa capsule, le sac amniotique, nageant dans le liquide amniotique, relié à sa mère par le cordon ombilical.

     

    L’éveil des sens

    Le toucher

    La sensibilité tactile est présente dès la fin de la septième semaine au niveau des lèvres. A 10 semaines, le fœtus réagit aux stimulations sur la paume de la main, à 11 semaines, sur la face entière et les extrémités des membres. Le reste du corps réagit, à l’exception du dos et du sommet de la tête, vers 13 à 14 semaines.

    Dès le quatrième mois, le fœtus peut sucer son pouce. A la naissance, ce réflexe de succion est conservé. Dès 4 mois, la main est en mesure de saisir.

    Goût et odorat

    Le goût se découvre par la bouche.

    Le siège de l’odorat se tient dans les fosses nasales. Le liquide amniotique baigne en permanence les cavités orales et nasales du fœtus, mais les cellules réceptrices au goût et à la saveur sont présentes dès la 11ème semaine.

    Audition

    On est parvenu à enregistrer et mesurer les sons in utero, les bruits de fond – battements cardiaques. Les gargouillements de l’estomac et de l’intestin de la femme enceinte ne masquent que partiellement les voix, et encore moins, la voix maternelle.

    C’est aux alentours de 24 semaines qu’un son intense commence à provoquer chez certains fœtus un sursaut et une accélération du rythme cardiaque. Cela s’améliore par la suite avec la maturation de l’appareil auditif et du cerveau. L’ouïe paraît le plus aiguisé des 5 sens durant la période fœtale.

    La vision

    C’est dans le domaine visuel que les stimulations prénatales apparaissent les plus limitées, mais il peut être activé in utero. Une lumière froide introduite à l’occasion d’une amnioscopie déclenche des réponses cardiaques sans équivoque. Dès le 7ème mois, l’œil est sensible à la lumière. A la naissance, le nourrisson distingue ombre et clarté. Il cligne des yeux devant une lumière violente. Vers 15 jours après sa naissance, il regarde, avant la fin du premier mois, il commence à suivre du regard.

    Le développement du sexe

    A 12 semaines de grossesse, le sexe génital permet de savoir si ce sera garçon ou fille.

    Chez l’homme.

    Dès la 6ème semaine (6X7 = 42 jours) de l’embryon de sexe masculin (46 chromosomes XY), la différentiation testiculaire peut être reconnue car les testicules fonctionnent déjà. Des cellules secrètent la testostérone. A l’intérieur des cordons testiculaires, des spermatogonies se multiplient.

    A la 16ème semaine, (16×7 = 112 jours), le pénis est formé et les monticules cellulaires se soudent pour former le scrotum. Les testicules entament leur descente vers le scrotum au 6ème mois (6x7x4 =168 jours) et ne s’installent dans les bourses que vers la fin du 8ème mois (8x7x4 = 192 jours).

    Chez la femme

    Dans l’embryon de sexe féminin (46 chromosomes XX), la différentiation ovarienne commence à 3 mois.

    A la 11ème semaine, les ovaires logés dans la cavité abdominale vont migrer pour atteindre les positions finales dans la cavité pelvienne 

    A la naissance, la fille a un stock de 1 à 2 millions d’ovocytes, ses graines de vie qui vont commencer à fonctionner avec son entrée en puberté et l’apparition de ses règles.

    A la puberté, il en reste quelque 600,000 ovocytes

    300 à 400 seront ovulés durant les 30 ans de sa vie reproductive

    Bébé prend du poids

    A partir de 3 mois, le corps se couvre d’un duvet, le lunago.

    Jusqu’à la fin des 5 mois, le corps est recouvert de ce duvet. Sourcils et chevelure apparaissent.

    A la fin du 3ème mois bébé pèse              45 gr et a 10 cms de long

                      4ème mois bébé pèse            200 gr et a 15 cms de long

           5ème mois bébé pèse         500 gr et a 25 cms de long

                      6ème mois bébé pèse         1000 gr et a 31 cms de long    

    A 7 mois, un enduit blanchâtre, le vernix caseosa a recouvert sa peau

    Bébé ouvre et ferme ses paupières, ses tympans définitifs apparaissent. Il dort 15 à 20 heures par jour. Ses 2 poumons sont matures. Son cœur bat au rythme de 120 à 160 battements à la minute.

    A 7 mois bébé pèse      1700 gr et mesure 40 cm

    A 8 mois bébé pèse      2400 gr et mesure 45 cm

    A sa naissance, il pèse 3300 gr et mesure 50 cm

     

     

     

    Pour mieux accueillir Bébé

    Il est important de bien préparer sa naissance

     

    Les signes de la grossesse

    1er signe : retard des règles.

    Autres signes : nausées matinales

    Gonflement des seins

    Température qui reste élevée

    Envie de dormir

    Test de grossesse positif à partir de la 5ème semaine après les règles

    Précautions à prendre

    • Pas d’alcool, l’alcoolisme fœtal fait un tort immense au bébé.
    • Eviter le tabac qui va fatiguer ses poumons.
    • Eviter tout contact direct avec les malades atteints de maladies contagieuses.
    • Ne prendre aucun médicament non prescrit.
    • Ne pas négliger les soins dentaires.

    La grossesse n’est pas une maladie

    Continuer une vie normale avec des exercices non violents.

    Des temps de repos plus prolongés

    Avoir une alimentation variée et équilibrée.

    Ne pas manger «  pour deux. »

    Boire beaucoup pour éviter la constipation.

     

    L’accouchement

    Le meilleur service à rendre au bébé est de lui permettre de naitre à terme. Il faut éviter

    l’accouchement prématuré ? Cela posera des problèmes au bébé : pour sa respiration, son

    alimentation, son exposition aux infections, la possibilité d’un retard de croissance.

    Il est essentiel d’éviter tout surmenage et les longues stations debout. De connaître et de pratiquer la méthode kangourou où maman garde en corps à corps son bébé prématuré qui a quitté la couveuse maintient des liens forts et donne au bébé une chaleur naturelle.

    Accouchements à terme

     Savoir que c’est le bébé qui déclenche le processus de l’accouchement et pouvoir reconnaître les vraies contractions.

    Il est important de connaître les différents soins qui précèdent un accouchement et les différentes étapes qui vont suivre pour être plus détendue et pour participer de façon positive à  l’accouchement au lieu d’être crispée et braquée sur les douleurs.

    1er stage – les douleurs pour la dilatation du col.

    2ème – la naissance du bébé

    3ème – l’expulsion du placenta.

     

    NAISSANCE

    Seulement 4% des bébés naissent à la date prévue. C’est bébé qui va libérer l’hormone qui fait commencer le travail de l’accouchement.

    A sa naissance avec son premier cri : bébé respire, ses poumons se remplissent d’air.

    Les besoins de son corps

    La meilleure nourriture : le lait maternel, propre, tiède, complet, à l’abri de toute contamination. Le lait maternel est l’aliment parfait.

    D’une tétée à l’autre…de mois en mois, le lait maternel est parfaitement adapté

    • A l’appétit de bébé
    • Aux besoins de bébé

    Les besoins de son cœur

    Aimer maman et papa 

    Être aimé par maman et papa 

    Sa première école: la qualité d’amour reçu de ses parents.

    Le triangle familial

    Papa, maman, enfant

    Bébé a besoin de ses deux parents.

    Permettre à papa d’établir le contact auprès de son enfant avant et après la naissance.

    Quand les papas auront-ils accès

    aux salles d’accouchement dans nos hôpitaux ?

    Un enfant se fait à deux; c’est la mère qui accouche mais il ne faut pas déresponsabiliser le père. Tout accouchement reste une expérience unique et inoubliable. Certains couples souhaitent le vivre ensemble. Cela est possible à la clinique mais rien n’est prévu à cet effet dans nos hôpitaux. Les futurs pères, même les mieux intentionnés, sont gardés à distance. Quand les papas seront-ils admis dans les salles d’accouchement dans nos hôpitaux, comme cela se pratique déjà dans d’autres pays?

    Des mesures pourraient être prises pour que les pères qui ont fait preuve de sérieux dans l’accompagnement de la future mère et qui ont l’aval de leur épouse aient la possibilité d’une présence, même momentanée, sur les lieux de l’accouchement. Tout en sachant qu’un accouchement n’est pas une occasion de voyeurisme et qu’il n’est pas, non plus question, de venir gêner le travail des infirmières.

    A la naissance c’est le papa qui devrait, après la mère, être le plus présent auprès du bébé qui reconnaît sa voix qu’il entendait déjà quand il était dans le sein maternel. Bébé le reconnaîtra à son toucher et à son odeur si son papa le prend régulièrement. Ces premiers liens créent une connivence et une confiance entre le père et son bébé. Le sentiment paternel se consolide à travers ces échanges et l’enfant vivra mieux, par la suite, l’essentielle rupture d’avec sa mère.

    De responsabiliser les pères servent aussi à consolider les liens au sein de la famille. Il faudra de la patience, du dialogue mais l’enfant appartient à ses deux parents et a besoin de chacun d’entre eux pour trouver son équilibre. Trop de femmes éloignent malheureusement le père de leur bébé, croyant qu’elles seront bien mieux habilitées que lui à s’en occuper. Elles le renvoient à son travail et à ses activités.

    Rendons aux papas la place qui leur revient.

    Monique Dinan (extrait d’un article publié à l’occasion de la Fête des Mères, mai 2008).

     

     

    1. Nous parents et nos enfants

    De 0-18 ans : un enfant

    Années décisives qui orientent tout l’avenir

    L’enfant se définit jusqu’à l’âge de 18 ans. Il a un statut de mineur. N’a pas de capacité légale, n’a pas le droit de vote, ne peut signer un contrat.

    Le corps ne finit de grandir que vers 20 ans.

    Le cœur veut aimer mais il a besoin de mûrir.

    Les relations sexuelles ne sont pas autorisées par la loi avant les 16 ans révolus.

    18 ans : âge légal du mariage. A 16 ans il faut l’autorisation des parents et du juge.

     

    Ces 18 premières années sont primordiales.

    Tout se construit

    Ø      Le corps, ses aptitudes, son endurance.

    Ø      La façon d’aimer et la capacité d’aimer.

    Ø      L’intelligence : les habitudes, ce qu’on a appris, les aptitudes acquises, les diplômes.

    Il est plus difficile de RÉPARER ou de RECONSTRUIRE après.

     

    Premiers 12 ans : les fondations

    Les 10 premières années sont celles qui marquent le plus.

    Elles CONSTRUISENT ou MUTILENT

    Années les plus importantes pour découvrir :

    v     Son identité sexuelle (fille ou garçon).

    v     L’enfant veut aimer et donner de l’amour. S’il n’est pas aimé, il lui sera difficile d’aimer à son tour.

    v     Prendre conscience par la façon de faire des proches, s’il a de la valeur ou n’en a pas.

     

                     De 12 à 18 ans: les 3 étapes dans l’adolescence

    12-14 ans – la première adolescence : PHASE D’INTIMITÉ

    15-16 ans – la moyenne adolescence : PHASE D’IDENTITÉ

    17-18 ans – la grande adolescence : PHASE DE MATURATION AFFECTIVE

    C’est l’âge des découvertes et des défis.

    Une route passionnante mais difficile où se précisent le besoin d’aimer et d’être accepté.

    Toutefois un enfant blessé peut rebondir pendant l’adolescence, s’il est bien encadré. Toute phase d’immaturité vécue pendant l’enfance ressort à l’âge adulte.

    ENFANCE: PRÉVENIR VAUT MIEUX QUE GUÉRIR

    Si l’enfant a été VOLÉ de son enfance et de son adolescence,

    il restera un être meurtri.

    Si l’enfant a été blessé et n’a pas été soigné et valorisé, il blessera.

    Celui qui a souffert et à qui on n’a pas appris à pardonner fera souffrir.

    Notre relation avec notre enfant

    Quel type de parents sommes-nous ? Copains, sévères, quels sont nos excès ?

    Ne pas faire peur, ne pas culpabiliser. Encadrer pour faire avancer.

    Se sent-il accepté avec ses défauts et ses qualités, quoiqu’il fasse ou qu’il devienne ?

    Suis-prêt à donner à mon enfant un amour inconditionnel ?

    Notre tendresse est-elle changeante et sans retenue, trop affectueuse ou trop coléreuse ?

    Notre éducation doit être précoce, prudente, progressive, positive

    Lui permettre de s’identifier à son sexe, à se découvrir fille et garçon.

    Lui apprendre à aimer son corps, à le protéger et savoir se défendre.

    Lui apprendre à ne pas se replier sur lui-même et à ne pas devenir égoïste.

    L’éduquer à l’amour afin qu’il trouve un équilibre affectif

    L’éduquer aux valeurs et lui apprendre à donner un sens à sa vie.

     

    C’est quoi la sexualité ?

    Le mot sexualité vient du mot latin secare (couper)

    L’humanité est coupée en deux : HOMMES et FEMMES

    Sexe des hommes et sexe des femmes très différents, mais complémentaires.

    Ils vivent différemment leur sexualité.

    La sexualité vient de Dieu, elle est belle, riche en promesses, source de vie.

    Instinct sexuel et pulsions sont des dons de Dieu.

    Amour et Sexe : source de communion, de plaisir, de procréation.

    Notre sexualité: une composante essentielle de notre personne.

    Une façon d’exister, de communiquer et de ressentir l’attrait.

    Maîtriser la sexualité et non la mépriser demande des efforts et une discipline de vie.

    Tout, tout de suite, tue le plaisir.

    Instinct animal et désir humain sont différents.

    L’animal ne choisit pas : l’instinct se déclenche automatiquement

    L’humain est capable de CHOIX et d’AMOUR

    Comportement sexuel des animaux déterminé par la saison des amours.

    Pas de comparaison avec les animaux.

    La femelle met bas. La femme met au monde.

    Se référer uniquement à d’exemples d’animaux est une erreur.

     

    Pourquoi éduquer à la sexualité ?

    Un temps très spécial entre un parent et son enfant.

    Papa et maman tous deux concernés par cette éducation.

    Éduquer à la beauté de l’amour de l’amour entre 2 personnes d’où la vie peut jaillir.

    Faire découvrir le rôle du papa qui prend l’initiative de faire commencer la vie.

    C’est le papa qui détermine aussi le sexe de son enfant.

    Le rôle de la maman est d’abriter cette vie et de mettre au monde.

    Ne pas tout banaliser : mal parler de l’amour blesse.

    Pas d’humour qui tourne en dérision.

    Pas de mensonge, pas de langage grossier.

    Pas de langage uniquement biologique qui exclut l’amour.

    Ne pas dissocier l’acte sexuel de la relation amoureuse.

     

    Le MOI : la personne humaine

    Un être supérieur, qui n’est ni un ange, ni un animal

    Une personne sexuée : soit un homme ou soit une femme

    Mon CORPS, mon premier langage, capable de jouir et de souffrir. 

    Mon CŒUR ressent joie, chagrin, solitude, amour, bonheur.

    Mon ESPRIT et ma raison capables de volonté et de choix.

    Le MOI a besoin de l’autre.

    Un humain nait dans une famille : a besoin d’être aimé, de s’aimer et d’aimer

    Toute personne se sent incomplète : a besoin de se dire et de se donner.

    Mon besoin d’amour est à la fois : Eros et Agape

    Eros : Amour Désir : aimer l’autre pour le bonheur d’avoir une personne à aimer.

    Agape : Amour Don : don de soi à la personne aimée, amour pour le rendre heureux.

     

     

    Les 3 C de la sexualité

    Chez l’homme et la femme la sexualité retentit dans le

    CORPS : la pulsion, je subis

    COEUR : les émotions, je ressens

    CERVEAU : la décision, j’ai la liberté de choisir

    Le cerveau est le premier organe sexuel.

    Nos pulsions sexuelles sont stimulées par nos désirs et non par l’instinct.

    Nos valeurs et notre style de vie gouvernent nos désirs.

    Nos pensées et nos désirs gouvernent notre cœur et notre sexe.

    A chacun d’apprivoiser son corps qui doit être un ami et non un ennemi.

    Le corps permet le plaisir, elle est pour la communion.

    Elle ne doit pas servir à la jouissance égoïste.

    Protégeons notre corps pour nous garder en bonne santé.

    Grâce à notre corps, nous existons et nous aimons.

     

     

    Questions à maman et papa 

     

    Les parents sont les mieux placés pour être les témoins de l’amour auprès des enfants nés de cet amour. Il est important de répondre à leurs questions concernant la sexualité et de dire la vérité de façon proportionnée à l’âge de l’enfant. Veillons à ne pas tuer le mystère, être réaliste sans être grossier.

    Commencer à parler tôt plutôt que trop tard. Quand l’enfant grandit, sa pudeur est plus vive et ses défenses sont plus difficiles à faire tomber.

     

    v     Comment est-ce que j’ai commencé ?

    Tu sais que papa et moi nous nous aimons très fort et que nous faisons ensemble de gros câlins. Un jour nous avons décidé de nous aimer avec notre cœur et avec notre corps pour avoir un bébé. Je n’aurai jamais pu te faire toute seule; un bébé naît parce une des graines de vie de papa peut venir rencontrer une de mes graines de vie de maman.

    v     Explique-moi ta graine de vie, maman.

    Chaque femme a dans son ventre non seulement l’utérus, la case baba, dans lequel son enfant se développe mais elle a aussi deux petits sacs, les ovaires, qui contiennent des graines de vie, qu’on appelle ovules. Chaque mois, une graine de vie de maman grossit et sort de l’ovaire. Elle reste en vie pendant 12-24 heures seulement et peut devenir un bébé si la graine de vie de papa vient la rencontrer et la féconder.

    v     Donc, papa, tu as toi aussi des graines de vie ?

    Oui, et elles sont très différentes de celles des mamans. Le corps de papa est différent de celui de maman. Ses graines de vie se forment dans les deux boules qui se trouvent juste sous son zizi, dont le vrai nom est pénis. Les graines de vie sont descendues du pénis de papa et ont été déposées dans le corps de maman.

    v     Comment est-ce que ces deux graines de vie peuvent se rencontrer ?

    Quand papa et maman s’aiment très fort, ils se disent des mots doux, font des bisous et des câlins. Ils veulent être très près de l’un et l’autre. Le zizi de papa se gonfle d’amour et il peut alors venir déposer ses graines de vie dans le corps de maman, dans la petite ouverture au bas de son ventre, qu’on appelle zézète ou vagin. C’est une visite d’amour qui va permettre aux graines de vie de papa d’être déposées dans le corps de maman. Il faut que la graine de vie de maman et la graine de vie de papa se rencontrent et se mélangent pour devenir un œuf complet. S’il n’y a pas cette rencontre, il n’y a pas de bébé.

    v     Quand commence la vie?

    Ce moment unique arrive quand une première cellule toute nouvelle apparaît, c’est comme un œuf qui contient déjà tout ce que papa et maman ont mis ensemble pour donner la vie à leur enfant. Garçon ou fille c’est déjà décidé. Le bébé aura certaines ressemblances avec maman et d’autres avec papa mais il sera un petit être unique avec tout son programme de vie, son caractère, ses aptitudes … N’est-ce pas merveilleux ?

    Une vie humaine a commencé dans le ventre de maman, mais que de travail à faire pendant neuf mois avant que cette cellule puisse devenir un bébé fort et capable de vivre en dehors du corps de maman.

    Qu’est-ce que je faisais à l’intérieur de ton ventre ?

    Depuis que ta vie a commencé en moi, tu as fait un immense travail pour grandir et être prêt à pouvoir vivre en dehors de mon ventre où tu étais bien protégé. Tu te trouvais dans mon ventre dans une poche qui s’appelle l’utérus, que nous aimons appeler « la case baba. » C’est ton premier berceau, il s’est agrandi au fur et à mesure que tu te développais. Mon ventre est devenu de plus en plus gros. Tous ceux qui me voyaient savaient que j’allais avoir un bébé. Tu étais au chaud et à l’abri dans le corps de maman, tu entendais battre mon cœur alors que ton cœur à toi battait deux fois plus vite.

    v     Combien de temps ai-je vécu dans ton ventre, maman ?

    Cette vie tellement petite et fragile a besoin de rester protégé dans le ventre de maman pendant neuf mois pour se développer et se former. On peut suivre comme dans un film tous ces progrès et toutes les étapes de ce séjour dans le corps de maman qui va s’adapter pour accueillir son bébé, le nourrir et l’aider lui-même à se construire, jour après jour.

    v     Papa, entre le début de ma vie et ma naissance qu’est-ce qui s’est passé ?

    Jamais durant toute ta vie – depuis que tu es né et plus tard quand tu seras grand – tu n’auras travaillé aussi fort et grandi aussi vite que quand tu étais dans le ventre de maman. La première cellule-œuf par laquelle tu as commencé est devenue des milliers, des millions et des milliards de cellules.

    Tu n’avais que 7 à 8 jours quand tu as toi-même envoyé ton premier message à ta maman qui ne savait pas encore que tu étais présent en elle. Ce message secret qui a passé dans son sang, cette nouvelle hormone – que les mamans fabriquent seulement quand elles attendent un bébé – lui a annoncé que tu étais là, quand elle a fait un test pour savoir si elle attendait un bébé. C’est un message qui demande aussi au corps de maman de lui donner tout ce que tu avais besoin pour te développer et grandir.

    Tu n’avais que 20 jours et déjà ton cœur avait commencé à battre.

    A 2 mois de grossesse, tu es devenu un bébé miniature complet avec des bras, des mains et des jambes. Ton cerveau s’était aussi développé.

    v     Maman, qu’est-ce que je faisais dans ton ventre pendant neuf mois ?

    Tu as continué à grandir. Tu étais comme un poisson dans un sac rempli d’eau à l’intérieur de mon utérus, dans mon ventre. Tu dormais beaucoup mais quand tu réveillais, tu suçais ton pouce et faisais des exercices. Tu entendais battre mon cœur.

    Il est arrivé un moment où j’ai commencé à te sentir bouger dans mon ventre. J’étais tellement fière de savoir que mon bébé était heureux. Papa aussi posait sa main sur mon ventre pour te sentir bouger. Nous t’attendions. Nous avons préparé tout ce qu’il fallait pour toi : les petits vêtements, le ber, la chambre.  Notre cœur aussi t’attendait.

    v     Comment avez-vous su que j’allais naître ?

    Après neuf mois, tu te trouvais bien à l’étroit dans mon ventre. Tu étais complètement prêt pour le voyage qui allait te permettre de sortir de ton premier berceau et de venir au monde. Quand j’ai commencé à avoir des douleurs, j’ai compris que la porte de sortie de mon utérus qui se trouve dans mon vagin entre mes jambes allait s’ouvrir et que tu allais travailler en même temps que moi pour pouvoir sortir. Papa m’a mené à l’hôpital pour s’assurer que ton arrivée allait bien se passer.

    v     Qu’est-ce qui se passe à la naissance?

    Tu es sorti la tête en avant et, comme tous les bébés qui naissent, tu as pleuré très fort. Ce premier cri est ton bonjour à la vie : tu as commencé à respirer.

    Papa et moi étions tellement contents de voir enfin notre bébé qui, pendant neuf mois, avait tellement travaillé pour construire son corps et son cœur.

    Tu nous aimais déjà. Depuis que tu étais encore dans mon ventre, tu connaissais nos voix et que tu ressentais, ce que nous vivions – nos joies et nos peines.

    v     Comment est-ce que je me nourrissais ?

    Bien au chaud et en sécurité dans mes bras, tout près de mon cœur, tu as tout de suite tourné la tête vers ma poitrine pour que je commence à te nourrir de mon lait. C’est un plaisir immense pour bébé de téter et de boire le lait que le corps de maman lui prépare spécialement dès sa naissance.

    Les seins deviennent alors les biberons de bébé. Plus il tête et il boit, plus il y a de lait qui se prépare pour la prochaine tétée.

    v     Qu’est-ce que je faisais après ma naissance ?

    Tu te nourrissais souvent en tétant le lait de mes deux seins que tu aimais tellement. Tu voulais que maman te donne le sein le plus souvent possible. Tu t’endormais dans mes bras, tu souriais, puis tu te réveillais encore pour téter goulûment. Tu pleurais aussi, c’était le moyen de faire savoir que tu étais là et que tu voulais qu’on s’occupe de toi. Tu passais aussi de longues heures à dormir. Quand tu étais trop tranquille, papa ou moi venions te voir pour nous assurer que tu allais bien.

    C’est quand tu as eu environ quatre mois, que tu as pu voir de façon plus nette, et que tu as commencé à faire des sons qui n’étaient pas des pleurs.

    Tu as pris de longs mois pour pouvoir t’asseoir et marcher; tu faisais en même temps beaucoup de progrès pour découvrir ta famille, ta maison et tout ce qui t’entoure.

    Un bébé est un grand amoureux. Le premier grand amour de sa vie est pour sa maman et son papa qui lui ont donné la vie. Il aime très fort ses parents. Il désire qu’ils l’admirent, lui parlent et s’intéressent à lui. Il attend encore beaucoup d’eux pour continuer à grandir et à être heureux.

    Nous savons que, depuis que tu es bébé, tu nous aimes beaucoup, aussi fort que nous t’aimons nous aussi. Nous savons aussi que chaque bébé est un magnifique cadeau que Dieu confie à ses parents.

    26/05/2011 Monique DINAN