• Homophobie

    Si le mot homophobie implique la haine ou la peur de personnes à qui on fait souffrir des discriminations injustes du fait de leur homosexualité, le fait d’être homophobe est nettement répréhensible et doit être désavoué.

          Mais ce mot est arrivé, dans un but délibérément revendicatif, à impliquer et condamner ceux qui font une évaluation morale du comportement homosexuel. S’il faut condamner les homophobes qui s’attaquent délibérément aux homosexuels, il faut aussi permettre à d’autres d’avoir le devoir et le courage de mettre en évidence tout ce qu’implique la notion et la pratique de l’homosexualité. Porter atteinte au droit de considérer que l’homosexualité n’est pas bonne, c’est porter atteinte à notre liberté de conscience et d’expression. 

          Il faut différencier entre :

    1. a) l’identité de la personne – un homme ou une femme dans un corps sexué.
    2. b) son orientation sexuelle – les différents désirs qui s’intègrent progressivement dans sa personnalité, ce qui peut parfois lui poser des problèmes psychiques et sociaux et déboucher vers l’homosexualité.

    Remettons tout d’abord en valeur le terme amitié, la vraie : conviviale, chaleureuse qui permet de rencontrer l’autre tout en conservant son identité sexuelle. Nous sommes amis ou amies, nous partageons beaucoup de choses en commun, nous passons de bons moments ensemble mais il n’y a pas de connotation sexuelle dans notre amitié.

    Lorsqu’une orientation, ou un désir, est en contradiction avec l’identité sexuelle au point de chercher à le vivre exclusivement pour lui-même, c’est alors qu’il y a conflit. Les amis d’hier deviennent les amants d’aujourd’hui. Cette vision mène à la confusion dans bien des domaines.

    Certains dans la société se sont donnés pour mission de légitimer et de valoriser les orientations sexuelles. Un des moyens de le faire est de culpabiliser ceux qui prennent position pour éclairer les jeunes et la société sur les problèmes associés aux pratiques homosexuelles et autres pratiques de la communauté LGBT.

          Il y a actuellement, à travers le monde, un lobby homosexuel militant visant à la reconnaissance sociale, politique et culturelle de l’homosexualité. Ce lobby interdit toute évaluation morale négative de l’homosexualité et cloue au pilori ceux qui veulent le faire. Certains lobbys demandent non seulement la dépénalisation de l’homosexualité mais aussi la non-discrimination générale de l’homosexualité afin de favoriser la reconnaissance de ce que l’on appelle improprement le « couple » entre personnes de même sexe à travers le mariage et l’adoption des enfants. Or la société ne peut s’organiser qu’à partir de l’homme et de la femme qui représentent les deux seules identités qui existent. L’homosexualité n’entre pas dans le champ conjugal et familial. Dans certains pays, la loi est venue permettre les mariages homosexuels, mais les couples homosexuels ne peuvent ensemble donner la vie et devenir des parents biologiques. 

        C’est dans cette mouvance du droit à la liberté, que la sexualité permissive a droit de cité : «  Je suis libre et je fais ce qui me plait qu’importe les conséquences familiales et sociales que cela implique.» D’où l’idéologie de « la théorie du genre » qui veut se libérer de la différence sexuelle et qui demande de supprimer l’identité personnelle. Cette théorie a pour mission de promouvoir les confusions du genre. Elle présente l’identité sexuelle comme une construction sociale qui procède de la culture et que la loi sociale peut faire et défaire. Une théorie qui se propage dans certains milieux, banalisant la sexualité et faisant peu de cas du mariage et de la famille. Le tissu familial et social se disloque, les enfants se retrouvent dans des familles décomposées et recomposées avec toutes les souffrances que cela peut représenter, les problèmes de sociétés ne faisant alors que se multiplier.                          

    Monique Dinan

    Vie Catholique 1er juillet 2011

    01/07/2011 Monique DINAN