• La théorie du genre

    La théorie du genre :

    disparition des distinctions entre l’homme et la femme

    La théorie du genre nie la différence de la sexualité biologique et psychologique entre l’homme et la femme.

    La différence corporelle, appelée sexe, est minimisée, tandis que la dimension culturelle, appelée genre, est considérée comme primordiale.

    Avec la théorie du genre, notre identité sexuelle, notre différence sexuelle qui fait que nous naissons fille ou garçon n’a pas d’importance.

    C’est notre orientation sexuelle, au cours de l’adolescence, qui détermine ce que nous choisissons d’être. Chaque personne doit être libre de choisir son orientation sexuelle.

    Cette idéologie tire ses fondements du livre de la philosophe Judith Butler qui a publié aux Etats-Unis en 1990 – Gender Trouble : Feminism and the subversion of Identity. Elle a été popularisée en 1995lors de la Conférence des Nations-Unies de Pékin sur la femme.

    Illusion

    Cette théoriesoutient l’idée que nous sommes tous des êtres humains avant d’être des hommes ou des femmes. C’est une illusion car l’être humain en soi n’existe pas. Nous ne sommes pas asexués. Nous ne rencontrons que des personnes qui sont soit homme, soit  femme. Il n’y a pas d’autres identités en dehors de celles-ci. Selon la théorie du genre, chacun se crée, se construit et invente ses normes. La théorie du genre veut instaurer une société avec des lois qui viennent légitimer des mœurs au nom des droits individuels au  lieu de voir le législateur créer des lois et des devoirs au nom du bien commun ?

    La théorie du genre refuse donc de reconnaître la complémentarité naturelle entre l’homme et la femme : elle veut inventer un humain délié de la différence sexuelle et identifier la psychologie féminine à la psychologie masculine.

    Dans la théorie du genre chacun se construit et invente ses normes. Chacun s’enferme dans son autosuffisance. Qu’on soit homosexuel ou transsexuel relève de la liberté individuelle. Avec son principe du libre arbitre, chacun s’installe dans le désir d’inventer ses propres codes. 

    Alors que c’est dans la famille que tout humain se découvre en relation, non comme un individu autonome, mais comme enfant, époux, parent qui s’auto-réalise parce qu’il est  appelé à l’amour, en recevant des autres et en donnant aux autres, la théorie du genre établit d’autres normes. La parité des sexes n’est qu’un prétexte pour instaurer un pouvoir féminin qui tend à exclure l’homme notamment dans le domaine conjugal, la procréation et la vie familiale. Il n’y a plus d’’interdépendance entre l’homme et la femme. Cette attitude dévalorise le mariage et met sur le même plan le concubinage, les unions civiles et la cellule monoparentale. Les activités sexuelles peuvent s’exercer donc dans de nombreuses situations qui n’ont plus de rapport avec la reproduction.

    Les mouvements féministes puis les mouvements lesbiens et homosexuels se sont emparés de cette théorie pour donner une légitimité « scientifique » à leur mode de vie et à leurs revendications. Dorénavant, selon eux, les orientations sexuelles pourraient être à l’origine du couple et de la famille, ce qui donnerait droit de cité aux mariages homosexuels. Notons toutefois qu’en juillet 2010, la Cour Européenne des droits de l’homme a renoncé à imposer aux Etats nationaux la reconnaissance juridique des couples de même sexe, ce qui veut dire que le « mariage » homosexuel n’est pas un droit dans l’union Européenne.

    Répercussions

    La théorie du genre avec ses exigences de droits de choix individuels a des incidences directes dans trois domaines de la société contemporaine. 

    Dans les relations hommes et femmes, la guerre des sexes est en train de remplacer la lutte des classes, ce qui explique la hausse des divorces et des unions libres. Rien ne doit empêcher la femme d’être pareille à l’homme. De ce fait, la maternité est quasiment considérée comme un handicap et une injustice puisque seules les femmes portent les enfants. Il faut donc libérer les femmes de la maternité, ce qui explique la multiplication des campagnes en faveur de la contraception, de l’avortement et de la pratique de la stérilisation.

    La permissivité sexuelle a droit de cité car le comportement sexuel est guidé essentiellement par la recherche du plaisir attendu. La sexualité humaine est la résultante d’un circuit de récompense : désir – action – satisfaction, d’où le besoin de maximaliser le plaisir. 

    Il y a tout un endoctrinement de la jeunesse  à cette nouvelle théorie. Ces idées se sont infiltrées de façon insidieuse dans les médias, dans les séries télévisées, en milieu scolaire et universitaire. Il y a eu la création d’une Chaire sur le genre à Sciences Po à Paris au printemps 2010. La théorie du genre est inscrite dans les programmes des cours de Sciences de la Vie et de la Terre de toutes les classes de premières dans les lycées français pour 2011. Les éditions Nathan, Bordas et Belin en France ont déjà publié leurs manuels conformément aux nouveaux programmes, ce qui soulève beaucoup d’opposition de la part des parents et de certains enseignants. En Espagne, le gouvernement Zapatero a déjà rendu obligatoires des cours sur le gender avec pour résultat que des dizaines de milliers de familles ont retiré leurs enfants des écoles appliquant les programmes d’Etat, manifestant ainsi leur objection de conscience. C’est dans cette même Espagne que le gouvernement espagnol voulait supprimer les expressions « mari et femme » et les remplacer par « conjoint A et conjoint B » et substituer les termes « père et mère » par « progéniteur A et B ».  Devant le tollé général, cette mesure a été retirée et ne sera appliquée que dans le cas d’homosexuels déclarés.

    Monique Dinan

    Le Mauricien 8 juillet 2011

    08/07/2011 Monique DINAN