• Amoureux à 14/16 ans

    Dans le cadre de la St Valentin

    Amoureux à 14/16 ans

    Une série de 8 articles publiés dans Le Mauricien au cours de février 2012.

     

    1. Tu as entre 14 et 16 ans
    2. L’unique parcours de ta vie        
    3. La sexualité : une différence qui enrichit
    4. De la naissance à l’âge adulte
    5. Adolescence : la route vers la vie adulte
    6. Cœur, amour et sexualité
    7. Amour conjugal
    8. Amoureux à 14/16 ans

     

    1. Tu as entre 14 et 16 ans

    En prévision de la St Valentin annoncée déjà par la publicité, voici un parcours où tu es appelé à réfléchir sur l’amour, ses richesses et ses défis. Il n’est jamais trop tôt pour commencer à en parler même si chacun a son jardin secret avec ses attentes et ses projets.

    En route donc pour un partage sur les amours d’adolescents qui ont la vogue de nos jours. Il n’y a qu’à voir le nombre de ces jeunes couples qui se forment à la sortie des collèges qui s’en vont main dans la main en train de se livrer leurs secrets et de vibrer des sentiments de se dire qu’ils s’aiment.

    Qui ne voudrait réussir un beau roman d’amour ? A chacun ses émois, ses attentes et ses espoirs.

    De nos jours toutefois, ces amours d’adolescents ne restent pas toujours qu’au niveau de l’affectif et du romanesque. Il n’est pas facile de savoir quelles limites poser alors qu’il faut être moderne

    et ne pas prendre le risque de se retrouver sans copain.

    Adolescence et amours de jeunesse sont au rendez-vous de la réflexion. Sont bienvenus ceux et celles d’entre vous qui veulent réagir pour enrichir le partage.

     

    1. L’unique parcours de ta vie        

    Tu sais quand ta vie a commencé. Tu restes unique et irremplaçable.Te voici adolescent, et demain un adulte.

    De ta première cellule de vie aux 100 000 milliards de cellules de toi adulte, rien ne changera, il s’agit juste d’une évolution de l’embryon que tu as été.

    Vis ce qui t’arrive le mieux possible car nul ne sait quand ta vie arrivera à terme. Tu as déjà vécu tout un chemin, neuf mois avant ta naissance. Tu t’es construit toi-même à partir de ta première cellule de vie. Ta naissance reste la date de ton anniversaire où tu célèbres aussi la fin de ta vie intra-utérine.

    Commençons par voir ensemble ce magnifique parcours que nous avons tous vécu durant les neuf premiers mois de notre vie dans le corps de maman. C’est une minuscule fraction de notre vie humaine mais la science moderne nous permet maintenant de mieux comprendre à  quel point nous avons, nous-mêmes, travaillé depuis notre premier moment de vie pour nous construire et progresser. Découvrir tout cela nous permet de mieux nous aimer.

    Le commencement de ta vie

    Les deux éléments essentiels au commencement de ta vie te sont parvenus de tes deux parents.

    De papa; son demi-germe de vie s’appelle le spermatozoïde. Son corps en fabrique des milliers depuis sa puberté. Un d’entre eux a servi à te transmettre ta part de vie.

    De maman, son demi-germe de vie s’appelle l’ovule. Petit comme une pointe d’aiguille, c’est quand même la grosse cellule du corps humain, 25 000 fois plus gros que le spermatozoïde.

    Il faut à maman tout un cycle pour préparer un ovule capable d’être fécondé.

    C’est au cours d’un corps à corps amoureux que papa vient déposer dans le vagin de maman

    ses spermatozoïdes qui se sont précipités à travers l’utérus vers l’ovule.

    Sexe et hérédité dès la fécondation

    Cette fusion des demi-germes de vie de papa et de maman est l’alliance d’où commence la vie de tout humain.

    L’ovule et le spermatozoïde se débarrassent chacun de 23 de leurs chromosomes afin de pouvoir former une nouvelle cellule de 23 paires de chromosomes.

    De deux êtres uniques, commence un autre être unique. Garçon (XY) ou fille (XX), tu l’es dès le premier moment de ta vie.

    Il te faut savoir que c’est toujours le papa qui détermine le sexe de son enfant.

    Le 23ème chromosome de l’homme peut être soit X ou soit Y, alors que le 23ème chromosome de la femme est toujours XX.

    Les chromosomes ont déterminé non seulement ton sexe mais aussi ton hérédité. Tu peux avoir la couleur des yeux de ton papa et le teint de ta maman. Ressembler à ton grand-père maternel et avoir le rire de ta grand-mère paternelle. Le programme de vie de ta personne s’est inscrit dès lors dans ta molécule d’ADN, une découverte importante en 1953 qui a permis de mieux comprendre à quel point chaque cellule de la vie d’un humain n’appartient qu’à lui seul.

    Malgré toutes les similitudes, même si tu as un jumeau, tu es unique. Aucun humain n’est à 100% identique à un autre.

     

     

     Pré-embryon, premier voyage

    La vie intra-utérine ne dure que 9 mois, mais que d’obstacles majeurs à franchir pour rester en vie. 3 noms différents nomment les différentes étapes des dix premiers jours de la vie.

    Zygote est le nom donné à la cellule-œuf issue de la fusion. 30 heures après la fécondation commence la subdivision des cellules à  l’intérieur de la cellule-œuf qui reste de la même taille.

    Une première subdivision donne 2 cellules identiques. Au deuxième jour après la fécondation elles sont devenues quatre. Au troisième, elles sont devenues huit. Au quatrième jour, elles sont devenues seize.

    Morula est le nom de donné à cette grappe de cellules qui ressemble à une petite mûre. Cette subdivision des cellules se passe pendant ce premier voyage de quatre jours que nous effectuons tous du lieu de notre fécondation en route vers l’utérus maternel, transportés par les cils qui tapissent la trompe de Faloppe.

    Blastocyste (mot signifiant « germe, bourgeon) est le nom donné à la cellule-œuf au moment où la morula pénètre dans la cavité de l’utérus.

    L’œuf que nous avons tous été, au commencement de notre vie, contient maintenant 32 cellules.

    Au 5ème jour c’est l’éclosion de l’œuf qui s’ouvre. Elle laisse sortir la grappe de cellules qui cherche un endroit pour planter ses racines.

    Au 7ème jour c’est la nidation de l’embryon qui envoie, dès lors, un message à maman pour lui demander un surplus d’alimentation. A cette demande, le corps de maman commence à fabriquer une nouvelle hormone. C’est l’hormone HCG qui révèle la présence de bébé si elle fait un test de grossesse.

    Au 10ème jour, c’est l’implantation ; bébé a déjà bien enfoncé ses racines dans l’utérus de maman.

    Dès le 14ème jour, bébé a fabriqué lui-même les cellules de son sang, différent de celui de maman.

    Embryon : les 2 premiers mois de vie

    Tous les humains se construisent entièrement dans les 2 premiers mois de la vie intra-utérine. Bébé fabrique lui-même le placenta qui le relie à maman. Il vit bien à l’abri dans la piscine qu’est l’utérus de maman jusqu’à sa naissance.

    Au 20ème jour les fondations du système nerveux sont en place.

    Au 21ème jour le cœur primitif commence à battre, deux fois plus vite que le cœur de maman.

    Au 30ème jour les petits bourgeons des bras ont commencé à se former.

    A la fin de ce premier mois de vie, bébé est mille fois plus gros que l’œuf fécondé.

    Il n’a pas encore de forme humaine, sa tête est énorme par rapport au corps. Il ressemble à une virgule longue de 6 millimètres.

    Au 50ème jour les doigts sont formés.

    Au 57ème jour les orteils commencent à apparaître

    A huit semaines, bébé n’a pas encore de face humaine, son squelette est encore mou.C’est déjà un bébé complet miniature, long de quatre centimètres, il n’est pas plus gros que le pouce de papa, mais à 3 mois, ses empreintes digitales sont présentes. Plus rien ne sera ajouté. Il ne lui reste qu’à se développer.

    Fœtus

    A trois mois de vie dans l’utérus de maman, l’embryon, que nous avons tous été, est passé au stade de fœtus.Bien installé dans sa capsule, le sac amniotique, Bébé nage dans ce liquide amniotique, relié à maman par le cordon ombilical. Il lui faut se nourrir et grandir.

    A 12 semaines, le sexe génital permet de savoir si bébé sera un garçon ou une fille.

    L’ouïe paraît le plus aiguisé des 5 sens durant la période fœtale. Au 3ème mois, les cordes vocales sont présentes, mais incapables d’émettre un son avant la naissance.

    Dès le quatrième mois, le fœtus suce son pouce. Bébé bouge mais maman ne sent les mouvements qu’entre 16 et 21 semaines. Il flotte dans sa piscine naturelle et découvre le toucher grâce à ses mains et ses pieds. Dès 4 mois, sa main est en mesure de saisir. Le fœtus réagit aux stimulations vers 13 à 14 semaines.

    Avec le développement du système nerveux, Bébé vibre des émotions ressenties par tout ce que maman vit en elle et autour d’elle. Il connait la joie, la paix, l’excitation, l’angoisse, la peur.

    Au 6ème mois, ses oreilles captent les bruits de son entourage. Un son intense peut provoquer un sursaut et une accélération du rythme cardiaque. Les yeux, formés à quatre mois, ne sont sensibles à la lumière que vers le 7ème mois. A la naissance, le nourrisson distingue ombre et clarté. Vers 15 jours après sa naissance, il commence à regarder.

    Calendrier de vie du fœtus

    Deux mois comme embryon, sept mois comme fœtus, de 3 mois à 5 mois, son corps s’est recouvert d’un duvet, le lunago.

    Bébé est à 100% dépendant de maman pour perfectionner son corps. Il a pleinement besoin de ces neuf mois pour se construire. S’il naît prématurément, son parcours de vie est très pénible.

    Quelques mesures approximatives permettent de mieux visualiser son développement.

    A la fin du 3ème mois, bébé est long de 10 centimètres et pèse 45 grammes.

    A la fin du 4ème mois, bébé est long de 20 centimètres et pèse 200 grammes.

    A la fin du 5ème mois, bébé est long de 25 centimètres et pèse 500 grammes.

    A la fin du 6ème mois, bébé est long de 31 centimètres de long et pèse 1000 grammes.    

    Sourcils et chevelure apparaissent.

    A 7 mois bébé pèse 1700 grammes et mesure 40 centimètres.

    A 8 mois bébé pèse 2400 gr et mesure 45 centimètres.

    Bébé dort 15 à 20 heures par jour. Ses 2 poumons sont matures.        

    Son cœur bat au rythme de 120 à 160 battements à la minute.

    A sa naissance, il pèse quelque 3300 grammes et mesure 50 centimètres.    

     

     

     

     

    1. La sexualité : une différence qui enrichit

    Homme et femme sont DIFFÉRENTS non seulement

    Dans leurs parties génitales mais aussi

    Dans leurs hormones

    Leur psychologie

    Leurs actions et réactions.

    Leur sexualité retentit différemment à trois niveaux de leur personne

    Dans le CORPS : la pulsion, je subis.

    Dans le COEUR : l’émotion, je ressens.

    Dans le CERVEAU : la décision, je choisis.

    La sexualité les libère d’être centrés sur eux-mêmes de trois façons :

    • L’attirance motivée par la différence sexuelle
    • Le souhait d’une communion des corps, des cœurs et des esprits avec l’autre.
    • L’ouverture à la vie

    D’où l’attrait du masculin et du féminin. D’où le besoin d’aimer, de se donner, de fusionner à l’intérieur d’une relation stable pour qu’arrive, un jour, l’enfant qui vient souder le couple.

    La beauté de la différence sexuelle

    Déjà dès leur naissance, garçon et fille sont dotés chacun du pouvoir de transmettre la vie : d’où les différences de sexe, d’hormones et de sentiments qui les habitent dès leur début de vie. D’où cette essentielle différence entre le masculin et le féminin qui explique leurs réactions. D’où cette attirance pour vaincre la solitude qu’Adam a vécu avant qu’Eve ne lui soit donnée. Chair de sa chair et pourtant tellement différente de lui.

    L’humain est beaucoup plus que l’animal : son besoin d’aimer et d’être aimé lui fait vivre toute une palette de sentiments. Il peut être attiré, mais est capable d’attendre et de discerner. Il est libre de choisir qui il veut et doit avoir le courage de dire OUI ou NON.

    Homme et femme, riches de leur liberté, sont les maîtres de leur sexualité, capables de pouvoir rester deux êtres différents et pourtant avoir tant besoin l’un de l’autre.

    Le sexe : le trésor qui permet de procréer

    Bébé, à sa naissance, est déjà doté de pouvoir un jour transmettre sa part de vie. En fait tout est déjà en place alors qu’il n’a que trois mois de vie intra-utérine pour pouvoir donner la vie, il faut à chaque sexe trois éléments :

    Un lieu de production des semences de vie.

    Un tuyau de transmission pour le transport de ces semences.

    Un lieu adapté pour que s’effectue l’éjection des semences.

    Il faut aussi un terrain propice pour la rencontre et la fusion de ces graines de vie. Jusqu’à dans les années 60, il fallait attendre la naissance pour savoir si bébé était fille ou garçon. L’échographie permet maintenant de contempler bébé à l’intérieur de l’utérus. Le sexe est, de toute façon, déterminé dès le moment même de la conception. C’est à partir du troisième mois qu’il se différencie. Le corps humain se développe alors selon un modèle différent.

    D’où une humanité coupée en deux, dans une sexualité génitale et hormonale qui différencie l’homme et la femme.

    C’est un garçon

    Chez le garçon, c’est à l’extérieur de son corps,  que se situe son lieu de production de semences

    Parce que la température ambiante est moins chaude et donc plus propice.  Dans la bourse, se trouvent les deux testicules qui sont les usines où les spermatozoïdes naissent.

    Le spermatozoïde est composé de trois parties :

    • Une tête protégée par une coiffe qui contient toute la part d’hérédité que l’homme transmet.
    • Le corps, la partie centrale qui est le moteur avec ses réserves d’énergie.
    • La queue, le flagelle pour le propulser et lui permettre d’avancer.

    Les spermatozoïdes

    Les spermatozoïdes se préparent pendant dix semaines pour être capables de transmettre leur part de vie. Les spermatozoïdes sont transportés à l’intérieur du corps dans des tubes. Ce sont les canaux déférents où ils arrivent à maturité. Leur lieu final de sortie est le pénis d’où ils s’écoulent naturellement. Le sperme, riche de millions de spermatozoïdes, est lessivé à chaque fois que l’homme urine.

    Quand il y a une stimulation sexuelle, le pénis gonfle et devient dur, c’est l’érection, le sperme est éjecté suite à des contractions. 100 millions de spermatozoïdes sont fabriqués chaque jour. Il y a 2-7 millions à chaque éjaculation. Ces spermatozoïdes meurent en 3 heures dans le milieu acide du vagin.

    Ils ne peuvent survivre que dans la glaire cervicale de la femme, qui, si elle est de bonne qualité, les garde en vie 4-6 jours. S’il y a eu une relation sexuelle en période fertile de la femme, une centaine de spermatozoïdes parvient autour de l’ovule. Ils vont s’attaquer à ses cellules nourricières. Un seul arrive à pénétrer l’ovule pour le féconder. L’hormone sexuelle qui donne à l’homme sa vigueur masculine est la testostérone.

     C’est une fille

    Chez la fille toute sa partie génitale se trouve à l’intérieur de son corps bien protégée, à l’abri des infections.

    La femme a un double sac de semences, un ovaire à droite et un ovaire à gauche, la nature est prévoyante au cas où l’un d’entre eux serait défectueux ou malade. Dans ces deux ovaires se trouvent déjà, depuis qu’elle a trois mois de vie intra-utérine,  Tous les germes d’ovules qui vont se développer et arriver à maturité, lors de chaque cycle de la femme de la puberté à la ménopause.

    Les tuyaux de transmission sont les 2 trompes, une à droite et l’autre à gauche, longues d’environ 15 centimètres et terminées en forme de doigts, élancés et protecteurs, pour accueillir et protéger l’ovule éjecté lors de l’ovulation.

    Ces trompes, situées au-dessus des ovaires, sont les couloirs de vie où l’œuf fécondé est transporté durant quatre jours vers l’utérus, qui se prépare comme un nid, à chaque cycle de la puberté à la ménopause.

    Le nid maternel

    L’utérus est un muscle creux qui s’ouvre vers le bas dans le vagin. Cette porte de sortie s’appelle le col de l’utérus. C’est un endroit très important qui a un double rôle : c’est là que se trouvent les glandes qui vont fabriquer, à partir de la puberté, au cours de chaque cycle, une glaire essentielle à la fécondation.

    C’est aussi, lors de l’accouchement, la porte qui s’élargit d’environ 10 centimètres  pour permettre au bébé de sortir de maman et de naître à la vie.

    Le col de l’utérus s’ouvre sur le vagin. C’est un couloir qui s’ouvre à l’extérieur entre les deux vulves.

    Le vagin est le lieu où le pénis vient déposer le sperme riche de spermatozoïdes lors de la relation sexuelle qui permet à l’homme et à la femme d’avoir des étreintes qui expriment leur force d’amour.

    La fille a une autre ouverture, la vessie, à l’intérieur de la vulve, où passe son urine. Les deux lèvres de la vulve protègent cette partie du sexe féminin tellement vital pour accueillir la vie.

    Au haut de cette fente, entre les deux lèvres de la vulve, se trouve le clitoris qui ressent des sensations.

    Il y a deux hormones sexuelles féminines, l’une pour activer sa féminité s’appelle œstrogène.

    L’autre hormone pour l’aider au cas où une maternité se précise s’appelle progestérone. Les deux hormones commencent à s’activer lors de la puberté.

     

     

    1. De la naissance à l’âge adulte

    Les premières 10 années de vie posent les fondations, elles sont celles qui marquent le plus.

    Elles CONSTRUISENT ou MUTILENT selon l’attitude des parents. La faim d’amour de bébé est immense. Tout ce qu’il vit est imprimé dans son subconscient.

    Besoin d’être enveloppé de tendresse. Besoin de se sentir accueilli, accepté et de se laisser bercer par ceux qui l’entourent.

    Besoin de se nourrir de lait d’abord, de purées ensuite, et au fur et à mesure de toute la palette de mets divers.

    Les progrès de bébé sont constants : voir de mieux en mieux, entendre, s’exprimer par des pleurs, des cris, des mots. Pouvoir se retourner, se déplacer, s’agripper, se mettre debout.

    Sa première année est la période de sa vie où il grandit le plus : quelque 25 centimètres. Puis 10 centimètres par an pour les 3 années suivantes,  ce qui fait un total de quelque 50 centimètres en 4 ans.

    Les années de fondation

    Vers l’âge de 2 – 3 ans

    Bébé découvre son corps, il manipule les objets. Bébé commence à s’exprimer avec des mots

    Bébé aime jouer et faire du désordre. Bébé entre dans l’âge du « non », question d’affirmer son identité à travers ses colères d’enfant.

    Vers l’âge de 3 – 5 ans

    Sa personnalité s’est affirmée : il découvre son sexe, différent de l’autre sexe. Il vit le complexe d’Oedipe et ressent un attrait spécial pour son parent de sexe différent. Il est capable de jouer avec d’autres.

    L’âge de latence : 6 – 8 ans

    Une période plus paisible : l’enfant se construit un monde imaginaire avec ses héros, ses peurs et ses fantasmes.

    9-12 ans: la pré-puberté

    Le jeune découvre l’importance des amis. Il se sent grandir et se découvre un corps différent

    Voici que de nouveaux éléments entrent en jeu  Des hormones sexuelles vont s’activer pour assurer les changements du corps  qui vont permettre de transmettre un jour la vie.

    Adolescence : vers un corps et un cœur adulte

    La puberté c’est l’entrée dans l’adolescence :

    Le CORPS change.

    Le CŒUR ressent de nouvelles émotions.

    La raison et la liberté permettent à l’adolescent de faire des choix. Avec la puberté, commence la fécondité. Vers l’âge de 15 ans, le garçon a atteint la maturité sexuelle

    Avec la production de spermatozoïdes matures.

    Le jeune garçon connaît alors des érections et éjaculations nocturnes qui le surprennent et le questionnent. Elles sont normales puisqu’elles sont la conséquence des phénomènes hormonaux. Les garçons développent grâce aux hormones sexuelles qui s’activent

    Une fécondité constante qui peut durer toute la vie.

    Les filles voient commencer les règles et apprennent à connaître leur cycle. Leur ovule ne vit que pendant 24 heures, alors que les spermatozoïdes peuvent vivre 4 à 5 jours, grâce à la glaire fertile.

    Les jeunes filles découvrent la réalité de leur corps d’adulte : elles seront grandes, moyennes ou petites, auront peu ou beaucoup de poitrine. Elles peuvent se retrouver avec des silhouettes temporairement disproportionnées, ce qui peut leur donner des angoisses et complexes.

    Les trois périodes de l’adolescence

    C’est la période où peuvent se vivre les plus belles générosités. C’est aussi la période où peuvent s’installer la majorité des dépendances. Certains jeunes vont avoir une adolescence «bruyante». D’autres adolescences vont passer plus inaperçues.

    De 12 à 18 ans, le jeune connaît les trois périodes de l’adolescence

    • 12 – 14 ans – la première adolescence, la phase d’intimité.

    L’identité sexuelle habite tout le corps qui devient capable de transmettre la vie.

    • 15 – 16 ans – la moyenne adolescence : la phase d’identité

    C’est la route vers plus d’indépendance avec des émotions face à soi-même et aux autres. Avec le réveil de l’exhibitionnisme chez la fille et du voyeurisme chez le garçon. Il faut l’acceptation de son physique et de son sexe. Il y a un besoin de tendresse et une recherche du plaisir, d’où l’importance d’éduquer ses désirs, de les comprendre et de les contrôler.

    • 17 – 18 ans – la grande adolescence : la phase de maturation affective.

    Prouver sa valeur personnelle est important pour l’adolescent. Il s’interroge sur son degré d’identité et le choix d’une profession. Il veut avoir un comportement social responsable et indépendant.

    L’adolescent/e entre dans l’âge adulte qui commence officiellement avec les 18 ans. Il/elle est devenu/e, espérons-le, un citoyen responsable avec le pouvoir de voter, de gagner sa vie,

    D’enrichir par ses qualités ceux qui l’entourent, de se marier selon son gré.

    Le trésor de la sexualité

    La sexualité est une richesse qui touche tous les aspects de la personne humaine dans son unité entre l’âme et le corps Elle concerne l’affectivité, la capacité de créer des liens avec autrui. Elle permet d’aimer avec ses joies et ses souffrances. Elle permet aussi de procréer parce que l’amour veut être fécond et se prolonger dans l’enfant.

    Il s’agit de pouvoir gérer précieusement cette richesse.

    Je suis propriétaire et maître de la clé du trésor de ma sexualité. Je dois connaître, à l’adolescence, ce trésor pour décider quoi en faire.

    Il y a 2 options

    • Le dilapider ? … Souffrance
    • Le faire fructifier ?… Bonheur

     

     

    1. Adolescence : la route vers la vie adulte

    De 12-18 ans, c’est la mise en route vers la vie adulte. L’adolescence reste toutefois une étape où le jeune doit connaître ses limites. Jusqu’à 18 ans : il a un statut de mineur

    Il n’a pas de capacité légale. Il n’a pas le droit de vote et ne peut signer un contrat.

    Les relations sexuelles ne sont pas autorisées avant d’avoir eu 16 ans. 18 ans : c’est l’âge légal pour pouvoir se marier. A 16 ans, il faut l’autorisation des parents et du juge.

    Le corps ne finit de grandir que vers 20 ans. Le cœur veut aimer mais il a besoin de mûrir.

    Les 4 défis de l’adolescence

    Grandir dans un corps en bonne santé :

    Avoir une saine alimentation, un équilibre de vie entre études, sports et loisirs. Attention aux dépendances qui emprisonnent : tabac, alcool, drogue.

    Se préparer à sa vie affective :

    Pour vivre un amour capable de se donner et de rendre heureux. Pour faire face aux joies et aux souffrances associées à tout amour.

    Se préparer à une vie citoyenne et à gagner un salaire:

    Étudier pour acquérir une formation technique ou professionnelle. Cultiver les valeurs d’honnêteté et de service pour bien vivre en société

    Développer la dimension spirituelle de sa personne :

    Tout humain a une dimension philosophique et religieuse. Embellir sa vie qui ne s’arrête pas avec sa mort.

    La période des grandes amitiés

    L’adolescence est l’âge d’or des amitiés qui peuvent se maintenir la vie entière. Filles et garçons du même groupe d’âge trouvent du plaisir à se retrouver. Ils s’enrichissent mutuellement de leurs talents respectifs. Ensemble ils se stimulent et sont capables de se dépasser.

    Les amitiés particulières se révèlent aussi très positives. C’est une richesse de trouver une âme-sœur à qui on peut confier ses secrets, ses projets, ses réussites et ses problèmes. Les premières amitiés sont parfois avec quelqu’un du même sexe. Voilà pourquoi certains jeunes passent par une phase homosexuelle avant de découvrir un intérêt pour le sexe opposé. Il est important de ne pas se laisser aller à des actes homosexuels car le jeune peut se figurer avoir une tendance homosexuelle, alors que ce n’est qu’une étape passagère de son développement affectif.

     Adolescence : un âge difficile

    Le corps a évolué mais manque de maturité dans l’affectivité. Les adolescents ont tendance à s’affranchir de l’enfance en contredisant leurs parents. Ils se donnent des illusions de liberté en transgressant les interdits de la famille.

    Certains jeunes vivent une grande curiosité sexuelle avec une angoissante recherche du plaisir sur leur propre corps. Ils sont curieux du plaisir physique attaché à la relation sexuelle. Ils ne savent pas que trop de sexe étouffe le cœur. Ils n’ont pas compris que la précocité sexuelle arrête le développement affectif.

    Il est essentiel qu’ils apprennent que savoir dire non est important. Qu’il faut avoir le courage de refuser le chantage, la menace ou les cadeaux de ceux qui veulent abuser d’eux ou les entrainer dans des expériences malsaines.  

    Les dépendances et les dangers d’addiction

    Un besoin affectif exagéré pendant l’adolescence peut résulter d’une angoisse ou d’un manque d’amour pendant l’enfance. Des dépendances peuvent s’installer. Elles vont susciter certains esclavages dont il sera difficile de se libérer.

    CIGARETTE : l’excès de tabac abîme les poumons et invite les cancers.

    ALCOOL : de plus en plus de jeunes, garçons et filles, en consomment trop. Le sevrage est difficile. L’alcoolisme fragilise hommes et femmes à tous les âges.

    DROGUE : un besoin de plus en plus grand d’en consommer régulièrement. Le cerveau de l’adolescent est vulnérable aux toxiques. Avant 18 ans il développe un besoin plus grand du produit. Il a besoin d’en consommer de plus en plus pour arriver aux mêmes sensations.

    Ces addictions démolissent la santé et créent des problèmes. Il est difficile de parvenir à la guérison, on parle plutôt de rémission, avec les risques de replonger.

    MASTURBATION : recherche solitaire du plaisir en manipulant son sexe, alors que la sexualité a pour but la communication, la masturbation est de l’auto-érotisme. Vouloir se faire l’amour à soi-même est un monologue qui ne libère pas.

    JEUX SEXUELS ENTRE JEUNES :

    Pratiques désordonnées dans la recherche du plaisir sexuel.

    HOMOSEXUALITÉ : plaisir sexuel partagé avec quelqu’un du même sexe.

    INCESTE : pratiques sexuelles en famille.

    PEDOPHILIE: enfants manipulés et abusés sexuellement.

    PORNOGRAPHIE : voir du sexe sans tendresse :

    Une drogue sexuelle et mentale, il devient difficile de s’en passer

    PROSTITUTION : la vente de son propre corps.

    Pénibles réalités mauriciennes

    Voici des statistiques qui donneront aux jeunes à réfléchir. Il y a quelque 150 jeunes de moins de 18 ans dans des centres de rééducation, obligés de quitter leur maison à cause des méfaits dont ils ont été coupables.

    Les adultes qui sont à l’heure actuelle dans les prisons se sont mis hors la loi, en grande majorité, dès l’adolescence. Il y a quelque 2 900 détenus dans les neuf prisons pour hommes et 168 femmes dans l’unique prison féminine.

    Tristes réalités qui devraient inciter les adolescents à tout faire pour éviter de se retrouver ayant à faire face à de tels problèmes.

    Le sida poursuit ses ravages avec quelque 4 075 porteurs de virus  et quelque 4 000 autres qui ne savent pas encore qu’ils sont déjà contaminés.

     

     

    1. La différence sexuelle

    Le but de la différence des sexes :

    • l’attrait en vue d’un amour et d’une communion entre un homme et une femme.
    • la possibilité de pouvoir donner la vie.

    En fonction de sa sexualité, la femme diffère de l’homme sur 4 plans :

    • Elle a 2 hormones sexuelles : œstrogène et progestérone alors que l’homme n’a que la testostérone.
    • Elle a un cycle de fertilité qu’elle peut apprendre à reconnaître. De la puberté (12-15 ans) à la ménopause (42-50 ans), un ovule mûrit à chaque cycle et peut être fécondé.
    • Son sexe, protégé à l’intérieur de son corps, est capable d’accueillir le sexe de l’homme qui peut la féconder.
    • Elle peut porter, mettre au monde et nourrir son enfant.

    La fécondité chez l’homme

    1. C’est lui qui prend l’initiative de transmettre la vie.
    2. C’est lui détermine le sexe de son enfant

    Son organe de reproduction – les testicules dans le scrotum et le pénis se trouvent en dehors de son corps.

    Ses demi-semences de vie sont les spermatozoïdes. Il y a une fabrication constante de la puberté à la mort. 300 millions de spermatozoïdes ont déjà 2 mois et demi de vie quand ils sont émis lors d’une éjaculation. Ils sont lessivés par les urines. Ils meurent dans moins de 2 heures dans le vagin acide.

    Les spermatozoïdes ont un dynamisme extraordinaire. Lors d’une éjaculation, il faut 10 minutes pour les 20 centimètres à parcourir pour remonter dans le vagin, l’utérus et la trompe en direction de l’ovule libéré de l’ovaire en vue de le féconder.

    Durée de vie des spermatozoïdes : seule la glaire fertile de la femme peut les garder en vie pendant  4 – 5 jours.

    Une hormone sexuelle masculine, la testostérone,est secrétée de sa puberté à sa mort.

    La fécondité chez la femme

    Son organe de reproduction est à l’intérieur de son corps : elle a 2 ovaires, 2 trompes et un utérus qui s’ouvre à travers le col de l’utérus sur le vagin.

    Ses demi-semences de vie sont dans ses deux ovaires où  se trouve le nombre total d’ovules qu’elle possède avant sa naissance, alors qu’elle est encore dans le sein de sa maman. Ces ovules vont mûrir au fur et à mesure, à chacun de ses cycles  de la puberté à la ménopause.

    Durée de vie de l’ovule passive qui sort de l’ovaire à l’ovulation en attendant d’être fécondée : 24 heures.

    2 hormones sexuelles féminines font fluctuer ses états d’âme et son humeur. L’œstrogène est l’hormone de la féminité ; la progestérone est l’hormone en vue d’une possible maternité.

    Secrétée au moment de l’ovulation, la progestérone fait remonter la température.

    La femme est féconde autour de 13 à 50 ans (quelque 37 années). A chaque cycle l’ovule féminin ne vit que 24 heures.

    Son enfant passe quelque 280-300 jours dans son utérus.

    Les quatre étapes d’un cycle féminin

    Au cours du cycle, la femme connaît 4 moments différents

    Les jours rouges de règles : Aucune grossesse n’a démarré. S’il n’y a pas eu fécondation, l’utérus se vide de muqueuses inutiles. Les saignements sont la conséquence du cycle précédent ; l’endomètre, tissu qui tapisse l’utérus en prévision de l’ovulation, est lessivé lors des règles. Le premier jour des règles marque le premier jour du cycle.

    Les jours secs suivant les règles sont de durée variable, les deux ovaires  sont au repos.

    Les jours humides : ils commencent et reflètent la période de fertilité avec la grande forme associée à l’ovulation.

    Les femmes qui s’observent peuvent reconnaître la présence d’une glaire, une substance blanche qui devient de plus en plus fluide et transparente. En cas de relation sexuelle, cette glaire peut garder en vie les spermatozoïdes 4-5 jours jusqu’à l’ovulation.

    En sachant observer l’évolution de sa glaire, la femme apprend à identifier elle-même le Jour Pic. C’est le point de point de repère de son ovulation, c’est le moment de sa plus grande fertilité.

    Les jours secs constituent la phase post-ovulatoirequi est inféconde. Cette phase qui dure 11 à 16 jours, est une durée relativement stable pour une même femme.

    Éléments essentiels à la fécondation

    Trois éléments sont essentiels : un ovule, des spermatozoïdes et la glaire cervicale.

    L’ovule ne peut vivre que 24 heures.

    Un spermatozoïde peut vivre au maximum 4 à 5 jours dans une glaire de type fertile.

    La glaire cervicale, présente à l’ovulation, est essentielle pour nourrir les spermatozoïdes et donner un reflet exact de la fertilité.

    Le « jour sommet », correspond au dernier jour de sensation de lubrification, c’est un bon marqueur de l’ovulation.

    S’il y a rencontre et fusion d’un spermatozoïde et d’un ovule, c’est la fécondation, la vie peut commencer. Mais l’adolescent est-il prêt à prendre la charge de son propre enfant ?

    Corps et cœur ont besoin de prendre le temps pour aimer, s’assumer et devenir capables de faire face aux défis de l’amour.

     

    Grossesses précoces

    Un premier rapport sexuel, même sans pénétration complète en période fertile, peut résulter en une grossesse. Que de problèmes alors auxquels la future maman doit faire face.

    • Il y a ses interrogations par rapport aux réactions du père du bébé. Il y a celui qui se désintéresse et se tourne vers une autre fille, alors qu’un autre peut vouloir assumer ses responsabilités, mais n’en a pas les moyens.
    • Il y a la réaction des parents tellement déçus de voir l’avenir de leur fille contrariée par une grossesse non désirée, lourde de séquelles pour tout son avenir.
    • Il y a les mariages hâtifs qui ne sont pas assurés de continuité dans l’avenir.

    Il y a toutefois ces mamans courages qui, malgré leur jeunesse, donnent la vie.

    Elles se créent un avenir où l’enfant peut trouver sa part d’amour et s’épanouir grâce à l’équilibre qu’elles ont réussi à trouver malgré tous les problèmes rencontrés.

     

    La contraception : une médicalisation de la sexualité

    Le but de la contraception  est de se protéger de la naissance de l’enfant. Certains couples ne veulent que de l’enfant programmé et désiré. Ils font appel à différentes méthodes contraceptives qui ont divers buts:

    • Empêcher la rencontre du spermatozoïde et de l’ovule : par un préservatif, masculin ou féminin, ou l’insertion d’un stérilet.  
    • Bloquer l’ovulation :   par des pilules et des implants.
    • Détruire les spermatozoïdes : par des tampons et des spermicides.

    La pilule du lendemain qui est sur le marché implique la prise de 2 comprimés, le plus tôt possible, après le rapport sexuel afin d’empêcher la nidation de l’embryon qui est en plein développement.

    Le taux d’efficacité des différentes méthodes dépend de leur utilisation correcte. Ces méthodes de contraception comportent des taux d’échec qui ont été étudiés. Le choix d’une contraception ne devrait pas être réservé à l’un ou l’autre, mais devrait être au centre des préoccupations des deux partenaires.

    Certaines méthodes de contraception nécessitent un suivi médical sérieux, car leur but est de contrecarrer le cours normal des choses en faisant usage de produits chimiques aux effets secondaires.

     

     

    1. Cœur, amour et sexualité

    « Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien”

    L’adolescence : le temps pour apprendre son cœur à aimer

    Le CORPS grandit et peut transmettre la vie. Il faut connaître et comprendre ses pulsions. Il faut savoir développer le contrôle de soi-même.

    Le COEUR se sent capable d’aimer et veut être aimé. Besoin d’avoir et d’être accepté par des amis.

    Possibilité d’une phase homosexuelle.

    La première passion, quand on est encore adolescent, suscite une grande force d’amour où l’on croit ne pas pouvoir vivre sans l’être aimé.

    Coup de foudre et amour vrai sont 2 réalités différentes

    Il est essentiel de donner à son cœur le temps de mûrir et de discerner.

    Instinct sexuel et pulsions : dons de Dieu

    Amour et Sexe : source de communion

    Amour et Sexe : source de plaisir

    Amour et Sexe : source de procréation

    La sexualité n’est pas une force incontrôlable. Elle n’est pas instinctive comme chez les animaux. C’est une richesse à protéger.

    Notre tête et notre cœur doivent être le pilote de notre sexualité car l’homme et la femme sont aimantés l’un vers l’autre pour vivre l’amour dans la durée et dans la fidélité.

    L’amour s’apprend

    L’amour s’apprend. C’est une construction

    Dans l’amour, il y a 5 grands désirs qui sont des forces positives:

    • Désir de vivre très proche de l’autre et ne pas avoir à le quitter.
    • Désir de pouvoir lui exprimer sa tendresse.
    • Désir de pouvoir communiquer et échanger sur ce que chacun vit.
    • Désir de pouvoir donner la vie.
    • Désir d’être traité comme une personne et non pas un objet.

    L’amour est à la fois:

    Eros = Amour – Désir (j’ai besoin de toi)

    Agape = Amour – Don (tu as besoin de moi, je me donne à toi)

    Communion = Notre Amour à Nous.

    Ensemble nous formons une communauté de vie. L’amour se construit ensemble à deux.

    Nous nous acceptons avec nos différences. Nous bâtissons ensemble des terrains de dialogue et d’engagement pour ne pas vivre en vase clos face à nous-mêmes.

    Plaisir procuré par les gestes amoureux

    Regards, caresses, baisers…procurent des sensations qui plaisent au corps et au cœur.

    Ne prendre du plaisir du corps de l’autre qu’avec son consentement. Autrement c’est du viol.

    Désirer quelqu’un ne suffit pas pour en être désiré.

    Le sexe sans affectivité – pas de langage, pas d’intériorité – peut procurer un plaisir immédiat, mais dessèche la magie de l’amour qui est dans la communion des corps et des cœurs.

    Le corps a connu un plaisir immédiat mais le cœur toutefois se sent vide. Si on abuse, c’est la dépendance. On en a de plus en plus besoin.

    Si les gestes amoureux sont banalisés, ils sont vidés de leurs richesses. Ils rendent les ruptures plus douloureuses.

    Sexualité permissive

    Ne pas confondre amour et expériences amoureuses. Le corps n’est pas un objet à utiliser de façon insensée. La permissivité ne mène pas à la joie de l’amour.

    Tendance par les temps actuels à encourager le libertinage irresponsable. Le vagabondage sexuel : c’est essayer son pouvoir de séduction. C’est exciter quelqu’un, c’est un calcul, une stratégie. C’est se servir de lui pour son plaisir personnel sans rencontre vraie et sans amour dans la tendresse,

    La déception peut être violente ou dépressive.

    Que de souffrances en attente devant les infidélités.

    Avec de multiples partenaires, la personne n’arrive plus à être capable de sentiments forts qui veulent devenir permanents.

    Filles sexuellement précoces

    Les filles qui font les premiers pas vers les garçons. Elles attendent l’amour, elles récoltent surtout du sexe à gogo. Elles deviennent capables de moins de tendresse et de plus de stratégie. Elles se servent de sexe pour se venger.

    Certaines décident de ne pas garder l’enfant qui s’est annoncé. Elles ne se rendent pas compte qu’un avortement ne s’oublie pas. Cela peut sembler être une solution radicale et immédiate, mais que de problèmes pour après !

    Les étapes essentielles d’un avortement sont :

    • Dilater le col de l’utérus
    • Tuer l’enfant en développement
    • Expulser de l’utérus les débris du fœtus et du placenta
    • Arrêter brutalement l’intense activité hormonale associée à la grossesse.

     

    Plus il y a d’activité sexuelle, moins il y a de mariages.

    • • Plus de grossesses précoces.
    • • Plus de familles monoparentales.
    • • Plus d’avortements.
    • • Plus de maladies sexuellement transmissibles.
    • • Plus de violence sexuelle.
    • • Plus de divorces.
    • • Plus de cancers féminins.

    2 industries prospères avec la permissivité sexuelle sont les produits pharmaceutiques et l’industrie du sexe.

     

    La virginité : une valeur et une richesse de l’amour

    La virginité c’est garder le don de son corps pour vivre la relation sexuelle avec la personne avec qui on construit son avenir et sa famille.

    C’est rester vierge :

    • Non par peur du sida et des IST (infections sexuellement transmissibles)
    • Non par peur de grossesses précoces.
    • Non par peur d’éventuelles punitions.

    Mais attendre pour mieux accueillir le cadeau de la sexualité de l’autre pour le partage exclusif de son corps et de son cœur avec celui que l’on peut aimer dans la durée et dans la fidélité,

    C’est travailler à rester chastes dans le regard, les gestes, l’écoute, les paroles.

    • C’est un chemin de retenue pour son propre bien-être
    • C’est le chemin de la santé et de la dignité
    • C’est s’éviter pour l’avenir des souvenirs qui peuvent s’avérer difficiles à porter et à partager.

    La virginité du jeune homme est importante même si son corps, contrairement à celui de la femme, reste identique avant et après l’union sexuelle. Il ne doit pas traiter pas la pulsion sexuelle comme un objet d’expérience, mais la contrôler pour exprimer un amour vrai.

     

    Les 5 amours d’une vie

    Un besoin essentiel de l’humain : L’AMOUR

    5 grands AMOURS sont à vivre afin que la vie humaine, à la différence de la vie animale, soit remplie d’amour.

    • L’AMOUR DE SES PARENTS depuis sa naissance
    • AMOUR DE SOI-MEME qui commence avec l’enfance
    • AMOUR DE DIEU

    Ces 3 amours vécus et construits pendant l’enfance et l’adolescence constituent le trépied

    pour les 2 grands amours de la vie d’adulte :

    • AMOUR D’UN CONJOINT
    • AMOUR DE SES ENFANTS

    L’amour peut aussi être vécu de façon positive, que ce soit dans le célibat ou la vie consacrée. Chacune de ces étapes doit être bien vécue pour que l’humain, fille ou garçon:

    • Aime d’un amour de plus en plus vrai.
    • Vive un amour capable de se DONNER et de RECEVOIR de l’autre.
    • Soit heureux en amour.

     


    1. Amour conjugal

         Fiançailles / mariage

    Vers l’amour, il y a 3 étapes

    • Un cœur en attente de l’autre.
    • Le temps d’un choix et d’un consentement mutuel.
    • Un engagement définitif pour la vie.

    D’où l’importance des fiançailles pour que le choix soit bien réfléchi afin que séparation et divorce ne surviennent avec leurs souffrances et blessures.

    Ce sont l’homme et la femme qui sont les auteurs de leur mariage. C’est un engagement pris devant la société civile. C’est aussi un engagement que des couples prennent devant Dieu en vue de lui demander de sceller leur couple dans son amour.

    La célébration du mariage s’achève dans le lit conjugal par le langage des corps qui est l’expression du don et de la communion entre un homme et une femme.

     

    La relation sexuelle

    Quand la relation sexuelle est l’aboutissement d’une attente désirée à deux, elle est une invitation à se partager mutuellement ce que tout humain a de plus précieux :

    L’intimité de son corps et de son cœur dans un désir de se souder l’un à l’autre.

    C’est dans la confiance que le couple se procure mutuellement du plaisir.

    La relation sexuelle n’est pas que pour la procréation. Ce plaisir est la récompense d’un acte utile recherché par l’espèce pour sa reproduction.

    Seuls les humains le ressentent. Ce plaisir provient du néocortex, la partie la plus achevée du cerveau.

    Plaisir masculin et plaisir féminin ont des rythmes différents. Il faut acquérir la maîtrise de son corps et de ses réactions afin de pouvoir attendre et combler le bonheur de l’autre.

    Homme et femme : différentes réactions

    L’orgasme, le plaisir sexuel, est ressenti différemment. Les hommes le ressentent plus facilement.

    a femme, plus introvertie, recherche la tendresse et les caresses. Elle ne veut pas être associée au désir sexuel seulement. Elle veut se sentir aimée, elle est parfois plus lente à ressentir le plaisir physique.

    L’homme est plus extroverti. La pulsion est forte. Le désir chez lui est aussi une question de virilité. L’orgasme est autant un soulagement qu’une joie. Il est important de concilier désir masculin et notion de fidélité.

    Ces différences de réactions sont une source de richesses dans les liens qui se tissent entre un homme et une femme qui s’aiment. D’où l’importance du dialogue et du désir de prendre le temps et les moyens de se faire plaisir mutuellement.

    Devenir un couple

    2 corps, 2 cœurs, 2 sexes différents.

    • Il faut savoir sauvegarder deux identités dans une vie commune.
    • Il faut savoir que les pulsions sont différentes
    • Il faut savoir que les émotions ne s’expriment pas de la même façon
    • Il faut comprendre que le cœur de l’autre aime de façon différente, selon son histoire passée et les expériences vécues.

    Les 3 piliers pour rester un couple heureux sont :

    • Fidélité afin d’aimer dans la durée.
    • Indissolubilité, même si des problèmes ont pu surgir.
    • Fécondité, même si le couple ne peut avoir un enfant.

    Ingrédients pour devenir un couple heureux

    Plaisir de vivre ensemble dans la tendresse et la bonne humeur.

    Plaisir de prendre du temps ensemble, même si on a des centres d’intérêts différents.

    Plaisir de se communiquer à l’autre et de trouver du temps pour le faire.

    Plaisir de s’accepter différents.

    Plaisir de faire plaisir à l’autre.

    Plaisir de travailler à partager les mêmes valeurs.

    Plaisir à trouver auprès de ses enfants malgré toutes les exigences que cela représente.

    Tout amour qui grandit dans le mariage passe par 3 étapes

    • Un temps d’exaltation, la flamme d’amour qui voit tout en rose.
    • Face aux réalités : une certaine déception
    • Un renouveau d’amour encore plus solide.

    Il est utopique de croire que la vie commune sera une lune de miel permanente. Tout amour qui grandit ne peut éviter l’épreuve.

    Les hivers de l’amour peuvent, avec de la volonté, s’ouvrir sur de nouveaux printemps. Tout cela n’est pas toujours facile.

    Il n’y a pas d’amour humain qui ne doit, un jour ou l’autre, surmonter un problème pour continuer à progresser.

    Sexualité, Spiritualité et Amour

    Que cherche-t-on ? Le plaisir d’un moment ou un bonheur qui va durer.

    Faire le sexe n’est pas seulement une consommation qui apporte du plaisir au corps. C’est aussi une prise en charge amoureuse de l’autre.

    Le plaisir est non seulement une expérience charnelle, mais aussi spirituelle. Il n’y a pas que les corps qui s’unissent, mais aussi les cœurs. D’où le bonheur ou la souffrance qui en découle.

    Nous sommes créés chair et esprit. L’union charnelle motivée par le désir est voulue par le Créateur.

    Le corps est beau

    Le plaisir est légitime

    Dieu nous veut heureux en amour.

    Un bonheur à être vécu, voulu et savouré au jour le jour.

     

     

    1. Amoureux à 14/16 ans

    L’enfant qui ne s’est pas senti assez aimé, pendant son enfance, est fragilisé. Il a encore plus faim d’amour. Il peut tomber amoureux très jeune. Il veut vivre de grandes amitiés, avoir des coups de cœur, ressentir une grande passion …

    Il est curieux de vouloir tout découvrir au plus vite et n’a pas beaucoup de volonté, alors que l’amour adulte est capable de prendre le temps de faire un choix judicieux.

    Coup de foudre & coup de cœur

    Flash amoureux. Un choc qui aveugle. Magie de l’amour, premiers émois. On fantasme, on s’enflamme.

    On pense avoir trouvé le type idéal qu’on attendait. On l’idéalise l’autre, on le met sur un piédestal. On ne voit pas ses défauts. On ne voit pas toute la réalité de l’autre. On croit pouvoir le changer.

    Il y a le risque de s’enflammer pour des personnes beaucoup plus âgées.

    Dans la tête : romance, passion, éclatement du cœur qui veut aimer.

    Dans le corps : besoin de caresser, de sentir l’autre proche, de voir jusqu’où on peut aller. Passion amoureuse.

    Dans la volonté : est-ce qu’on pourra et est-ce qu’on saura s’arrêter ? Alors qu’on veut tout connaître trop vite et à la sauvette.

    Influence plus accentuée des hormones

    Pendant l’adolescence, les hormones sexuelles influençant les sentiments sont plus prononcées. Elles bloquent d’une certaine façon la raison qui aiderait à voir plus clair sur la portée de ses actes.

    La dopamine, la molécule du plaisir, procure un sentiment de bien-être malgré les risques pris au cours de cette relation sexuelle. C’est cette même hormone qui provoque le comportement des drogués et des alcooliques, leur donnant l’impression qu’ils ne peuvent plus se passer de leur drogue ou de l’alcool.

    L’ocytocine, l’hormone de la confiance et de l’amour, joue un rôle important dans le développement de l’attachement.

    Les amours des adolescents ont donc un cachet particulier

    Amour difé : la vie ordinaire est bouleversée par un raz-de-marée de sentiments et de besoins.

    Amour la colle : avec les hormones qui soudent et qui créent l’attachement.

    Lois mauriciennes concernant les activités sexuelles

    Quel est le but de toute loi ?

    Protéger, encadrer, réguler la vie en société.

    Que dit la loi concernant la vie sexuelle des jeunes ?

    Pas de relations sexuelles avant 16 ans. Quand un cas est rapporté à la police, il y a enquêtes et investigations médicales.

    L’âge du mariage légal est à 18 ans, il faut une permission du juge à 16 ans.

    Dans les cas de viol, d’attentat à la pudeur ou de relations sexuelles illégales, la sentence peut aller entre 10 et 40 ans de prison et l’amende maximale Rs. 500 000.

    La loi prohibe l’avortement qui a pour but de tuer l’enfant. Celles qui abandonnent leur bébé font face à des peines sévères.

    Curiosité sexuelle

    Le corps se met en état de désir dans une ambiance trouble. Il peut vouloir rechercher du plaisir sur son propre corps. Il y a aussi la curiosité du plaisir physique attaché à la relation sexuelle et vouloir faire l’expérience de l’acte sexuel. C’est vouloir utiliser l’autre pour son plaisir. Le sexe pour le sexe devient aliénant et décevant.

    Lesafe sex qui veut être sans risques peut comporter une irresponsabilité sexuelle.

    • Il peut favoriser une sexualité précoce et sans lendemain.
    • Il banalise la relation amoureuse et nie les risques de fécondité.
    • Il étouffe la maturation affective et sexuelle.

    Vaut mieux privilégier lerespect sexplutôt que lesafe sex.

    Les blessures de l’amour

    La jalousie, quand elle devient soupçon, menace, harcèlement, est un poison.

    Elle veut dominer, elle étouffe l’amour. Le chantage amoureux qui exige des preuves

    en obligeant aux gestes amoureux – baisers, caresses – peut aboutir à une relation sexuelle non programmée.

    Il devient plus difficile par la suite de dénouer les liens. Les ruptures amoureuses peuvent s’avérer très douloureuses.

    Exploiter l’autre comme un objet de plaisir résulte en deux solitudes, alors que bonheur et plaisir doivent se vivre à deux.

    Cœurs et corps blessés ont alors à suivre un long parcours de guérison pour être capables, de nouveau, d’aimer dans la durée.

    Passion : amour aveugle

    Coup de foudre et amour vrai sont deux réalités différentes.

    La passion est aveugle et ne laisse pas beaucoup de place à la lucidité.

    Les jeunes préfèrent ignorer ou se moquer de ce que pensent leurs aînés. Ils ne se rendent pas compte que la passion dans un premier amour implique tout un enchaînement d’humeurs, d’hormones, de sentiments qui les possèdent complètement et qui les font idéaliser la personne aimée.

    C’est un état amoureux quasiment aveugle qui ne dure que momentanément. Que de déceptions en attente quand la passion s’est éteinte et que l’on découvre la vraie personnalité de la personne aimée.

    Problèmes associés aux relations sexuelles précoces

    Par rapport à la virginité ; l’hymen de la femme est déchiré, il est difficile de le cacher.

    Risques pour la santé : infections sexuellement transmissibles, sida.

    Risques de grossesse précoce.

    Pourquoi vouloir devenir de grands amoureux à 15/16 ans alors que le jeune d’aujourd’hui est appelé à vivre au-delà de 70 ans?

    Les adolescents ont du temps pour découvrir l’amour vrai.

    Pas besoin de se dépêcher, d’aller trop vite. Il y a un temps pour chaque chose.

    L’amour est un trésor pour s’enrichir et non pour être dilapidé.

    Les déceptions de l’amour

    • Désir de possession: “tu es à moi, je te veux.” Hors on ne peut connaître l’autre parfaitement : “l’autre est un mystère”
    • Le désir de dépassement : “vivre un amour plus beau, plus fou.” Tout amour comporte des difficultés et des problèmes.
    • Le désir de fusion : “l’autre ne sera jamais parfait.” Il ne faut pas tout attendre de la fusion.

    « Tout, tout de suite, tue le plaisir ». Séduire pour le plaisir de voir jusqu’où cela peut aller, c’est se retrouver dans une jalousie possessive qui exclut les autres. C’est croire que toute la relation va s’améliorer avec le temps. On continue pour ne pas passer par la souffrance de la séparation. Cela laisse des cœurs blessés qui ne prennent pas le temps  de découvrir la richesse des rencontres où l’on se donne le temps de s’attendre pour mieux se dire et se découvrir.

    Le mariage à l’essai pour savoir si ça marche  est un amour parking : on s’aime, on cohabite.

    Les statistiques prouvent que les mariages après cohabitation sont plus fragiles.

    Avec de multiples partenaires, la personne n’arrive plus à être capable de sentiments forts qui veulent devenir permanents.

    Pran letan pou kontan

    • Parce que l’amour est un trésor pour s’enrichir et non pour être gaspillé.
    • Parce que l’amour ne peut être bonheur permanent mais comporte aussi ses croix.
    • Parce que l’amour qui dure met du soleil dans la vie de tous les jours.
    • Parce que l’amour avec ses sacrifices et ses partages nous ouvre aux autres.

    Pran letan pou kontan : c’est le message à passer à d’autres jeunes.

    La St. Valentin

     Précisons d’abord que la St. Valentin est en fait la fête des fiancés. St. Valentin  est un évêque romain martyr qui est devenu le patron des amoureux.

     La ville italienne de Terni honore Valentin comme son premier évêque. Est-ce la croyance médiévale selon laquelle la parade des oiseaux commençait à cette date qui fait célébrer en sa fête, le 14 février, la fête des amoureux? Ou bien cette fête a-t-elle été utilisée pour extirper les pratiques au cours desquelles les jeunes gens tiraient au sort le nom de leurs fiancées?

    Au départ la fête de St. Valentin  était l’occasion de prendre conscience que l’amour qui est une dimension profonde du cœur implique bien plus que des pensées amoureuses et des échanges de cadeaux.

    Ce qui était au départ une fête célébrée par les fiancés est maintenant une fête populaire très commercialisée. Les adolescents entre 14 et 16 ans qui ont vécu pendant les fêtes de fin d’année des amitiés fortes susceptibles de devenir des amours naissantes attendent que se précise lors de la St. Valentin un témoignage d’amour. Une fleur, un sms, un cadeau, une lettre … Quelque chose qui va témoigner qu’un lien spécial est en train de se créer entre eux.

    Il y a donc une attente du cœur que certains ne veulent pas décevoir. C’est tellement agréable ce sentiment nouveau de se sentir aimé de recevoir un signe concret qui témoigne d’un choix et d’une préférence.

    Cela fait aussi du bien de pouvoir en parler aux autres : « Voilà ce que j’ai reçu et pour toi qu’en est-il ? » Par les temps actuels, il est de bon ton que chacun ait sa chacune …Il est dur pour certains de n’avoir rien à partager à ce sujet alors qu’ils ne devraient pas en fait se désoler à ce propos.

    Les amours adolescentes

    La St. Valentin a pris, au fil des ans, une grande importance pour les amours adolescentes qui peuvent prendre, à partir de cette fête, un nouveau tournant pour devenir plus exclusives et plus passionnées, alors que ces premiers élans du cœur, si réels soient-ils, ont encore à mûrir pour devenir des sentiments forts et permanents capables de déboucher sur de vraies fiançailles.

    Ces jeunes amours peuvent devenir très captatives et enfermer des jeunes dans des rencontres et des échanges d’où ils se coupent du monde extérieur et se retrouvent pris dans un imbroglio d’amour qui va leur laisser des souvenirs lourds à porter par la suite.

    D’où ces articles qui te sont proposés pour parler de toi, de ton adolescence et ce grand besoin d’aimer qui t’habite tout entier.

     

    Les changements que tu vis

    Fille ou garçon, tes études et tes activités t’occupent beaucoup. Il y a tes amis, qui t’accompagnent dans tes découvertes. Il a les changements qui surviennent dans ton corps et vont se prolonger sur encore quelques années.

    Il y a aussi les nouveaux sentiments que tu ressens dans ton cœur. Cela dépasse le cadre de ta famille que tu regardes avec des yeux neufs.

    Le parcours que tu as vécu depuis le début de ta vie continue à te porter. Il y a eu des joies et des peines, des succès et des échecs. Tu as été peut-être mieux encadré que d’autres qui ont fait face à des problèmes.

    Ces belles années de l’adolescence vont façonner l’adulte que tu vas devenir. Voici quelques réponses aux nombreuses questions que tu poses par rapport à ton passé, à ce que tu vis maintenant et à ton avenir.

    L’humain que nous sommes

    Hommes et femmes, nous sommes tous uniques mais semblables sur de très nombreux points.

    Avec une même ossature – 206 os – et une même masse de chair pour habiller les os. Avec une même boîte crânienne pour protéger le cerveau. Avec une même Cœur et poumon dans la cage thoracique, des bras et jambes.

    Un identique réseau sanguin avec veines et artères.

    Des nerfs qui servent de téléphones pour transmettre les messages.

    Seule la partie du bassin comporte des différences que l’on soit homme ou femme.

    Le sexe de l’homme à l’extérieur de son corps est très visible, alors que celui de la femme, fait pour l’accueil est largement protégé à l’intérieur.

    Hommes et femmes, nous sommes aussi différents dans nos hormones sexuelles, notre psychologie et nos réactions.

    Aimons notre corps

    Tout humain est doté :

    D’un corps sexué – soit garçon, soit fille.

    D’un cœur qui a besoin d’aimer et d’être aimé. 

    D’une volonté capable de choisir et d’orienter librement sa vie.

    Grâce à notre corps, nous existons et nous aimons. Il faut donc apprivoiser son corps qui doit être un ami et non un ennemi. Il faut construire à se connaitre et à s’aimer. Nos 5 sens – le sensuel – sont au service du sentiment.

    Corps et cœur sont appelés à connaître joies et souffrances. A aimer plus grand ou à régresser dans la solitude. A chaque humain, une histoire unique où le vécu de l’adolescence oriente largement la vie d’adulte qui va se dérouler.

    D’où l’importance de vivre au mieux ces années cruciales où nous emmagasinons des souvenirs qui nous accompagnent pour la vie entière.

    Liberté : titre de noblesse de l’humain

    Bébé, enfant, adolescent tu es en route vers l’âge adulte où tu auras suffisamment appris et compris le poids de tes actes. Tu devrais être alors capable d’exercer en toute connaissance de cause tes choix, tes désirs et tes orientations.

    Ce qui fait la grandeur de l’humain, c’est qu’il peut réfléchir. Il est maître de ses décisions et peut exercer sa liberté. Cette liberté est une grande richesse.

    Nous l’exerçons d’abord envers nous-mêmes. A nous de choisir entre ce qui nous fait du bien ou ce qui nous fait du mal.

    Notre liberté nous permet aussi de décider de la qualité de nos actions envers les autres, en sachant que la loi a pour mission de sévir contre ceux qui, d’une façon ou d’une autre, font du mal aux autres dans leur réputation, leur personne et leurs biens.

    A toi donc de forger tes années d’adolescence pour devenir ton propre maître, riche de ta liberté, pour tenir en mains ta vie et la rendre aussi riche que tu le souhaites.

    09/02/2012 Monique DINAN