• L’avortement légalisé?…

    L’avortement légalisé?…
    Les dés seront probablement jetés ce mardi. Tout peut encore dépendre des orientations données par les deux plus hauts représentants du Parlement mauricien, Dr. Navin Ramgoolam et Dr. R. Beebeejaun, tous deux médecins ayant pris l’engagement de soigner et de protéger la vie. Ils ont encore la possibilité de faire amender une loi dénoncée parce qu’elle est trop ancienne et de la rénover. Une nouvelle loi qui précisera que :
    Que les femmes malades au cours de leur grossesse doivent être soignées.
    Que dans les familles démunies, déjà répertoriées par la Sécurité Sociale,  les femmes enceintes et leurs nouveau-nés  recevront une allocation de l’Etat mauricien (ce qui ne coûtera pas plus cher que tous les nouveaux aménagements nécessaires pour institutionnaliser les  salles d’avortement dans nos hôpitaux).
    Que les embryons présentant un handicap ne seront pas avortés. Comme jamais auparavant, les temps modernes disposent de moyens pour aider les personnes handicapées à s’épanouir.
    Que les grossesses suite à un viol – un fait vraiment exceptionnel que cela ait lieu pendant exactement les 24 heures où l’ovule en vie est susceptible de fécondation – devraient dorénavant être encadrées de façon exemplaire.
    Avec la légalisation, le nombre le plus élevé d’avortements se trouvera parmi les Mauriciennes de moins de 16 ans, qui auront introduit, dans leur première adolescence un acte de mort, difficile à oublier et avec des séquelles, dont un risque d’infertilité permanente. 
    L’histoire de notre pays prendra un tournant majeur si la légalisation est votée : l’avenir de l’enfant mauricien ne dépendra uniquement que du bon vouloir de ses parents.
    Les enfants non-désirés ou incapables d’être pris en charge par leurs parents pourraient être donnés en adoption, au lieu de grandir dans des crèches déjà surchargées, s’il y avait la réforme de la loi de l’adoption, maintes fois demandée.
    L’avortement tue l’enfant en devenir (nous avons tous passé par le stade d’embryon et de fœtus), blesse un corps et un cœur de femme, fragilise une famille. Le père de l’enfant avorté ne peut, de son côté, effacer de sa mémoire ce qui s’est passé.
    Vers quels lendemains serons-nous témoins s’il n’y a pas un sursaut pour venir de l’avant avec une loi qui protège la vie au lieu d’une loi destinée à remplir les poubelles d’avortement ?
    Monique Dinan
    Publié dans Week-End du 10 juin 2012

    10/06/2012 Monique DINAN