• De 2012 à 2013 : l’urgence d’enrayer la violence

    En cette heure des bilans, on ne peut que déplorer la présence invasive de la violence :

    Au sein des familles avec des coups qui se terminent en blessures, ruptures, drames et meurtres.

    Entre adolescents, une violence qui envahit jusqu’au sein des écoles.

    Sur les routes, une indiscipline meurtrière associée aux excès de vitesse.

    Dans les lieux publics et les maisons particulières, des vols qui font des victimes qui n’arriveront jamais à oublier les traumatismes vécus.

    De l’utérus des femmes enceintes, des avortements qui se débarrassent des enfants que leurs mamans ne sont pas prêtes à accueillir, sans vraiment se rendre compte qu’elles ne l’enlèveront jamais de leur mémoire et de leur cœur.

    Un tournant décisif en 2012 a été la légalisation de l’avortement qui permet dorénavant d’arrêter le développement de la vie de l’enfant non-né, ce qui reste une violence inouïe. D’ailleurs le législateur ne l’a permis que dans quatre cas spécifiques, ce qui témoigne de la violence d’un tel acte.

    Il ne suffit pas de déplorer toute cette violence, mais de s’investir dans des actions précises pour l’enrayer.

    Que faire en 2013 afin de freiner l’escalade ?

    Dans le domaine précis des avortements, comment faire passer l’essentiel message pro-vie ?

    A cibler en premier le monde masculin. Aucune femme ne se retrouve enceinte seule. L’enfant qu’elle porte est à 50% l’enfant de l’homme qui prend l’initiative de la fertiliser, avec ou sans son consentement. Les hommes restent aussi les premières cibles des lois concernant les grossesses précoces et les viols. De responsabiliser les adolescents par rapport à leur sexualité, de les informer des dispositions de la loi et des pénalités qu’ils encourent, aidera à leur faire prendre conscience qu’ils ne peuvent tout se permettre. Il  leur faudra assumer des actes susceptibles de meurtrir toute la qualité d’amour dans leur vie d’adulte.

    Eduquer les adolescents à la force d’aimer qui les habite. Il faut ce message positif pour leur expliquer le pourquoi des pulsions qu’ils ressentent, leur apprendre à pran letan pou kontan et l’importance de construire un amour capable de les rendre heureux dans la durée.

    Informer les adolescents sur les premières étapes du développement de la vie intra- utérine leur fait remonter à leur propre histoire et leur permet de découvrir toute la violence que comporte un avortement.

    7 jours après que la vie commence, le test de grossesse vient confirmer qu’un humain se construit dans le sein maternel.

    22 jours après que la vie a commencé, on peut déjà entendre battre le cœur qui n’aspire qu’à travailler à plein rendement aussi longtemps que ce nouvel humain sera en vie.

    A 2 mois de grossesse, un bébé complet miniature est déjà présent, s’activant à fond lui-même pour naitre dans sept mois.

    Mieux on connaît le miracle de la vie dans ses commencements, plus on devient responsable de ses actes, plus on est prêt à s’investir pour que toute vie humaine soit respectée malgré tous les problèmes que peuvent poser grossesses précoces ou viol.

    Protéger la vie parce qu’on se donne la peine de tout connaitre de son déroulement dès le premier instant de vie fait reculer la violence qui couve en chaque humain et qui s’extériorise à chaque déception.

    Nous sommes tous des affamés d’amour ; de donner des assises au respect de la vie et à la responsabilité personnelle, c’est poser les fondations pour la paix. C’est construire un monde où chacun apprend à se construire et à respecter l’autre.

    La paix sociale se mérite. Autrement on continuera à récolter plus de violence.

    Monique Dinan

    Publié dans Le Mauricien 31.12.2012

    31/12/2012 Monique DINAN