• 15 mai: Journée internationale de la Famille.Aux ados de 14-18 ans.

    Tu commences déjà à te demander, en dépit des heurts inévitables dans toute vie en famille, comment dire merci à ta maman pour la Fête des Mères. En ce mercredi 15 mai, Journée internationale de la Famille, tu peux aussi prendre conscience que tu es déjà, au cours de ton adolescence,  en train de construire le futur parent que tu deviendras.

     

    En ces années cruciales de tes 14-18 ans, tes parents et enseignants attachent beaucoup d’importance à te faire réussir tes examens et à te préparer à ta future vie professionnelle. C’est bien de faire de toi un citoyen averti et responsable, capable de trouver sa place dans la société. Il faut aussi te préparer à la grande aventure d’une vie riche d’amour et de partage au sein de la famille que tu vas un jour construire. Quelle importance  est en fait accordée à construire en toi le papa et la maman de demain ?

     

    Tu veux déjà, toi-même, être heureux et capable de donner du bonheur : quoi de plus naturel comme souhait ! Combien arrivent toutefois à le réaliser dans un mariage stable qui non seulement tient bon, mais dans un amour qui grandit encore plus au fil des années. Il y a tant de jeunes de ta génération qui connaissent les souffrances associées aux familles éclatées ou recomposées.

     

    A chaque étape de la vie, ses expériences et ses découvertes ; ses joies et ses problèmes. Il n’est pas question de te faire accéder déjà à ton brevet de bon futur parent, mais les intérêts et les habitudes prises lors de ton adolescence vont influencer largement ta vie d’adulte.

     

    Tu dois savoir que ton cœur de parent voudra toujours rechercher le meilleur pour tes enfants.

     

    Futur papa, tu es celui qui transmet la vie et le sexe de celui ou celle qui sera pour toujours ton enfant, que tu l’accueilles ou pas.

     

    Future maman, ton cœur ne divorcera jamais de l’enfant qui prend racine  en toi et que tu portes à la vie.

     

    Tu es déjà marqué de ce que tu as vécu dans ta première enfance. Que connais-tu, en fait, de toute cette magnifique histoire du commencement de ta vie avec les neuf mois de travail intensif que tu as toi-même accompli pour te construire et toute cette faim d’amour de tes parents qui t’a habité/e dans tes premières années ? La science moderne a fait tant de progrès dans ce domaine que les parents d’aujourd’hui peuvent être magnifiquement préparés pour bien savoir quoi faire et ne pas faire pour donner à leurs enfants toutes les chances d’un bon départ dans la vie. Et pourtant que de couples, super qualifiés dans d’autres domaines, se sentent très ignorants face à l’unique expérience de la venue de leur premier enfant.

     

    Repasse en mémoire tes souvenirs d’enfance! Il y a ceux qui ont été positifs et qui t’ont rendu heureux. Il y a ces autres qui t’ont blessé et que tu ne voudrais pas que tes enfants subissent à leur tour.

     

    La médecine et la psychologie modernes nous apprennent que les fondations de l’humain se construisent, non seulement dans la première enfance mais aussi durant  le vécu de la grossesse.

     

    Sais-tu que des enfants naissent avec des poumons déjà abimés par la cigarette et l’alcool dont maman n’a pas réussi à s’en passer durant sa grossesse?

     

    Pense à tous les problèmes que rencontrent les mamans qui font face aux grossesses précoces et qui se désolent de ne pouvoir offrir à leur bébé la sécurité d’une vraie vie de famille ?

     

    Construis ton avenir par la qualité d’amour que tu souhaites trouver en toi et donner autour de toi.

     

    Ta sexualité est une richesse à faire fructifier et non à dilapider. De  trop papillonner dilapide les cœurs et brouille l’avenir.

     

    Nous n’avons tous qu’une seule vie. A chacun donc de voir comment la vivre d’un amour capable de se donner du bonheur à soi-même et de rendre les autres – surtout ses propres enfants  – heureux.

     

    Tu trouveras nécessaire peut-être de te donner de nouvelles orientations. L’amour de ses enfants exige tellement qu’il te faut déjà mettre toutes les chances du bon côté.

     

    Publié dans Le Mauricien 15 mai 2013.

    15/05/2013 Monique DINAN