• Où va la famille ?

    Que devient le mariage, pilier fondateur de la famille alors que le nombre de mariages continue d’être à la baisse en Occident et que les familles recomposées sont à la hausse? En France, la loi Taubira a franchi le 18 mai, dans un temps éclair, toutes les étapes essentielles pour aboutir à la validation des mariages entre personnes du même sexe. Le grand rassemblement à Paris le dimanche 26 mai a témoigné toutefois de l’opposition soutenue d’une majorité de citoyens français – socialistes, non-croyants, agnostiques, juifs et musulmans – s’unissant aux chrétiens pour défendre le droit des enfants à avoir un père et une mère. Ce combat en faveur de la vie rallie toutes les bonnes volontés qui veulent d’une société saine qui puise sa force dans les valeurs familiales.

     

    En Angleterre, le vote des députés anglais venant légitimer le mariage des personnes de même sexe passera-t-il l’épreuve des votants du House of Lords le 3 juin ? Certains gardent espoir que, grâce à eux, la loi ne sera pas votée.

     

    Existe-t-il un "droit" au mariage? Les arguments des « pro-mariages pour tous » s’énoncent ainsi : « Pourquoi refuser pour certains des droits » ?  La réponse est simple : le mariage n’est pas un droit et il ne peut en aucun cas concerner des personnes homosexuelles.

     

    Un corps croissant de recherche prouve que l’équilibre des enfants s’améliore quand ils sont dans une famille, stable et unie dans le mariage, encadré de leur père et mère biologiques. Les études les plus poussées viennent toutes souligner que la première cause de l’instabilité sociale et de la pauvreté reste les familles éclatées où l’enfant ne peut trouver ses repères.

     

    Alors que la loi française des procédures d’adoption est fondée sur « l’intérêt supérieur de l’enfant », voici que la loi Taubira ne vise qu’à satisfaire les attentes des adultes, auxquels, elle semble reconnaître un « droit à l’enfant », celui qui ne peut naitre, dans ces cas précis, que d’une mère porteuse ou d’un père inconnu. Tout cela constitue un changement profond et radical qui touche à l’équilibre général des relations sociales.

     

    Dr. Patricia Morgan, expert en matière de politique de famille a fait, en mai 2013, une présentation aux parlementaires anglais sur ce qu’il advient au mariage et aux familles où la loi a légalisé le « mariage de même sexe ». Gay marriage will destabilise family life, sociologist warns – Telegraphwww.telegraph.co.uk › News  Politics.  Dr. Morgan a indiqué que ceux qui ont facilité le déclin du mariage lors des récentes décennies sont les mêmes qui ont promu le mariage de même sexe dans plusieurs pays. Les législateurs qui ont employé la loi pour miner le modèle conjugal du mariage, veulent maintenant rabaisser le mariage en le redéfinissant comme un rapport genderless (selon la théorie du genre où chacun est libre de choisir son sexe).

     

    Ce qui arrive au mariage par les temps actuels

     

    • Il y a une évolution des regards sur la vie humaine qui est de moins en moins considérée comme un don, celle-ci devient objet de droit. On se fait ou on se fait faire un enfant quand on le désire.

     

    • Les mariages entre couples du même sexe sont souvent de courte durée et ont des taux plus élevés de rupture que des mariages hétérosexuels.

     

    • En Scandinavie, presque 50% des mariages de même sexe sont entre les ressortissants du pays et des non-ressortissants, ce qui permet de conclure que ces mariages entre homosexuels sont des mariages de convenance pour l’immigration.

     

    Pour certains c’est l’amour du couple seul qui compte : pas de place pour l’enfant, une mentalité qui entraine une transformation profonde de la société.

     

    Les limites sont de plus en plus dépassées par rapport à ce qui se pratiquait  jusqu’à présent. La Suède, a introduit, sans aucune consultation, une  loi en 2009 : les autorités ont conduit une campagne de rééducation publique massive et l’église d’état est maintenant forcée de célébrer des cérémonies de mariage genderless. Les évêques sont obligés de trouver un remplaçant si les prêtres du culte de l’état refusent de célébrer ces mariages mixtes.

     

    En Espagne, les termes «mère» et le « père » ont été remplacés dans des actes de naissance avec les termes « ancêtre A » et « ancêtre B ».

     

    La légalisation du mariage de même sexe avait pour but d’enlever une « injustice » dans la loi, comme le clament certains promoteurs de cette loi. Elle entraine finalement la destruction de l’institution humaine la plus âgée dans le monde, la famille qui protège le bien-être mental et physique des hommes, des femmes et des enfants. Les futures générations sauront-elles encore que l’habitat normal pour des enfants est la famille basée sur le mariage d’un homme et d’une femme dans une union exclusive permanente.

     

    publié dans Week-End 2 juin 2013

    02/06/2013 Monique DINAN