• EN ROUTE VERS VISION 2030: Three-year Strategic Plan (2017-20)

    EN ROUTE VERS VISION 2030: Three-year Strategic Plan (2017-20)

    ARTICLE PARU DANS LE MAURICIEN | 25 JUIN, 2017 - 12:00 | PAR PIERRE DINAN

    Dans la série de documents rendus publics au moment de la lecture du discours du Budget 2017/18, il y en a un qui est consacré à un plan stratégique, s'étendant sur trois exercices financiers jusqu'à 2019/20. Dès le début de son discours au paragraphe 16, le ministre des Finances s'est référé à ce plan qu'il a qualifié d'évolutif (rolling) de trois ans en trois ans. Ce plan a pour but de permettre la réalisation des objectifs socio-économiques à moyen et à long terme, notamment la création d'emplois grâce à une croissance plus élevée, le rehaussement de la qualité de la vie, l'investissement massif dans les infrastructures et un nouvel ordre social. Et, en fin de piste, se trouve Vision 2030 dont l'objectif suprême est de mener Maurice au statut de « inclusive high income country.»

    C'est cette référence au plan stratégique trisannuel et évolutif qui explique la quasi-absence de commentaires, dans le reste du discours du 8 juin, sur la situation économique locale en regard du développement sur la scène internationale. Les ministres des Finances précédents nous partageaient leurs points de vue sur ces questions. Le présent ministre a choisi de nous renvoyer à un plan stratégique qui s'inscrit dans la Vision 2030.

    Quatre objectifs majeurs

    En lever de rideau, il est bon de rappeler les quatre objectifs majeurs de Vision 2030 : la création d'emplois afin de réduire le chômage, l'allègement de la pauvreté, une nouvelle politique d'ouverture du ciel et un développement durable et innovant.
    Dans son discours du 22 août 2015, le Premier ministre d'alors avait, entre autres, mis ou remis l'accent sur quelques stratégies à développer. Les voici :
    ·      La redynamisation de la base manufacturière ;
    ·      L'exploitation efficace de la zone maritime exclusive, avec l'accent sur le bunkering et l'agrandissement du port ;
    ·      L'innovation et l'introduction d'une culture d'entrepreneuriat, surtout dans le domaine des technologies ;
    ·      La conversion de Maurice en une plaque tournante pour les soins médicaux ;
    ·      Un partenariat économique réel avec des pays d'Afrique ;
    ·      Le développement de l'industrie cinématographique ;
    ·      La création de quelque 100 000 emplois directs et indirects en cinq ans grâce à quelque quarante investissements majeurs par le secteur privé, dont 140 milliards de roupies de provenance étrangère et 43 milliards de ressources locales. Dans ce contexte, le Premier ministre avait fait appel à toutes les parties concernées pour que ces investissements se réalisent et il avait annoncé qu'il devait lui-même présider un « High Powered Committee » pour faciliter l'avancement du pays.
    La dure réalité
    C'est avec courage et en pleine lucidité que le Premier ministre avait alors déclaré: « If we need to burn the midnight oil to attain our objective, we are prepared to go for that.» Presque deux ans se sont écoulés depuis aout 2015 et que constatons-nous ?
    En 2016, le nombre d'emplois n'a augmenté que de 300 par rapport à 2015 (538 600 contre 538 300) — début peu prometteur en vue de l'objectif de 100 000 nouveaux emplois d'ici à 2020.
    Par ailleurs, alors qu'était envisagé un taux de croissance économique de 5,5% à partir de 2017, il a atteint 3,9% en 2016-17 et il est estimé à 4,1% en 2017-18. Finalement, alors qu'en 2015, on nous annonçait triomphalement que nous serions un pays à haut revenu en 2018 avec un revenu par tête égal à 13 500 dollars, nous voilà maintenant avisés par le ministre des Finances que cet événement est reporté à 2023. Davantage de nuits blanches en perspective pour les dirigeants du pays qui voudraient suivre les conseils du ministre « mentor ».

    Adoption d'indices de performance

    Il est temps, maintenant, d'en venir au plan stratégique pour les trois années à venir. Comme il émane du ministère des Finances et qu'il ne porte aucune signature particulière, il est donc l'œuvre des fonctionnaires et consultants du ministère. Et il est endossé par le ministre qui l'annonce au budget. Réalisé dans un contexte d'objectifs ratés, comme signalé ci-dessous, le plan n'hésite pas à adopter une méthodologie caractérisée par l'attribution d'indices de performance à tous les objectifs qu'il entend réaliser. Le courage des auteurs mérite des félicitations. Grâce à ces indices de performance, il sera possible aux autorités gouvernementales de suivre l'évolution du plan et de prendre des actions correctives nécessaires là ou cela s'impose. Parallèlement, les citoyens et les contribuables pourront aussi suivre dans quelle mesure les objectifs sont en voie de réalisation. Un bon point pour la transparence souhaitée par le ministre des Finances en matière de gestion des finances publiques. Dans le cas présent, ce sera la transparence relative à la gestion de l'économie et à la réalisation des stratégies en opération.

    Quatre parties

    Le plan stratégique est présenté en une centaine de pages. Il est divisé en quatre parties, notamment :
    1.     Une présentation du contexte actuel et des défis à relever.
    2.     Les objectifs à atteindre et les indices de performance pour dix-neuf secteurs d'activité économique et sociale.
    3.     Une liste des projets à être exécutés d'ici 2020.
    4.     Un résumé analytique, en guise d'introduction au document.
    Le reste de cet article consistera à relever les points saillants du plan et à les commenter. Le lecteur désireux d'en savoir plus peut consulter le document en ligne en cliquant sur budget.mof.govmu.org.

    Des constatations sans complaisance

    Le document s'ouvre sur quelques constatations qui méritent d'être rappelées :
    ·      La baisse de compétitivité des industries manufacturières tournées vers l'exportation ;
    ·      La population vieillissante ;
    ·      Le niveau inadéquat de l'éducation et de la formation ;
    ·      Peu de liens entre l'investissement direct étranger, les petites et moyennes entreprises et le développement socio-économique ;
    ·      L'absence d'innovation ; et
    ·      La nécessité d'accroître l'efficacité du gouvernement et de l'administration publique.
    Selon les documents, les faits précités ont empêché l'avènement d'une croissance inclusive et équitable, creusant ainsi le degré des inégalités à travers le pays.
    Quelles réponses à ces constatations ?
    La Vision 2030 est rappelée avec son objectif de rehaussement des revenus du pays aussi bien que de la qualité de la vie de tous les citoyens indistinctement. A cet effet, treize facteurs de croissance (« growth enablers ») sont identifiés. Ils sont comme suit :
    ·      La bonne gouvernance des institutions publiques, en vue de combattre la corruption.
    ·      L'amélioration de la transparence et de l'efficacité de l'administration publique
    ·      Le renforcement de l'ordre et de la sécurité publics.
    ·      L'amélioration des infrastructures, notamment le transport public avec 13 km de métro express et une augmentation de la capacité du port par 200 000 EVP (équivalent 20 pieds).
    ·      Un accroissement de 7% de sources d'énergie renouvelable.
    ·      La transformation du système d'éducation en faveur de l'acquisition de savoir –faire, en lien avec les besoins du pays.
    ·      Est prévu un modeste accroissement de 3% au niveau de l'éducation tertiaire.
    ·      L'amélioration du degré d'employabilité sur le marché du travail, afin que le chômage soit inférieur à 6% de la main-d'œuvre disponible.
    ·      L'étendue de l'espace économique grâce à la coopération, sinon l'intégration, avec les pays voisins et amis.
    ·      Des services de santé accessibles à tous, avec un accent spécial pour les personnes âgées.
    ·      Une maison décente pour chaque famille mauricienne d'ici à 2030.
    ·      La protection sociale pour les personnes vulnérables, avec l'objectif de les autonomiser afin qu'elles puissent gagner leur vie.
    ·      La promotion des arts, de la culture et des sports.
    ·      La protection de l'environnement.
    Bref, une liste de bonnes et louables intentions, maintes fois évoquées et qui ne seront réalisées que si les forces vives se mettent à l'ouvrage. Le document poursuit son analyse en identifiant six secteurs de croissance, auxquels il attribue des objectifs chiffrés pour les trois ans à venir.

    A tout seigneur, tout honneur

    Le secteur agro-industriel visera une productivité plus élevée se traduisant en une valeur ajoutée accrue égale à Rs 18 000 par hectare.
    La régionalisation du secteur manufacturier sera intensifiée, de même que l'aide aux petites et moyennes entreprises. Il devrait en résulter un accroissement de 6 milliards de roupies en valeur ajoutée et une augmentation de 3% dans la contribution des PME à l'emploi.
    Le tourisme devra diversifier ses produits aussi bien que ses marchés, pour atteindre 1,6 million de visiteurs et brasser un chiffre d'affaires annuel égal à 73 milliards de roupies.
    Les services financiers constituent le quatrième facteur de croissance. Il doit être étendu et renforcé, afin de rehausser leur contribution à la valeur ajoutée par un montant de 11 milliards, soit  22% de plus que la contribution de quelque 50 milliards prévue pour 2017.
    Le plan compte sur le secteur des TIC (technologies de l'information et de la communication) pour la création de 7 000 emplois additionnels, grâce à un rehaussement de l'infrastructure et de la qualité des opérateurs. 
    Et pour la bonne bouche, le plan prévoit que l'économie océane croîtra de 5% par an durant chacune des trois années à venir, grâce à une exploitation durable des ressources marines. De 34 milliards en 2015, la valeur ajoutée devrait atteindre 44 milliards en 2020. Parmi les actions à entreprendre, signalons le recours à des partenaires étrangers en termes de connaissances et de financement. Il y a longtemps que cela avait été suggéré.

    Le cœur du plan stratégique

    Chacun des treize facteurs de croissance et des six secteurs de croissance fait l'objet d'analyse détaillée, s'étalant sur cinq parties : les objectifs, la situation présente, la direction stratégique, les actions-clés à entreprendre, et les principaux projets de développement répartis en trois années distinctes. Tout cela est détaillé et chiffré.
    Des dates butoirs abondent. Des objectifs aussi. C'est ainsi que ce document est appelé à devenir une référence inestimable pour juger de l'action du gouvernement et de l'administration publique (y compris les institutions paraétatiques) au cours des trois années à venir. Le courage et la témérité  des auteurs du rapport méritent d'être soulignés, car  ils courent  le risque de critiques diverses en cas de non-réalisation des indices qu'ils ont eux-mêmes choisis. S'ils ont choisi de prendre un tel risque, c'est qu'ils doivent être confiants de pouvoir atteindre les multiples objectifs qu'ils se sont fixés. On ne peut que leur souhaiter pleine réussite dans cette entreprise nationale majeure.

    Le nerf de la guerre

    En sus des indicateurs de performance, le plan stratégique de trois ans prévoit des investissements comme suit : 2017-2018 : 42,3 milliards, 2018-2019 : 41,9 milliards, 2019-2020 : 32,8 milliards. Total : 117,0 milliards.
    Ces investissements seront réalisés à partir des fonds de l'État, à l'exclusion des institutions paraétatiques et des compagnies contrôlées par l'État, lesquelles mèneront leurs actions séparément.
    Le montant total de 117 milliards à être investi en trois exercices financiers jusqu'à 2020 est réparti comme suit : 32,4 milliards pour l'infrastructure routière, métro express y compris, 18,3 milliards pour l'eau et les eaux usées, 18 milliards pour l'énergie électrique, 4,4 milliards pour le port et 3,3 milliards pour le transport aérien. Les investissements de nature sociale (écoles, hôpitaux, stades, logements, épierrage des terres des petits planteurs…) sont estimés à 21,7 milliards pour ces trois années, tandis que l'administration et l'ordre publics se partageront 18,9 milliards.

    La gestion et la gouvernance

    Aligner avec courage des objectifs et prévoir les sources de financement des projets, ce sont des tâches indispensables auxquelles le plan stratégique porte toute son attention. Mais tout cela requiert l'apport humain, celui des dirigeants, des gestionnaires et des exécutants.
    Il est silencieux à ce sujet, sauf qu'il fait appel à un « whole-of-Government approach » et à l'implication de la société mauricienne tout entière pour la réalisation d'une économie inclusive et à hauts revenus d'ici 2030. S'agissant de la gestion  et de la gouvernance, il faut revenir au Discours du budget, aux paragraphes 22 et 23. Deux nouvelles institutions sont annoncées :
    ·       Le Economic Development Board (EDB), qui sera pourvu de trois  divisions, la première  précisément pour assurer le suivi de la mise à exécution du plan, la deuxième pour faciliter les investissements et l'exportation, et la troisième pour faciliter l'octroi des permis d'opération aux nouvelles entreprises.
    Il est aussi prévu un nouveau National Economic and Social Council que présidera le Premier ministre et ministre des Finances. Il aura deux objectifs  principaux : considérer les enjeux socio-économiques majeurs et renforcer le dialogue avec le secteur privé et la société civile. Il se réunira tous les trois mois. Aucune indication n'a été donnée sur la tâche que devra accomplir ce conseil et ses réunions trimestrielles. Lui sera-t-il confié un travail de recherche sur la société et sur l'économie mauricienne ?

    Au pied du mur

    Le plan stratégique est fin prêt, les objectifs et indicateurs de performance fixés et la gouvernance prévue. Il reste à se mettre à l'œuvre.
    La réussite dépendra de la réalisation d'une synergie entre le leadership politique de ce pays et ses forces vives, soit la société civile, le monde des affaires et les syndicats. De part et d'autre, c'est une volonté de réussite qui est requise, non pas uniquement pour un enrichissement personnel, mais dans une quête d'un mieux-vivre pour chaque citoyen de notre République. Autant dire que les valeurs de ce service et d'intégrité sont essentielles à la réalisation des objectifs de Vision 2030. Il n'y a de la place ni pour l'accaparement, ni pour l'à-peu-près, ni pour les tergiversations.

    Un souhait pour terminer

    Il est clair qu'une somme de travail importante a été investie dans la préparation de ce plan stratégique de trois ans. Et que les tâches à accomplir sont vitales pour le mieux-être de toute la nation. C'est pourquoi il est souhaitable que, de six mois en six mois, le ministère des Finances vienne rendre compte de l'avancement des tâches entreprises. Ces  réunions, tenues hors du show qui accompagne la présentation du budget annuel, serviront un triple but : répondre au besoin de transparence sur l'utilisation des fonds publics, permettre un suivi plus serré de l'avancement vers la réalisation de Vision 2030, et si nécessaire, surtout en regard des développements économiques internes et externes, apporter des modifications aux objectifs et aux indices de performance. Vivement un rendez-vous avec le Premier ministre et ses conseillers du ministère des Finances  au cours du premier trimestre de 2018.

     

    Des faits et chiffres à retenir

    (Source : 3-Year Strategic Plan)
    — La population mauricienne commencera à décroître à partir des années 2020. Le ratio de dépendance (population au-dessous de 15 ans et au-dessus de 65 ans) évoluera de 410 pour 1000 en 2014 à 425 pour 1000 en 2024 et à 470 pour 1000 en 2029.
    — Constat accablant : une déficience du savoir-faire: « The supply of technical and vocational education and training remains limited and there is too much emphasis on low-skilled training programmes.This renders technology absorption more difficult. » (p.11).
    — En 2016, 73% de l'investissement direct étranger a été dirigé vers le secteur de l'immobilier.
    Le Mauritius National Export Strategy, adopté en 2017, comporte trois objectifs majeurs :
    1.     La transition vers une économie basée sur les connaissances et l'innovation ;
    2.     La recherche  d'investisseurs et d'opérateurs économiques internationaux, en vue de favoriser les exportations ;
    3. La poursuite d'une croissance à caractère durable et inclusif.
    — Le secteur public emploie 95 000 personnes et contribue au produit intérieur brut(PIB) à hauteur de 12%.
    — C'est une stratégie de « fiscalité légère » qui est en vigueur. Les revenus budgétaires en provenance des taxes  doivent être inférieurs à 20% du PIB.
    — Exploration durable des ressources naturelles constituées par la zone économique exclusive : mise en place, dans les meilleurs délais, de l'arsenal institutionnel et légal.
    — Un « national air access policy » : sera développé d'ici à mars 2018.
    — Le renforcement de l'Immigration Act est prévu pour novembre 2017. Est-ce pour des raisons de sécurité intérieure ou pour mieux gérer l'immigration de travailleurs étrangers ? A ce titre, il est dommage qu'aucune stratégie ne soit formulée pour améliorer le taux de fertilité.
    — A partir des ressources renouvelables : énergie générée : 28% en 2020 et 35% en 2030.
    — 6000 nouveaux logements sociaux à être construits d'ici à 2020.
    — Pour la protection des droits industriels, mise en place d'une législation appropriée prévue d'ici à juin 2018.
    — Nombre d'emplois dans le secteur des TIC : 30 000 en 2020, 50 000 en 2030.
    — Education: « By 2030, all students will complete secondary education whether General or Technical ». (p.57). Toutefois, il n'est pas précisé quel sera le pourcentage de ces « students » par rapport à la cohorte correspondante.
    — Tourisme : un des objectifs est le tourisme culturel, dans le sillage de la rénovation ou de l'ouverture de nouveaux musées, galeries ou autres monuments. Pas de dates butoirs, toutefois : les délais de rénovation de nos deux vieux théâtres hantent les esprits.
    — Émission de gaz à effet de serre : 5,2 millions de tonnes de CO2 en 2015, 5,1 millions en 2020 et 4,9 millions en 2030.
    — Valeur ajoutée par hectare de terre agricole : Rs. 220 000 en 2016, Rs. 238 000 en 2020 et Rs. 290 000 en 2020, soit 2% d'accroissement annuel.
    — Promotion de pratiques agricoles modernes et respectueuses de l'environnement. Aucune indication, toutefois, sur la date de réalisation de cet objectif, ni sur la formation requise pour y parvenir.
    — Contribution des PME au nombre d'emplois: 55% en 2016, 58% en 2020 et 66% en 2030. Il est prévu, inter alia, de mettre en place une Technology Diffusion Cell pour aider les PME et les coopératives à bénéficier des innovations technologiques.
    — Contribution de l'économie bleue au PIB : 34 milliards en 2016, 44 milliards en 2020. Formation prévue au Mauritius Maritime  Training Academy : 2 000 formés en 2017-18 ; 2 500 en 2018-19 et 3 000 en 2019-20.
    — Monde du travail. : une nouveauté : introduction du BTW (Back to Work Programme) à l'intention des femmes âgées de plus de 35 ans, désireuses de redevenir économiquement actives. Pas de date butoir annoncée pour cette excellente initiative .Vision 2030 souhaite hausser le taux de participation des femmes au monde du travail à 50% en 2030, alors qu'il est actuellement égal à 43,6%.
    — Introduction du salaire minimum : annoncée pour janvier 2018
    — Services financiers. Nombre d'emplois : 13 900 ; contribution au PIB : 12%. L'accent sera mis sur la fintech, qui consiste à utiliser les innovations technologiques pour améliorer la qualité des services offerts. L'établissement d'un Financial Crime Commission est annoncé pour juin 2018 : un concurrent à l'ICAC ou un cousin germain.
    — Les pensions : la tâche à entreprendre est formulée comme suit : « review and consolidate pensions, including the NPF, to ensure long-term sustainability. » (p.93). Des recommandations sont prévues d'ici à décembre 2018.

     

    25/06/2017 Pierre DINAN