• PIERRE DINAN : « On remue tellement la boue qu’on ne trouve pas de place pour placer les semences »

    Avec le lancement prochain du High Powered Committee sut la stratégie de développement du pays pour les 10 ou 15 prochaines années, l’économie devrait revenir au premier plan des préoccupations mauriciennes. Dans une interview accordée au Mauricien cette semaine, Pierre Dinan passe en revue la situation économique. Il considère toutefois qu’« on remue tellement la boue qu’on ne trouve pas de place pour placer les semences ». Il dit par ailleurs comprendre que par miracle économique « il y aura des politiques favorables à l’investissement, à l’entrepreneuriat et à l’entreprise et nous les Mauriciens nous mettrons la main à la pâte ».

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    06/08/2015 Pierre DINAN
  • Économie mauricienne Diagnostic et prescriptions

    L’économie mauricienne est , dit-on, prisonnière d’un piège , celui d’être bloquée au niveau d’un pays à revenu moyen élevé et de ne point trouver d’issue pour grimper à l’échelon supérieur des pays à haut revenu. En termes quantitatifs, cela se traduit ainsi : Maurice a un revenu égal à quelque 9300 dollars par tête d’habitant, ce qui le place au rang des pays à revenu moyen élevé, tels que des géants come la Chine, le Brésil et le Mexique, des voisins comme l’Afrique du Sud, le Botswana et les Maldives, et d’autres encore comme le Gabon, la Malaisie et la Jamaïque.

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    05/08/2015 Pierre DINAN
  • Pierre Dinan, économiste : « L’État providence glisse vers l’État nounou »

    Cela pourrait faire tiquer. L’économiste Pierre Dinan accepte mal le fait que l’État fasse les frais (« foot the bill ») des transactions financières privées qui ont foiré. Pour lui, l’État providence s’est transformé en nounou.

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    28/06/2015 Pierre DINAN
  • L’épineux problème des pensions

    Parmi les mille et un problèmes qu’il incombe à nos gouvernants de résoudre, celui des pensions risque d’être relégué aux derniers rangs. La raison en est bien simple: c’est à long terme que se font sentir les conséquences d’une absence de réformes, de sorte que, à court et moyen terme, le mal se répand insidieusement et en silence. Et comme de telles réformes sont généralement impopulaires, tout pouvoir, dont l’horizon stratégique- pour ne pas dire : électoral-se limite à cinq ans, succombe à la tentation de les ignorer. Telle est la réflexion que suscite la toute récente publication d’une étude du Fonds Monétaire International(FMI)* sur les réformes à appliquer aux systèmes de pensions mauriciens. Les auteurs présentent l’étude comme un document de travail (working paper), dont les propositions sont susceptibles d’être commentées et discutées. Une belle occasion, donc, pour remettre sur le tapis le financement des pensions à Maurice, dans le contexte (a) d’une population vieillissante, (b) de l’universalité des pensions non contributives, émargeant aux finances budgétaires, et (c) de la baisse continue de l’épargne au niveau national. Pour faciliter la compréhension de ce qui suit, précisons qu’il y a deux méthodes de financement des pensions payées par l’Etat : l’une consiste à puiser des fonds budgétaires, selon les besoins de chaque année, l’autre requiert la constitution d’un Fonds qui recueille des contributions mensuelles des futurs bénéficiaires et les fait fructifier en attente des pensions futures.

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    24/06/2015 Pierre DINAN
  • L’économie mauricienne: quel “mood” après Moody’s?

    Dans les années 70 et 80, on évoquait fréquemment le phénomène du “overcrowding”. Les besoins de financement de l’État étaient à un très haut niveau, ce qui l’obligeait à recourir, de manière excessive, aux crédits bancaires au détriment de la satisfaction des besoins de financement de secteurs de production. On disait alors que les crédits devant revenir à ces derniers étaient « overcrowded » par les crédits alloués aux secteurs improductifs. Ceux-ci faisaient de l’ombre à ceux-là.

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    08/06/2015 Pierre DINAN
  • Le quinquennat 2015-20.Les investisseurs répondront-ils présents?

    Il y a tout juste un mois depuis la présentation du budget 2015-2016. C’était le 23 mars dernier. Contrairement aux habitudes, les débats budgétaires n’ont guère fait les grands titres, car ils ont été noyés dans le brouhaha qui a suivi le naufrage du conglomératBritish American Insurance (BAI). S’il est vrai que ce naufrage est un boulet que traîne, en ce moment, l’économie mauricienne, particulièrement le secteur financier, on peut aussi considérer que les ondes de choc se disperseront graduellement. Certes, des souffrances humaines risquent de perdurer, mais d’un point de vue macro-économique, ce sont d’autres questions qui occuperont le devant de la scène dans les mois à venir.

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    23/04/2015 Pierre DINAN
  • La magie d’une croissance en hausse

    C’est un acte de foi en l’avenir que le ministre de Finances a proposé hier aux Mauriciens lors de son discours sur le budget 2015/16. Inspiré par les cieux qui lui auraient, semble-t-il parler à travers les voix exprimées par le peuple le 11 décembre 2014, le ministre nous a confié sa vision de Maurice comme « un vaste chantier de développement »« : 13 méga projets, constitués de 8 « smart cities » à travers le pays et de 5 « technopoles ».

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    24/03/2015 Pierre DINAN
  • Quiz

    Les pronostics se multiplient à la veille du budget 2015-16. L’on entend les refrains habituels sur la situation dans laquelle se trouvent le ministre des Finances et son équipe : ils seraient sur la corde raide, ils n’auraient pas de marge de manœuvre, ils se proposeraient de taxer davantage les riches et les banques, et tutti quanti. Car, se dit-on, comment feront-t-ils pour absorber l’ardoise additionnelle de 4,7 milliards de roupies que coûtent la pension universelle de 5 000 roupies par mois accordée aux personnes âgées, et l’augmentation de 600 roupies aux salariés touchant moins de dix mille par mois ?Notons, ici, que le ministre n’a pas précisé si ce montant de 4,7 milliards est sur une base annuelle, ou si c’est le coût total pour la période de 18 mois(janvier 2015-juin 2016) que doit couvrir le budget 2015-16.

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    22/03/2015 Pierre DINAN
  • Objectif : pays à haut revenu en 2020 ?

    La fuite en avant est un phénomène bien connu: elle permet de tirer un trait sur un présent fade et morose tout en faisant miroiter un avenir brillant et prospère. C’est ainsi qu’au cours de 2014, il a été annoncé, non sans fanfare, que Maurice atteindra, d’ici 2020, le palier d’un pays à haut revenu. On a, tour à tour, entendu à ce sujet, des déclarations officielles et des précisions, sinon des mises en garde du Fonds Monétaire International (FMI) et du département de la recherche économique de la Mauritius Commercial Bank. Qu’entend-on par un pays à haut niveau ? C’est ce que nous commencerons par définir. Il s’agira ensuite de se poser la question si et pourquoi c’est désirable. On conclura en se référant aux moyens à mettre en œuvre pour réaliser cet objectif.

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    11/03/2015 Pierre DINAN